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Analyses
26 août 2015

traduire les classiques ?

[Juillet 2015]

Nous livrons ici quelques réflexions à bâtons rompus sur la traduction des classiques de la bande dessinée. Il ne faut pas chercher dans nos propos une visée scientifique, et nous ne prétendons nullement être le modèle et le parangon des traducteurs. Il faut lire ce qui suit comme les réflexions d’un honnête artisan de la bulle, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas deux artisans qui s’accordent sur les finesses de leur métier, de sorte qu’il est à parier que nos aperçus éveilleront chez des collègues chevronnés toutes sortes de protestations.

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Dictionnaire
31 juillet 2015

séquence

La bande dessinée a été définie par certains comme étant essentiellement un art hybride, le résultat d’une collaboration entre le texte et l’image. D’autres spécialistes ont suggéré que son fondement était à chercher du côté de son dispositif tabulaire, de son mode d’occupation de l’espace. Il y aurait bande dessinée dès que des images juxtaposées seraient proposées à la vue dans un espace compartimenté. Cette définition, il est important de le noter, admet la possibilité d’une bande dessinée abstraite ou non narrative, puisque que le « multicadre » (pour reprendre le terme proposé par Henri Van Lier), en son principe même, suffirait à signer une occurrence du média, quels que soient les contenus présentés.
Toutefois, c’est la notion de séquence qui a cristallisé les définitions les plus usuelles, dans le sillage des ouvrages de Will Eisner Comics and Sequential Art (1985) et Understanding Comics, de Scott McCloud (1993). Eisner définissait l’art séquentiel comme « l’art et la forme littéraire qui procède par arrangement d’images et de mots pour narrer une histoire ou dramatiser une idée ». La bande dessinée en était, selon lui, la forme moderne dominante, et sa principale « application au support papier ». Scott McCloud, qui s’est expressément rangé sous le patronage d’Eisner, donnait pour sa part de la bande dessinée la définition suivante : « images picturales et autres, fixes, volontairement juxtaposées en séquences ».

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Analyses
30 juillet 2015

futuropolis à l’heure de gallimard

[Juillet 2015]

« Monsieur Antoine Gallimard, vous auriez cédé la collection de la NRF à l’Almanach Vermot que le scandale n’aurait pas été moindre [1] ». Le pamphlet de Jean-Christophe Menu, publié en pleine relance de Futuropolis par l’hétérodoxe tandem Gallimard / Soleil, synthétise bien l’ampleur du mythe qu’a suscité Gallimard, et les malentendus que cette figure mythique provoque. On retient de Gaston Gallimard, son fondateur, qu’il a publié Céline – et moins le fait qu’il a laissé filer Proust ; on en fait, par raccourci, le lanceur de la "Pléiade" – et on oublie son rôle dans la publication de la revue Détective, visant à financer les audaces littéraires de la N.R.F.

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Analyses
27 juillet 2015

paroles d’éditeurs

[Juillet 2015]

Cinq éditeurs du groupe Gallimard ont été interrogés par mail pour Neuvième Art. Tous nous ont répondu, les uns de façon assez lapidaire, les autres avec plus de prolixité. Qu’ils en soient ici remerciés. On lira ci-dessous, entrelacées, les réponses de Jean-Luc Fromental pour Denoël Graphic, Sébastien Gnaedig pour Futuropolis, Benoît Mouchart pour Casterman, Thierry Laroche pour "Bayou" et "Fétiche", Yan Lindingre pour Fluide Glacial.

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Analyses
24 juillet 2015

un art adulte, c’est-à-dire en situation de risque

[Juillet 2015]

Le No.292 de la Nouvelle Revue Française (janvier 2010) offrait un dossier sur la bande dessinée, étonnant à plus d’un égard. La revue ne s’est pas moquée du monde (le pouvait-elle ?), comme ne s’était pas moqué du monde, cinq ans plus tôt, Art Press avec son numéro spécial Bandes d’auteurs (1). A la différence, toutefois, du magazine dédié à l’art contemporain, la revue de la maison Gallimard n’a pas voulu expressément « annoncer la couleur ».

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