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Analyses
18 juin 2014

de martine à ici même : Casterman, itinéraire d’un singulier retournement

[Juin 2014]

On ne peut envisager une histoire d’(À Suivre) sans une histoire de Casterman ; or, si le journal est plutôt bien connu, son éditeur l’est beaucoup moins, souvent réduit à une poignée de moments, d’auteurs ou de livres considérés comme emblématiques. Une histoire de la bande dessinée et de ses supports ne peut pourtant s’envisager sans une prise en compte de l’ensemble de ses acteurs, parmi lesquels les éditeurs jouent un rôle de premier plan. Ce retour historique est particulièrement nécessaire dans le cas de Casterman, car les deux virages par lesquels les amateurs de bande dessinée connaissent l’éditeur nécessitent d’être recontextualisés.

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Analyses
18 juin 2014

fin de siècle, fin de cycle (à suivre)

[Juin 2014]

Ce fut un coup de maître. Dans la concurrence libre et non faussée, face aux éditions du Fromage, aux Humanoïdes associés, au Square, au consortium Pif-Vaillant, à Dupuis ou Dargaud, Casterman emporta le morceau. L’atmosphère post-68 aidant, la firme rafla en presque totalité un capital symbolique auquel elle était initialement étrangère, un prestige durable et certains bénéfices. Grâce à une revue mensuelle pour jeunes gens cultivés et au parfum de l’actualité : (A Suivre).

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Analyses
3 juin 2014

poétique de la mémoire dans l’œuvre de seth : de l’autofabulation à la patrimonialisation

[Mai 2014]

L’obsession que Seth nourrit pour le passé est chose connue. Il en parle volontiers [1], et il suffit de jeter un œil sur l’ensemble de son œuvre pour le vérifier. Que ce soit dans ses albums prétendument autobiographiques (La Vie est belle malgré tout [2] et Palooka Ville [3], Georges Sprott [4] ou La Confrérie des cartoonists du Grand Nord [5]) et même dans son histoire fictive Le Commis voyageur [6], Seth fait semblant de partir sur les traces d’un paradis perdu. Ce paradis est d’autant plus fuyant et mystérieux qu’il n’a en réalité jamais existé. Seth l’invente de toutes pièces et distille très vite dans chaque album des indices de fiction, faisant peser le doute sur la véracité de ses biographies comme de ses autobiographies. Cette proportion entre le vrai et le faux s’inverse d’ailleurs au fil de son œuvre : Seth pose ainsi sa propre responsabilité énonciative et défait certaines attentes de lecteur de bande dessinée, parfois fondées sur de fausses croyances.

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Dictionnaire
2 juin 2014

souterrains

Si l’on devait dresser une typographie des lieux favorables à l’imaginaire, sans doute que le souterrain y tiendrait une des toutes premières places, aux côtés du labyrinthe, avec lequel il se confond souvent. Sur ce sujet, comme on va le voir à travers un petit parcours anthologique limité, pour l’essentiel, au domaine francophone, la bande dessinée se montre digne héritière des littératures de l’imagination. Elle se voit redevable d’un topos vieux de plusieurs siècles et qui remonte même, comme tout ou presque, au berceau de l’humanité. Nous serons amené à distinguer le souterrain infernal, le souterrain gothique, le monde-bulle du souterrain de la Terre creuse, et enfin le souterrain initiatique.

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26 mai 2014

cole closser : retour vers le passé

Il y eut, à partir des années 1970-80, un revival de la ligne claire. Le style d’Hergé, élaboré dans les années trente, loin de paraître désuet, sembla tout à coup, chez Swarte, Floc’h ou Ted Benoit, un langage intemporel, capable de porter un regard à la fois objectif et distancié sur le monde moderne.

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