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Rencontres
13 décembre 2016

dans l’atelier de... sarah bowie

(Décembre 2016)

Dessinatrice irlandaise venue tard à la bande dessinée, et encore à l’aube de sa carrière, Sarah Bowie achève une courte résidence à Angoulême. En évoquant son parcours, elle brosse plus largement un portrait de la situation des jeunes artistes dans un pays qui n’a pas de tradition de bande dessinée.

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Analyses
17 novembre 2016

hybridation, intergénéricité et ironie dans "arsène schrauwen"

[Novembre 2016]

« La vraie vie, c’est ce qui se passe dans la tête quand on fait la vaisselle », ou « J’ai souvent une idée [de ce à quoi ressemblera ma prochaine histoire], mais généralement mon subconscient a d’autres projets » [1]. Ces citations, tirées d’un récent entretien, sont typiques de la posture d’Olivier Schrauwen et indiquent directement qu’une histoire sur le Congo belge, dans ses mains, ressemblera à toute autre chose que les récits (post)coloniaux auxquels la bande dessinée s’est habituée.

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Analyses
17 novembre 2016

schrauwen : une traversée

[Novembre 2016]

D’Olivier Schrauwen, nous retenons d’abord le nom, qui sonne « flamand » (peut-être parce que nous savons qu’il est né à Bruges, il y aura bientôt quarante ans) [1]. Puis nous nous étonnons de son prénom (que l’on se prend à considérer avec plus d’attention depuis la sortie de son dernier ouvrage qui met en scène un certain Arsène, du même patronyme) qui nous semble légèrement en décalage avec le nom, comme s’il était la marque secrète d’un autre lieu d’origine et qu’il nous faudrait faire un (bref, mais rude) voyage pour traverser, de gauche à droite, selon le sens de l’écriture, les six ou sept sons qui composent (ne serait-ce que musicalement) son identité (passant du “o” au “au” et de “v” en “w” dont on ne sait s’il se prononce de la même façon ou si, au contraire, s’aventurant du côté des voyelles composées, il devient “ou”) – traversée qui passerait (peut-être) par des routes tortueuses ou des parcs plus ou moins naturels hantés par d’étranges formes de vie ainsi que divers chemins d’eau à remonter à contre-courant (contamination de l’univers de Schrauwen : l’ayant lu et relu avant de commencer à écrire à son sujet, nous sommes déjà en passe de perdre tout repère).

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Analyses
17 novembre 2016

l’abduction d’olivier schrauwen

[Novembre 2016]

Cet ample roman graphique qu’est Arsène Schrauwen s’ouvre par un portrait de l’auteur, portrait qui s’efface progressivement au profit de celui de son grand-père. Dès la deuxième case, Olivier Schrauwen a gommé de sa figure toutes les lignes qu’il n’avait pas héritées de son aïeul, et à partir de là c’est le visage de ce dernier qui prend le relais et qui s’impose, reléguant le petit fils dans les marges d’un récit auquel il n’aura jamais part. Entre les deux, une autre vignette reproduit la précédente à l’identique, sauf qu’elle en inverse les contrastes de façon à plonger dans une inquiétante obscurité le visage partiel élaboré à partir des correspondances entre l’auteur et son grand-père.

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Analyses
17 novembre 2016

les bandes dessinées d’olivier schrauwen

[Novembre 2016]

Fin décembre 2014, Arsène Schrauwen, la nouvelle bande dessinée du Flamand Olivier Schrauwen (né en 1977) racontant le voyage fictionnel de son grand-père au Congo belge, figurait dans la liste des meilleures bandes dessinées de l’année dans plusieurs médias américains. En Europe, beaucoup de gens n’avaient pas encore eu l’occasion de découvrir ce livre, puisqu’aucune édition continentale n’était encore disponible. Cette situation improbable témoigne du respect international pour l’œuvre de Schrauwen, mais également du rejet par l’auteur des pratiques commerciales courantes. En effet, une édition dans sa langue maternelle n’est parue que cinq mois après l’édition américaine.

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