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Analyses
26 février 2016

acte des passages

[2009]

Fred est un passeur. D’allers en retours chaque fois renouvelés, il conduit ses lecteurs du monde « soi-disant normal » à celui des Lettres de l’océan Atlantique. Il le fait selon sa méthode et à son rythme. Comme, une fois l’incipit trouvé, il suit presque aveuglement (mais avec quel regard) ses intuitions, la raison souvent vacille, et l’inconscient est à la fête. Philémon est une des rares séries appréciées par ceux qui fuient l’ordinaire de l’édition franco-belge pour la jeunesse (dont des lecteurs d’Hara-Kiri, restés fidèles à l’auteur du Petit Cirque après son passage à Pilote).

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Analyses
26 février 2016

fred, dynamiteur de formes

[2009]

En hommage à l’une de ses créations les plus marquantes ‒ le monde des lettres de l’océan Atlantique dans Philémon ‒, l’apport de Fred à la bande dessinée sur le plan formel sera examiné ici par le biais d’un abécédaire un peu spécial, reprenant les quinze lettres qui composent ce monde merveilleux.

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Analyses
17 février 2016

"petit poilu" : une série au poil

[Janvier 2016]

Petit Poilu s’adresse aux très jeunes lecteurs et a été conçu par un couple, le dessinateur Pierre Bailly et sa compagne scénariste, Céline Fraipont. Alimentée au rythme de deux, voire trois albums par an, la série a été lancée par les éditions Dupuis en 2007 au sein de la collection "Puceron" [1], pour les enfants à partir de 3 ans. Plus de vingt titres sont à présent disponibles. Pour initier les non-lecteurs à la bande dessinée, les auteurs ont choisi de raconter exclusivement en images, sans le secours de la parole [2]. Les histoires comptent 28 pages et le rythme de base est de six images par page, avec quelquefois, si cela s’avère nécessaire, une image plus grande.

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Analyses
22 janvier 2016

lucky luke et l’ombre de l’histoire

[Janvier 2016]

André Bazin qualifiait le western de « cinéma américain par excellence », fondateur à la fois d’un art hollywoodien et d’une histoire nationale. Au moment où Morris crée le personnage de Lucky Luke, les films qui sortent de l’usine à rêves sont marqués d’un classicisme célébrant l’épopée américaine et la naissance héroïque d’un peuple. Mais des États-Unis à la Belgique, du cinéma à la bande dessinée, une transformation s’est opérée qui fait basculer le grand périple en cinémascope de la geste nationale vers les vignettes dérisoires d’une aventure burlesque.

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Analyses
22 janvier 2016

craquera, craquera pas ?

[Janvier 2016]

« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. » La citation est célèbre et elle provient d’un western.
Dans Lucky Luke aussi, le monde tend à se diviser en deux catégories, ou, pour mieux dire, deux types : les calmes et les énervés. D’un côté, les personnages affichant flegme et maîtrise de soi, de l’autre les émotifs, les grands nerveux, ceux que la colère, la haine ou la cupidité fait écumer, trépigner.

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