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Dictionnaire
26 novembre 2015

roman en gravures

Quelques initiatives éditoriales récentes, aux États-Unis comme dans plusieurs pays d’Europe, ont remis en lumière un genre apparu vers 1920 et qui s’est éteint dans les années 50, le roman en gravures. La raison de ce regain d’intérêt est qu’à l’heure où fleurissent des albums de bande dessinée sans texte (voir l’article sans paroles), ces œuvres du passé, quoique produites en marge de l’industrie du divertissement et relevant plutôt de la « grande culture », sont perçues comme l’une des sources lointaines de ce que l’on nomme aujourd’hui le roman graphique. Pour Art Spiegelman, elles relèvent d’une « histoire secrète » de la bande dessinée, et Scott McCloud y voit les « chaînons manquants » de l’histoire du neuvième art.

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12 novembre 2015

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Analyses
9 novembre 2015

l’égaré(e) − lecture de "la lanterne magique" de crepax

[Novembre 2015]

La Lanterne magique est une bande dessinée muette de 96 planches [1] qui doit vraisemblablement raconter une histoire – mais laquelle ? Ce livre, on ne peut plus singulier, peut être parcouru selon des tempi variables, en ralentissant ou en accélérant sans autre raison que l’humeur du moment. Cette suite d’images sans paroles semble échapper tant à son auteur qu’à ses lecteurs, comme le rêve échappe à son rêveur, tout en répondant secrètement à certaines règles, à certaines formes, à certains déplacements librement contraints dans l’espace-temps.

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Analyses
6 novembre 2015

notes sur crepax et valentina

[Novembre 2015]

Écrire un livre sur Valentina, l’œuvre majeure de Crepax, est l’une de ces idées avec lesquelles je joue de temps en temps mais, au fond, je sais bien que je ne l’entreprendrai pas ‒ à moins qu’un éditeur ne me fasse un pont d’or (toutefois les raisons sont nombreuses pour juger cette hypothèse peu probable). En attendant, et dans la hâte d’un dossier à boucler, je devrai me contenter de jeter ici, en vrac, quelques notes.

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Analyses
6 novembre 2015

valentina et le rêve de l’émancipation de la femme italienne

[2006]

Umberto Eco prodigua un jour à son ami Guido Crepax ce conseil : « Tu dessines merveilleusement, mais tu devrais trouver un auteur pour écrire tes histoires ». L’auteur de Valentina répondit : « Ma manière de raconter des histoires est si éloignée de la tradition que les jeunes artistes choisissent – à bon droit, je le concède – d’autres modèles. Je n’ai aucun désir de servir de modèle. Mon univers est véritablement à moi [1]. »

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