[octobre 2004]
Dans l’appartement de David B., les murs sont blancs. Farouchement, obstinément − désespérément ? − blancs. Pas de tableau, pas d’affiche, pas de planche de bandes dessinées, pas de photographie, rien que du vide et de l’immaculé. Les images, c’est dans la bibliothèque de l’auteur du Cheval blême qu’il faut les chercher. À l’exception d’une petite armoire vitrée dans le séjour, tous les livres sont regroupés dans la pièce qui lui sert d’atelier. « Mais il en reste chez mes parents, et j’ai quelques cartons à la cave, précise-t-il. J’ai toujours eu des livres à la cave. »