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Analyses
30 mai 2017

« Pour suivre les traces de nos aînés » : Li Kunwu, passeur

[Juin 2017]

« Si je ne le dessine pas, il n’y aura bientôt plus personne pour le faire ». Ainsi s’exprime Li Kunwu, dessinateur autodidacte chinois de 62 ans, journaliste au Yunnan Ribao, qui s’est fait connaître en France il y a une quinzaine d’années avec une bande dessinée en trois tomes, Une vie chinoise, éditée par Kana éditions. Dix bandes dessinées plus tard (les chinois disent Manhua), l’auteur à présent reconnu s’expose dans différents lieux culturels. Ses encres grand format dressent le portrait ethnographique d’une Chine ethnique et reculée en train de disparaître. Le noir et blanc de ses travaux leur confère d’ailleurs l’aura nostalgique des photographies du passé – comme si « ce qu’il dessinait n’existait déjà plus » [1].

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Analyses
26 avril 2017

le style graphique de tardi

[Avril 2017]

Jacques Tardi a toujours été un fervent défenseur du dessin narratif :
« – Qu’est-ce que vous aimez dessiner ?
– Ce qui est propre à la bande dessinée : les personnages et les enchaînements. C’est-à-dire, cette espèce de mise en scène d’une situation avec l’impression que le flux d’images fonctionne. On comprend ce qui se passe, il n’y a pas de confusion possible. Ça doit être fluide. Si dans une action j’ai une belle image qui est là pour l’esthétisme, ça va attirer l’attention du lecteur et couper la tension qui peut y avoir d’une image à l’autre. C’est ça que j’aime : mettre en scène.

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Analyses
20 avril 2017

numa sadoul, du fanzinat aux grands entretiens

[Avril 2017]

Né en 1947, Numa Sadoul a été une signature omniprésente dans la presse BD des années 1970, avant de publier une série de livres d’entretiens avec Hergé, Uderzo, Moebius, Tardi et d’autres. La bande dessinée n’est pourtant qu’un aspect d’une vie consacrée au théâtre, à l’opéra et à l’écriture.

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Analyses
16 mars 2017

ce bon vieux baron rouge

[Mars 2017]

« Il ne pensait pas.
Il aboyait et galopait à quatre pattes.
C’était un adorable petit chiot.
Je ne sais pas comment il en est venu à marcher, à penser mais c’est certainement une des meilleures trouvailles. »

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Analyses
13 mars 2017

les rêves d’un beagle

[Mars 2017]

Au commencement était le chien. Et le chien, dans cette contrée à la fois si riche et si réduite choisie par Charles Schulz pour son œuvre, et qui n’était autre que la petite banlieue américaine, appelait aussitôt le lieu qu’on lui aménage pour qu’il trouve une place similaire aux humains ses maîtres, dont il est objet et compagnon à la fois : une niche. C’étaient les premiers temps de Peanuts, ces années 50 où Schulz, avec la méticuleuse patience du pragmatique, expérimentait, non l’audace si vite fanée du moderniste à tout crin, mais selon la tranquillité d’un tempo particulier, celui de la publication quotidienne, où l’erreur d’hier est vite effacée par le subtil déplacement du lendemain.

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