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Analyses
12 août 2016

quand les singes font des manières

[Août 2016]

Rahan est certes un homme de la préhistoire mais, par certains côtés, il présente des affinités avec Tarzan. Il vit presque nu au milieu d’une nature souvent luxuriante et côtoie nombre d’animaux. Cet air de famille entre le « fils des âges farouches » et le « seigneur de la jungle » n’est pas fortuite. Les auteurs, Roger Lécureux et André Chéret, en étaient eux-mêmes conscients, et c’est pour différencier le premier du second qu’ils ont choisi de le faire blond.

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Rencontres
8 juillet 2016

dans l’atelier de.... jorj abou mhaya

[Juillet 2016]

Jorj Abou Mhaya, dessinateur et peintre libanais de 40 ans, est en résidence à la Maison des Auteurs où il travaille sur deux nouveaux projets, alors que Denoël Graphic publiera à l’automne, en un volume, les deux tomes de sa Ville avoisinant la Terre...

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Analyses
20 juin 2016

ce qui se trame dans la maison usher

[Juin 2016]

Edgar Poe semble être voué à une fortune d’adaptations peu commune. Ses nouvelles donnent lieu à un nombre impressionnant de reprises (de qualité et de fidélité variables), ne serait-ce que dans les champs du cinéma, de la bande dessinée ou de la musique. D’un titre comme La Chute de la maison Usher, on peut aisément trouver quatre versions en bande dessinée, un anime et plusieurs films. Gage de son « adaptabilité », le cinéma naissant, encore muet, en avait tiré deux films distincts dès 1928... C’est sans doute qu’il y a chez Poe des qualités particulièrement propices à ces reprises : des nouvelles courtes, des récits fantastiques, des ambiances lourdes et mystérieuses, et peut-être une écriture singulière. Poe lui-même ne fut-il pas son premier adaptateur, lui qui recycle fréquemment des thèmes ou des situations d’une nouvelle à l’autre ?

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Analyses
15 juin 2016

partie 2 : la bande dessinée numérique à l’assaut du web (1996-2004)

[mai 2012]
La bande dessinée numérique française des années 1996-2004, sous ses abords anecdotiques, est en réalité extrêmement riche. C’est à cette époque que la bande dessinée numérique choisit pour de bon le Web comme support de diffusion et se confond avec la bande dessinée en ligne. La production est marquée par deux pôles antagonistes. D’un côté des auteurs professionnels investissent le Web comme terrain d’expérimentation, souvent pour aller au-delà de la bande dessinée et proposer des œuvres résolument originales. De l’autre côté des dessinateurs amateurs se constituent en communautés et reproduisent sur le Web les pratiques collectives du fanzinat papier. Et d’autres acteurs encore interprétent le numérique comme outil de réédition d’un patrimoine ancien de la bande dessinée. Quelques lieux emblématiques commencent à fédérer tout cela selon les normes du Web de l’époque, par des annuaires et des forums, mais l’audience demeure encore réduite car soumise à la lente progression de l’équipement informatique de la population française.
Bref, la période 1996-2004 est plus que jamais celle d’une bande dessinée numérique encore relativement libre de son aîné papier, d’un domaine où règne l’expérimentation tout azimut détachée des enjeux économiques et des contraintes d’audience.

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Analyses
15 juin 2016

partie 4 : croissance de la bande dessinée sur internet (2005-2008)

[juin 2012]
La bande dessinée numérique des années 2005-2008 est éminemment singulière, et donne tous les aspects d’une phase de transition. C’est alors moins la nature des œuvres produites qui change que les conditions de leur réception dans la société française. Les blogs bd, momentanément élevés au rang de standard de l’autoédition en ligne, ont accéléré une médiatisation qui concerne plus généralement l’ensemble de la culture numérique. Les anciens acteurs se professionnalisent de plus en plus. Les pratiques de publication quittent progressivement l’autoédition communautaire pour découvrir le modèle de l’hébergement, voire pour se risquer à un premier « éditeur » de bande dessinée numérique.
L’évolution principale tient donc en l’apparition de nouveaux intermédiaires qui structurent progressivement la bande dessinée numérique pour améliorer la visibilité des œuvres sur Internet ou pour aider les auteurs à passer de la publication numérique gratuite à la publication papier rémunératrice. Mais encore tout cela est balbutiant, tout cela se mélange avec les vieux réflexes communautaires encore vivaces et les anciennes communautés créatives bien actives. Là réside tout le sel des années 2005-2008, trop souvent éclipsé par l’ombre des blogs bd.

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