[juin 2013]
Par une après-midi froide et ensoleilléė de l’hiver austral, je parcourais avec Alberto Breccia les rues de Mataderos, l’ancien quartier des abattoirs de Buenos Aires, son quartier. « El Viejo » me montrait ses recoins secrets et évoquait l’histoire du quartier de sa jeunesse, ces lieux qui, comme il aimait à le répéter, avaient fait de lui « ce qu’il était ». Au détour d’une rue, Breccia s’arrêta un instant et dit : « La triperia où je travaillais n’est pas très loin d’ici. Ça ne doit plus exister, mais je veux bien te montrer l’endroit. »