Recherche

Vous cherchez un contenu particulier sur notre site ?

Analyses
15 mars 2019

anna sommer : l’innocence et son inverse

[Mars 2019]

Lorsqu’on parle à son éditeur, Frédéric Pajak, d’un article à venir pour ce dossier, le couperet tombe : Anna Sommer n’est pas féministe et ne fait pas de bande dessinée. Pourtant, en 2018, son album L’Inconnu (Les Cahiers dessinés, 2017) a été en lice pour le Fauve d’or au festival d’Angoulême et elle a été l’invitée d’honneur du festival BDFIL à Lausanne. Enfin, Anna a accepté de répondre à nos questions.

Plus de détails
Analyses
5 mars 2019

dessine-moi un monstre

[Mars 2019]

Alors que la soirée avait déjà été riche en émotions, l’arrivée d’Emil Ferris sur scène plongea la salle dans une atmosphère électrique, emprunte de magie et de mystères. Lentement, impressionnante, souveraine et magnifique, les cheveux noirs, légèrement poivre et sel, ondoyant sur ses épaules, sa main droite appuyé sur une canne, la gauche tenant un carnet, elle s’est avancée vers le pupitre. Sa canne n’avait rien d’ordinaire. Elle reproduisait les nervures et les nœuds d’une branche de bois authentique mais à la croissance contrariée : plusieurs coudes anguleux dessinaient sur toute sa longueur la forme d’un éclair.

Plus de détails
Analyses
5 mars 2019

colorful magic

[Mars 2019]

Noël 2018 : je feuillète les nouveautés au rayon bande dessinée d’une grande librairie bordelaise. Dans mon dos, j’entends un vendeur assurer à une cliente que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres repartira du prochain Festival international de la bande dessinée d’Angoulême couronné d’un prix. L’ouvrage figure dores et déjà parmi les meilleures ventes du moment. Un mois plus tard, les 1,5 kilos de magie colorée d’Emil Ferris auront effectivement réussi à ensorceler le Grand Jury et recevront le Fauve d’or du meilleur album de l’année.

Plus de détails
Dictionnaire
5 mars 2019

sans paroles

Dès la parution des premières planches dans Métal hurlant No.1 en 1975, Arzach, de Moebius, fit sensation, en raison de sa beauté plastique, du caractère énigmatique du récit proposé, mais surtout de son mutisme. Il s’agissait d’une bande dessinée sans « bande son », d’un spectacle purement visuel. La bande dessinée muette avait déjà une longue histoire derrière elle, mais à l’époque de la réception d’Arzach, le projet d’une bande dessinée sans paroles passa pour être d’une grande audace. Peu de lecteurs se souvenaient d’un récit également silencieux de Raymond Poïvet, demeuré assez confidentiel, Allô ! Nous avons retrouvé M.I.X. 315 ! Il est vivant. Nous allons le sauver !! Dessinées en 1965 mais publiées pour la première fois en octobre 1971 dans le No.5 du prozine Comix 130, ces douze planches répondaient à la volonté de l’auteur d’explorer les possibilités d’une bande dessinée « pensée graphiquement », qui ne soit plus inféodée à une intrigue, un prétexte anecdotique. Comme l’a justement relevé Philippe Lefèvre-Vakana, de nombreux éléments de l’histoire de Poïvet se retrouvent dans Arzach : « le singe géant, la végétation tentaculaire, les habitations troglodytes aux ouvertures circulaires, les oiseaux-montures, l’arche en ruine… On retrouve même cette étrange sensation d’un monde qui se meut au ralenti. »

Plus de détails
Analyses
8 février 2019

lettre à sylvie rancourt

La bande dessinée Mélody raconte les aventures auto-fictionnelles de son auteure Sylvie Rancourt, danseuse nue à Montréal dans les années 1980. Souvent qualifiée à tort de « naïve » par son fond comme par sa forme, Mélody devrait bien davantage être considérée comme une œuvre révolutionnaire. 
 

Plus de détails