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Analyses
11 septembre 2013

gai-luron : masques et jeux de rôles

[janvier 1996]

Si Gai-Luron appartient à la période d’apprentissage de Gotlib, dès cette époque se mettent en place les thèmes et les procédés qui feront la gloire de l’auteur de La Rubrique-à Brac. Les gags présentés par le chien flegmatique furent aussi un formidable laboratoire d’effets comiques, dont l’examen attentif débouche ici sur une réflexion plus générale à propos des ressorts de la bande dessinée humoristique.

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Analyses
11 septembre 2013

avant-propos

[janvier 2011]

Marcel Gotlib est un maître. Un auteur riche de ses influences françaises et états-uniennes (Walt Disney, l’humour underground de Mad, mais aussi Vaillant dans lequel il a publié ses premières bandes dessinées, Goscinny avec qui il a commis les Dingodossiers), mais jamais prisonnier d’une école. Autodidacte, il s’est construit avec son époque, croquée dans tous les sens de l’absurde et de la dérision.

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3 septembre 2013

journée d’étude : ville et bande dessinée

Une journée d’étude organisée par le laboratoire junior Sciences Dessinées de l’ENS Lyon, consacrée au thème Ville et bande dessinée, se déroulera le 18 septembre 2013. Les interventions porteront sur Imaginer, représenter et penser la ville et seront suivies de Lire la ville dans la bande dessinée, entretien avec Benoît Peeters. La journée se déroule à l’ENS de Lyon – Salle F 103 – Entrée libre.
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Analyses
30 août 2013

transmission, ressemblances, impermanence

[janvier 2010]

Dans l’avion qui le conduit vers un père qu’il va rencontrer pour la première fois, Jimmy Corrigan se fait rabrouer par sa voisine, qui conclut : « Je parie que votre père aussi est un pauvre type ».
Jimmy saura assez tôt quel genre de type est son père, mais, pour l’heure, ce qui le préoccupe, c’est d’imaginer à quoi il peut bien ressembler, physiquement. Et notre antihéros de spéculer sur l’apparence de son géniteur. Douze vignettes se succèdent, représentant douze hommes différents, cadrés à l’identique : douze hommes sans regard (ils ont les yeux masqués par un bandeau noir), avec plus ou moins de cheveux, certains pourvus de moustaches, de lunettes, et qui portent chemise, polo, survêtement ou costume-cravate. On dirait qu’ils postulent pour le rôle. Lequel sera le plus crédible ?

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Analyses
19 août 2013

l’ami des ombres

[octobre 2004]

L’Ascension du Haut Mal est, sans doute, de toutes les bandes dessinées de David B., celle dont l’argument est le plus clairement ancré dans le monde réel. L’auteur y relate les événements qui ont marqué son enfance jusqu’à sa vie d’adulte. Toutefois, à l’inverse des autres autobiographies françaises qui l’ont précédée de peu [1], où le quotidien est exhibé sans artifices, David B. opte, lui, pour un traitement qui pourrait sembler paradoxal, compte tenu de la nature du récit.

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