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Analyses
6 novembre 2015

en mémoire de guido crepax

[2004]

La bande dessinée italienne a une histoire remarquable, tant en terme de créativité qu’en terme de reconnaissance. Elle s’est épanouie dès la première décennie du XXe siècle, avec les contributions d’artistes aussi distingués qu’Attilio Mussino, Antonio Rubino et Sergio Tofano. Dans les années trente, à une époque où les comic strips américains dominaient outrageusement le champ nouvellement ouvert de la bande dessinée d’aventures, les Italiens furent parmi les rares non-Américains à résister, en proposant des créations brillantes comme Kit Carson, de Rino Albertarelli, Virus, de Walter Molino et Saturne contre la Terre, de Giovanni Scolari.

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4 novembre 2015

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Analyses
14 octobre 2015

itinéraire : entretien avec jean-philippe stassen

[Janvier 2002]

Né le 14 mars 1966, le Belge Jean-Philippe Stassen est un franc-tireur de la bande dessinée contemporaine. D’abord associé au scénariste Denis Lapière, il poursuit seul une œuvre déjà riche de sept albums, parmi lesquels deux succès publics et critiques importants : Le Bar du vieux Français et Déogratias.
Après une longue période nomade, il vit actuellement dans un deux-pièces à Paris, dans le quartier de la Goutte d’Or. Nous y avons rencontré un auteur intègre, tourmenté et insatisfait...

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Analyses
14 octobre 2015

là-bas si j’y suis !

[Janvier 2002]

Lorsqu’il débute sa collaboration à L’Écho des Savanes, à la fin des années quatre-vingt, Stassen fait figure d’avatar tardif de la ligne claire ; son trait évoque notamment Ted Benoit et Theo van den Boogaard. Avec le scénariste Denis Lapière, il signe une série de courts récits ainsi qu’un « quarante-six planches » intitulé Bullwhite. Crimes crapuleux, viols, infanticides... ces histoires frappent par leur caractère résolument morbide. Le duo revisite les figures obligées du roman et du film noir : flics cyniques et désabusés, vamps hollywoodiennes, bouteilles de whisky, salle de boxe miteuse...

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Analyses
1 octobre 2015

victor hussenot, ou les couleurs de la parole

[Octobre 2015]

Dans les bandes dessinées sans paroles, il n’est pas rare de trouver des phylactères. Même s’ils sont parfois vides (exhibant ainsi l’absence du langage), la plupart du temps ils renferment des signes ou des images. La parole y est ramenée à une pure iconographie, c’est-à-dire une espèce de synthèse hiéroglyphique où la chose représentée vaut pour le mot ; celle-ci s’inscrit dans une syntaxe absente que la situation permet de reconstruire partiellement. Dans Les Gris colorés, de Victor Hussenot (La 5ème Couche, 2015), on ne trouve pas un seul mot mais beaucoup de bulles ; et dans ces bulles, pas un seul signe, pas un seul référent tangible. Elles ne sont pas vides pour autant, elles ne sont pas complètement désertées par le sens, elles ne se contentent pas de creuser le blanc atone de la page : elles sont gorgées de couleur. Les petites saynètes de l’album reposent sur une délicate synesthésie chromatique faisant des tonalités de l’aquarelle le plus vibrant des bavardages visuels.

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