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Analyses
4 août 2014

pour aller plus loin...

[Août 2014]

Une sélection de références pour en savoir plus sur les relations entre bande dessinée et littérature.

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Dictionnaire
4 août 2014

photographie

Bande dessinée et photographie ont le même âge, l’invention de la « littérature en estampes » par Rodolphe Töpffer étant absolument contemporaine de la réalisation de la première photographie par Nicéphore Niepce en 1827 (l’année même où le Genevois dessine la première version de l’histoire de M. Vieux Bois). Dix ans plus tard, le daguerréotype de Louis Daguerre réduit le temps de pose de plusieurs heures à quelques dizaines de minutes. Et Töpffer prend une part active au débat que suscite immédiatement cette révolution des images. Il rédige dès 1840 un essai intitulé De la plaque Daguerre. À propos des excursions daguerriennes, dans lequel – fidèle à son opposition de principe à toute forme de progrès industriel – il fustige ce « procédé mécanique » qui ne peut proposer qu’une imitation plate et sans art de la nature. Selon lui, la « machine Daguerre » ne donne que « l’identité » au lieu de donner « la ressemblance » sentie, laquelle suppose « le concours de l’esprit », « le sceau de la pensée humaine et individuelle », la subjectivité d’un artiste. Pour Töpffer, l’imitation ne saurait être que le moyen de l’art, en aucun cas sa fin.
Pourtant, au nombre de ses successeurs immédiats figure Nadar (auteur en 1848 de la bande dessinée politique Histoire de Mossieu Réac). Et ce dernier, quoique reconnu pour ses talents de caricaturiste, délaissera le dessin pour… la photographie, faisant, dès 1850, poser devant son objectif les plus grandes célébrités de son temps. Pour être exact, Nadar exerce, un temps, les deux disciplines en parallèle, et avec le même dessein : constituer un « panthéon » du Romantisme (les quatre planches lithographiques de grand format du Panthéon Nadar, 1858, regroupent des portraits-charge de quelque 300 artistes et autres grands hommes).

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Analyses
25 juillet 2014

ubu... et bulles

[Janvier 2006]

Le Maître et Marguerite, de Misha Zaslavsky et Askold Akishine d’après Boulgakov (Actes Sud BD), Sans famille de Yann Dégruel d’après Hector Malot (Delcourt) ou Le Petit Bleu de la côte ouest, de Tardi d’après Manchette (Les Humanoïdes associés) sont quelques exemples récents attestant que la faveur des adaptations littéraires ne se dément pas dans la bande dessinée. Littéraires, ou plutôt... romanesques. En effet, on ne peut qu’être frappé par la presque totale absence de transpositions de textes issus du répertoire théâtral.

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Analyses
25 juillet 2014

graphic novel /roman graphique : la construction d’un nouveau genre littéraire

[Janvier 2006]

La sortie de Jimmy Corrigan en 2001 a marqué un tournant dans l’histoire du neuvième art. Acclamé dans les pages littéraires des principaux journaux anglo-saxons, Chris Ware a ouvert une voie royale aux romans graphiques de qualité, et en particulier aux traductions anglaises de L’Ascension du Haut-Mal, de David B., et de Persépolis, de Marjane Satrapi. Les critiques du New York Times et du Washington Post aux États-Unis, de l’Independent et du Guardian en Grande-Bretagne, accueillent aujourd’hui ces livres comme les prototypes remarquables d’une nouvelle forme de littérature, particulièrement en phase avec le début de siècle.

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Analyses
25 juillet 2014

pour une approche littéraire des dialogues de bande dessinée

[Août 2014]

Aussitôt qu’elle représente des personnages en interaction, la bande dessinée révèle sa narrativité. Qu’elle passe ou non par du texte, cette interaction est le plus souvent verbale. En ce sens, comme l’a montré Michel Chion (La Toile trouée, Cahiers du cinéma, 1988) pour d’autres médias narratifs à dominance visuelle (cinéma et télévision), la bande dessinée apparaît fondamentalement dialogale. Pourtant, elle a été peu étudiée sous cet angle.

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