La plupart des bédéphiles historiques n’ont jamais cherché à produire eux-mêmes des bandes dessinées. Ceux qui l’ont fait, comme Roy Thomas (1940 - ) aux États-Unis ou Claude Moliterni (1932‑2009) en France, ont le plus souvent opté pour le rôle de scénariste, extension naturelle de la critique : les créateurs ouvertement bédéphiles abondent (de Lewis Trondheim à Charles Burns), mais les bédéphiles dessinateurs sont ainsi longtemps restés marginaux, ou invisibles.