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Analyses
30 août 2013

transmission, ressemblances, impermanence

[janvier 2010]

Dans l’avion qui le conduit vers un père qu’il va rencontrer pour la première fois, Jimmy Corrigan se fait rabrouer par sa voisine, qui conclut : « Je parie que votre père aussi est un pauvre type ».
Jimmy saura assez tôt quel genre de type est son père, mais, pour l’heure, ce qui le préoccupe, c’est d’imaginer à quoi il peut bien ressembler, physiquement. Et notre antihéros de spéculer sur l’apparence de son géniteur. Douze vignettes se succèdent, représentant douze hommes différents, cadrés à l’identique : douze hommes sans regard (ils ont les yeux masqués par un bandeau noir), avec plus ou moins de cheveux, certains pourvus de moustaches, de lunettes, et qui portent chemise, polo, survêtement ou costume-cravate. On dirait qu’ils postulent pour le rôle. Lequel sera le plus crédible ?

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Analyses
19 août 2013

l’ami des ombres

[octobre 2004]

L’Ascension du Haut Mal est, sans doute, de toutes les bandes dessinées de David B., celle dont l’argument est le plus clairement ancré dans le monde réel. L’auteur y relate les événements qui ont marqué son enfance jusqu’à sa vie d’adulte. Toutefois, à l’inverse des autres autobiographies françaises qui l’ont précédée de peu [1], où le quotidien est exhibé sans artifices, David B. opte, lui, pour un traitement qui pourrait sembler paradoxal, compte tenu de la nature du récit.

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Analyses
19 août 2013

les sortilèges de l’imprimé

[octobre 2004]

Dans l’imaginaire de David B., moins spectaculaire sans doute que les hordes de guerriers s’entretuant et les pirates courant à l’abordage, une veine parmi les plus fécondes est celle qui puise à la mythologie de l’écrit, du livre, de la langue et de leurs éléments constitutifs : signes imprimés, mots, encre, papier.

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Analyses
19 août 2013

histoire(s) d’une reconstruction

[octobre 2004]

Le « haut mal », l’épilepsie, le « mal sacré », « le mal Saint-Jean », disait-on encore autrefois. Des termes qui viennent s’associer en laissant derrière eux d’autres échos en moi : « le petit mal », « la petite mort »... Il ne s’agit pourtant pas de sexe, ici, quoique... De crises, oui, avec les énigmes qu’elles soulèvent pour chacun des membres de la famille de Jean-Christophe.

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Analyses
19 août 2013

l’ascension de la bande dessinée

[octobre 2004]

Dans de nombreuses cases où il se représente, David B. a les traits du lecteur. Mais, au fond, qu’est-ce qu’un lecteur ? Disons pour aller vite que c’est quelqu’un qui revient plus ou moins régulièrement sur les lieux de l’écriture, qui sait physiquement qu’une œuvre est un chantier, qu’une librairie (ou une bibliothèque) est un champ de fouille. Le lecteur peut être un personnage de fiction (selon Borges, Blanchot ou Quignard), le digne rival de l’auteur en matière d’apparaître et de disparaître, autrement dit : un revenant. S’aventurer sur le terrain que David B. ne cesse d’épandre, agençant ses figures de prédilection avec un sens subtil de la variation, c’est aller à la rencontre de ces fantômes qui, loin de n’appartenir qu’à l’histoire familiale de l’auteur, se révèlent peu à peu comme des ombres familières.

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