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Analyses
11 septembre 2013

building stories, ou le pari de l’intimité

[août 2013]

Les grandes œuvres de Chris Ware, à ce jour au nombre de trois (Jimmy Corrigan, Building Stories et Rusty Brown encore inachevé), auront été des chantiers ouverts pendant des années avant de trouver leur état définitif. L’auteur américain travaille par séquences, livre des variations sur un même thème, accumule les strates narratives et les digressions, et pour finir doit se résoudre à faire œuvre, c’est-à-dire à boucler son récit et à le doter d’une forme, ce qui implique de prendre une série de décisions touchant à la mise en intrigue, à l’ordination des épisodes, au chapitrage, au format, etc. Jimmy Corrigan conservait des traces de ce processus de création évolutif, pour ne pas dire erratique, mais offrait néanmoins l’apparence rassurante, classique, d’un livre. Building Stories, au contraire, innove radicalement. Sa forme, loin de chercher à dissimuler la disparité de ses éléments constitutifs (des livraisons ont été publiées dans Acme Novelty Library, d’autres dans The New Yorker, The New York Times magazine, Nest Magazine, Kramers Ergot, The Chicago Reader, Hangar 21 Magazine et McSweeney’s Quarterly Concern, autant de supports de dimensions différentes), propose une expérience de lecture inédite.

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Analyses
11 septembre 2013

le lecteur interpellé quelque part

[janvier 1996]

La bande dessinée n’aime rien tant que déjouer avec ses propres codes, de se désigner (et dénoncer) comme bande dessinée, de mettre en scène ses « coulisses » et de jouer avec la croyance que lui accordent ses lecteurs. Parmi les nombreuses procédures réflexives à sa disposition figure l’interpellation, ou la prise à partie directe du lecteur. En voici quelques modalités...

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Analyses
11 septembre 2013

le cahier de gotlib de l’autre côté de la planche

[janvier 1996]

C’est un cahier Lutèce de 34 x 21 centimètres, à petits carreaux. Il appartient à Gotlib, qui a bien voulu nous le confier. Il n’en existe qu’un de cette sorte. Tous les scénarios de la période la plus féconde de l’auteur y sont consignés. Ce document exceptionnel projette une lumière inédite sur la genèse d’histoires que nous sommes nombreux à connaître par cœur.

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Analyses
11 septembre 2013

gai-luron : masques et jeux de rôles

[janvier 1996]

Si Gai-Luron appartient à la période d’apprentissage de Gotlib, dès cette époque se mettent en place les thèmes et les procédés qui feront la gloire de l’auteur de La Rubrique-à Brac. Les gags présentés par le chien flegmatique furent aussi un formidable laboratoire d’effets comiques, dont l’examen attentif débouche ici sur une réflexion plus générale à propos des ressorts de la bande dessinée humoristique.

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Analyses
11 septembre 2013

avant-propos

[janvier 2011]

Marcel Gotlib est un maître. Un auteur riche de ses influences françaises et états-uniennes (Walt Disney, l’humour underground de Mad, mais aussi Vaillant dans lequel il a publié ses premières bandes dessinées, Goscinny avec qui il a commis les Dingodossiers), mais jamais prisonnier d’une école. Autodidacte, il s’est construit avec son époque, croquée dans tous les sens de l’absurde et de la dérision.

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