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Analyses
18 juin 2014

la légende des cités

[Octobre 1994]
Les Cités obscures... Les volumes rassemblés à ce jour sous ce titre générique se signalent d’emblée par les nombreux traits qui les distinguent des cycles ou séries d’albums habituels en bande dessinée. Ici, la prolifération des titres n’était pas préméditée, l’album inaugural des Murailles de Samaris ayant été entrepris sans intention de le doter ultérieurement d’une quelconque suite. La cohérence de l’ensemble n’est assurée ni par un protagoniste ou par un groupe de personnages, ni même par une constance dans l’« habillage » (format, maquette) des différents volumes.

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Analyses
18 juin 2014

quand le silence s’impose…

[Juin 2014]

Un an après la naissance du magazine (A Suivre), pour le numéro 13 du mois de février 1979, la publication de Silence crée l’événement. Didier Comès a 37 ans, il a déjà collaboré à des magazines comme Tintin, Spirou ou encore Pilote, mais la publication dans le mensuel des éditions Casterman de ce long récit de plus de 120 pages, entre février et octobre, consacre l’auteur qui se verra récompensé en 1981 par l’Alfred du meilleur album au festival d’Angoulême, une récompense qu’il partage avec Paracuellos de Carlos Gimenez.

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Analyses
18 juin 2014

de martine à ici même : Casterman, itinéraire d’un singulier retournement

[Juin 2014]

On ne peut envisager une histoire d’(À Suivre) sans une histoire de Casterman ; or, si le journal est plutôt bien connu, son éditeur l’est beaucoup moins, souvent réduit à une poignée de moments, d’auteurs ou de livres considérés comme emblématiques. Une histoire de la bande dessinée et de ses supports ne peut pourtant s’envisager sans une prise en compte de l’ensemble de ses acteurs, parmi lesquels les éditeurs jouent un rôle de premier plan. Ce retour historique est particulièrement nécessaire dans le cas de Casterman, car les deux virages par lesquels les amateurs de bande dessinée connaissent l’éditeur nécessitent d’être recontextualisés.

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Analyses
18 juin 2014

fin de siècle, fin de cycle (à suivre)

[Juin 2014]

Ce fut un coup de maître. Dans la concurrence libre et non faussée, face aux éditions du Fromage, aux Humanoïdes associés, au Square, au consortium Pif-Vaillant, à Dupuis ou Dargaud, Casterman emporta le morceau. L’atmosphère post-68 aidant, la firme rafla en presque totalité un capital symbolique auquel elle était initialement étrangère, un prestige durable et certains bénéfices. Grâce à une revue mensuelle pour jeunes gens cultivés et au parfum de l’actualité : (A Suivre).

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Analyses
3 juin 2014

poétique de la mémoire dans l’œuvre de seth : de l’autofabulation à la patrimonialisation

[Mai 2014]

L’obsession que Seth nourrit pour le passé est chose connue. Il en parle volontiers [1], et il suffit de jeter un œil sur l’ensemble de son œuvre pour le vérifier. Que ce soit dans ses albums prétendument autobiographiques (La Vie est belle malgré tout [2] et Palooka Ville [3], Georges Sprott [4] ou La Confrérie des cartoonists du Grand Nord [5]) et même dans son histoire fictive Le Commis voyageur [6], Seth fait semblant de partir sur les traces d’un paradis perdu. Ce paradis est d’autant plus fuyant et mystérieux qu’il n’a en réalité jamais existé. Seth l’invente de toutes pièces et distille très vite dans chaque album des indices de fiction, faisant peser le doute sur la véracité de ses biographies comme de ses autobiographies. Cette proportion entre le vrai et le faux s’inverse d’ailleurs au fil de son œuvre : Seth pose ainsi sa propre responsabilité énonciative et défait certaines attentes de lecteur de bande dessinée, parfois fondées sur de fausses croyances.

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