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Analyses
7 novembre 2014

un demi-siècle d’interdictions de bandes dessinées

[Janvier 1999]

Il y a vingt ans, des éditeurs tels que Casterman, le Square, Dargaud ou les Humanoïdes Associés s’écriaient à Angoulême « À bas la censure hypocrite ! », réclamant la suppression de l’article 14. Comment cet article, toujours en vigueur, de la loi de 1949, a-t-il été appliqué à la bande dessinée ?

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Analyses
7 novembre 2014

le mythe d’un front commun

[Janvier 1999]

L’histoire de la bande dessinée en France et de son principal support jusqu’à la fin des années soixante, la presse enfantine, est largement faite de mythes parfois complaisamment entretenus. La loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse a cristallisé des légendes noires chères aux commentateurs du neuvième art. Cette loi est l’aboutissement d’une polémique née en réaction au succès d’illustrés largement ouverts aux bandes dessinées américaines depuis la création du Journal de Mickey en octobre 1934.

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Analyses
7 novembre 2014

il était une fois Hara-Kiri, « journal bête et méchant », et ses interdictions

[Janvier 1999]

Sous une couverture de Fred, le premier numéro d’Hara-Kiri sort en septembre 1960, fruit des efforts de François Cavanna et de Georges Bernier (futur professeur Choron). Cabu, Gébé, Reiser, Topor et Wolinski s’y joindront rapidement. Modestement, ses deux premiers numéros ‒ au tirage de 10 000 exemplaires ‒ sont vendus par colportage sur Paris. À son numéro 3, il s’ouvre aux circuits classiques de distribution ; sa diffusion ne s’étend alors qu’à une partie des kiosques parisiens. Très rapidement il couvre l’ensemble des dépositaires de la capitale, puis de la France entière.

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Analyses
7 novembre 2014

la mise en cause de paul winkler

[Janvier 1999]

L’Histoire a retenu que le seul éditeur condamné en application de l’article 2 de la loi du 16 juillet 1949 fut Pierre Mouchot, dit Chott. Auteur-éditeur de Fantax, Big Bill le Casseur, Marco Polo et P’tit Gars, Chott est célèbre pour la violence qui se donnait libre cours dans ses récits, mais aussi pour avoir été un habile plagiaire des grandes bandes dessinées d’aventure américaines.
Cependant, deux autres éditeurs, bien plus puissants que le petit entrepreneur indépendant qu’était Mouchot, eux aussi montrés du doigt par les partisans d’une réglementation de la presse illustrée, furent, sitôt qu’elle exista, en butte aux pressions de la Commission de surveillance et de contrôle.

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Analyses
28 octobre 2014

1950 - 1954 : la commission de surveillance entre intimidation et répression

[Janvier 1999]

Les premières années au cours desquelles a siégé la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à la jeunesse présentent un intérêt particulier : elles montrent la mise en place progressive d’une stratégie et d’une « jurisprudence ». Elles coïncident aussi avec la prise de conscience, par la Commission, des limites imposées à son pouvoir.

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