Recherche

Vous cherchez un contenu particulier sur notre site ?

Analyses
24 juillet 2015

bayou : les dix ans d’un concept

La prestigieuse maison d’édition Gallimard, fondée en 1911 par Gaston Gallimard se lance dans la bande dessinée sur le tard, en 2005, avec la création de la collection “Bayou” dirigée par Joann Sfar. En réalité, depuis 1988, Gallimard était déjà devenu l’actionnaire majoritaire des éditions Futuropolis fondées en 1972 par Florence Cestac et Etienne Robial. Cependant, il a fallu attendre 2004-2005 pour qu’une véritable politique éditoriale dédiée au neuvième art émerge en propre au sein de la grande maison d’édition.

Plus de détails
Analyses
24 juillet 2015

le nouveau géant qu’on n’attendait pas

[Juillet 2015]

Pour son centenaire, la maison Gallimard a publié en 2011 un historique élégant sous la forme d’un dépliant égrenant les grandes dates de la vie de la maison [1] : on y trouve zéro référence à la bande dessinée. Faut-il en déduire que, il y a fort peu d’années encore, l’éditeur de Gide, de Valéry, de Proust, de Sartre et de Le Clézio ne se considérait pas comme un acteur dans le monde de la littérature graphique ? Ou choisissait-il d’avancer masqué ?

Plus de détails
Dictionnaire
29 juin 2015

justesse

J’ai emprunté, en plusieurs autres textes, une distinction formulée par Emmanuel Kant dans sa Critique de la faculté de juger, celle qui oppose deux formes de beauté, la « beauté libre » et la « beauté adhérente ». Cette dernière est définie comme la beauté de l’objet subordonné à une fin, laquelle « détermine ce que la chose doit être et par conséquent un concept de sa perfection ». Dans la mesure où le dessin de bande dessinée est assujetti à un projet narratif, dans la mesure où il obéit à un scénario et se met au service de l’histoire, on peut certainement dire de lui qu’il est, en effet, déterminé par une fin. Ce qui m’a conduit à suggérer que, pour ce qui le concerne, la notion de beauté – fût-elle « adhérente » – doit sans doute être requalifiée en justesse. Le terme, du reste, se rencontre fréquemment dans la bouche et sous la plume des dessinateurs.

Plus de détails
Analyses
25 juin 2015

lectures du désastre

[Juin 2015]

Le 25 novembre 1915, un journal français révélait des informations strictement secrètes concernant la guerre en Orient. Les Pieds-Nickelés, Croquignol, Filochard et Ribouldingue, coiffés d’un fez, vêtus d’un pantalon bouffant, cambriolaient le trésor du Sultan ottoman avec la complicité de son ministre de la Guerre Enver Pacha. Qui plus est, ce journal du jeudi, L’Épatant, publié sous une couverture en couleurs, révélait que ledit Enver Pacha, généralissime des armées ottomanes alliées à l’Allemagne, avait séjourné plusieurs années auparavant dans une prison française où il avait croisé Filochard.

Plus de détails
Analyses
22 juin 2015

la bête est morte : dessin animalier et différence

[novembre 2012]

Rendre compte d’un événement comme la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire du moment qui aura été l’œil du cyclone de notre civilisation, le passage par la barbarie la plus extrême, par les moyens du dessin animalier peut paraître paradoxal, tant le décalage est grand entre la gravité de l’événement et la dimension mineure du mode d’expression. Les bandes dessinées qui prennent la Seconde Guerre mondiale comme sujet appartiennent en effet traditionnellement plutôt soit au genre pédagogique, et il s’agit alors de rendre compte des événements par un dessin exact et documenté, soit à la bande dessinée « adulte ».

Plus de détails