Recherche

Vous cherchez un contenu particulier sur notre site ?

Analyses
19 août 2013

les sortilèges de l’imprimé

[octobre 2004]

Dans l’imaginaire de David B., moins spectaculaire sans doute que les hordes de guerriers s’entretuant et les pirates courant à l’abordage, une veine parmi les plus fécondes est celle qui puise à la mythologie de l’écrit, du livre, de la langue et de leurs éléments constitutifs : signes imprimés, mots, encre, papier.

Plus de détails
Analyses
19 août 2013

histoire(s) d’une reconstruction

[octobre 2004]

Le « haut mal », l’épilepsie, le « mal sacré », « le mal Saint-Jean », disait-on encore autrefois. Des termes qui viennent s’associer en laissant derrière eux d’autres échos en moi : « le petit mal », « la petite mort »... Il ne s’agit pourtant pas de sexe, ici, quoique... De crises, oui, avec les énigmes qu’elles soulèvent pour chacun des membres de la famille de Jean-Christophe.

Plus de détails
Analyses
19 août 2013

l’ascension de la bande dessinée

[octobre 2004]

Dans de nombreuses cases où il se représente, David B. a les traits du lecteur. Mais, au fond, qu’est-ce qu’un lecteur ? Disons pour aller vite que c’est quelqu’un qui revient plus ou moins régulièrement sur les lieux de l’écriture, qui sait physiquement qu’une œuvre est un chantier, qu’une librairie (ou une bibliothèque) est un champ de fouille. Le lecteur peut être un personnage de fiction (selon Borges, Blanchot ou Quignard), le digne rival de l’auteur en matière d’apparaître et de disparaître, autrement dit : un revenant. S’aventurer sur le terrain que David B. ne cesse d’épandre, agençant ses figures de prédilection avec un sens subtil de la variation, c’est aller à la rencontre de ces fantômes qui, loin de n’appartenir qu’à l’histoire familiale de l’auteur, se révèlent peu à peu comme des ombres familières.

Plus de détails
Analyses
17 août 2013

le rêve : un embrayeur pictural

[octobre 2004]

Quand on s’y arrête de près, il apparaît que la démarche de David B., son impulsion créative même, s’articule autour d’un paradoxe où s’entremêlent très étroitement les deux courants d’inspiration majeurs que sont la voix fictionnelle et la voix autobiographique. Pour dire les choses autrement, la part la plus visible de son œuvre semble clairement concernée par l’autobiographie alors qu’en réalité, elle est abondamment tributaire d’un imaginaire pur.

Plus de détails
Analyses
17 août 2013

la bibliothèque de david b.

[octobre 2004]

Dans l’appartement de David B., les murs sont blancs. Farouchement, obstinément − désespérément ? − blancs. Pas de tableau, pas d’affiche, pas de planche de bandes dessinées, pas de photographie, rien que du vide et de l’immaculé. Les images, c’est dans la bibliothèque de l’auteur du Cheval blême qu’il faut les chercher. À l’exception d’une petite armoire vitrée dans le séjour, tous les livres sont regroupés dans la pièce qui lui sert d’atelier. « Mais il en reste chez mes parents, et j’ai quelques cartons à la cave, précise-t-il. J’ai toujours eu des livres à la cave. »

Plus de détails