Le meilleur moyen d’entrer dans le monde fictionnel de Krazy Kat me semble l’autobiographie, le roman vécu. Quand et comment ai-je eu un chat ? Un chien ? Une souris ? Et aussi une brique dans mon enfance ? Et ensuite jusqu’à mon âge avancé ?
Les « grandes œuvres » en bande dessinée ont en commun partage de présenter des univers construits, des sociétés organisées, appelant en quelque sorte l’attention de l’ethnologue. Est-il de quelque profit d’appliquer à Krazy Kat les principes de l’investigation ethnologique ? C’est ce que ces pages tenteront de déterminer.
L’histoire de George Herriman ne se confond pas avec celle de Krazy Kat. Il est peu connu qu’avant son chef-d’œuvre (et même en parallèle avec lui, pendant une grande partie de sa vie), Herriman dessina beaucoup d’autres séries dans les quotidiens. La grande qualité de ses nombreux autres strips n’a pas été suffisamment appréciée.
Cette chronologie est reprise du catalogue de l’exposition Krazy Herriman montée par Thierry Groensteen au CNBDI en 1997. Elle a fait l’objet d’une brève actualisation.
Dans le décor de l’exposition Dalí par Baudoin présentée au musée de la bande dessinée, Edmond Baudoin livre sa pensée sur les femmes, l’amour, l’amitié, la mort, le temps, la vie, le dessin...