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Analyses
17 novembre 2016

schrauwen : une traversée

[Novembre 2016]

D’Olivier Schrauwen, nous retenons d’abord le nom, qui sonne « flamand » (peut-être parce que nous savons qu’il est né à Bruges, il y aura bientôt quarante ans) [1]. Puis nous nous étonnons de son prénom (que l’on se prend à considérer avec plus d’attention depuis la sortie de son dernier ouvrage qui met en scène un certain Arsène, du même patronyme) qui nous semble légèrement en décalage avec le nom, comme s’il était la marque secrète d’un autre lieu d’origine et qu’il nous faudrait faire un (bref, mais rude) voyage pour traverser, de gauche à droite, selon le sens de l’écriture, les six ou sept sons qui composent (ne serait-ce que musicalement) son identité (passant du “o” au “au” et de “v” en “w” dont on ne sait s’il se prononce de la même façon ou si, au contraire, s’aventurant du côté des voyelles composées, il devient “ou”) – traversée qui passerait (peut-être) par des routes tortueuses ou des parcs plus ou moins naturels hantés par d’étranges formes de vie ainsi que divers chemins d’eau à remonter à contre-courant (contamination de l’univers de Schrauwen : l’ayant lu et relu avant de commencer à écrire à son sujet, nous sommes déjà en passe de perdre tout repère).

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Analyses
17 novembre 2016

l’abduction d’olivier schrauwen

[Novembre 2016]

Cet ample roman graphique qu’est Arsène Schrauwen s’ouvre par un portrait de l’auteur, portrait qui s’efface progressivement au profit de celui de son grand-père. Dès la deuxième case, Olivier Schrauwen a gommé de sa figure toutes les lignes qu’il n’avait pas héritées de son aïeul, et à partir de là c’est le visage de ce dernier qui prend le relais et qui s’impose, reléguant le petit fils dans les marges d’un récit auquel il n’aura jamais part. Entre les deux, une autre vignette reproduit la précédente à l’identique, sauf qu’elle en inverse les contrastes de façon à plonger dans une inquiétante obscurité le visage partiel élaboré à partir des correspondances entre l’auteur et son grand-père.

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Analyses
17 novembre 2016

les bandes dessinées d’olivier schrauwen

[Novembre 2016]

Fin décembre 2014, Arsène Schrauwen, la nouvelle bande dessinée du Flamand Olivier Schrauwen (né en 1977) racontant le voyage fictionnel de son grand-père au Congo belge, figurait dans la liste des meilleures bandes dessinées de l’année dans plusieurs médias américains. En Europe, beaucoup de gens n’avaient pas encore eu l’occasion de découvrir ce livre, puisqu’aucune édition continentale n’était encore disponible. Cette situation improbable témoigne du respect international pour l’œuvre de Schrauwen, mais également du rejet par l’auteur des pratiques commerciales courantes. En effet, une édition dans sa langue maternelle n’est parue que cinq mois après l’édition américaine.

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Analyses
17 novembre 2016

brecht evens et olivier schrauwen face au roman graphique

[Novembre 2016]

Cet article portant sur les ouvrages de deux auteurs reconnus montrera que l’application assez récente d’idées provenant du monde littéraire a installé une division nette dans le monde de la bande dessinée néerlandophone actuelle. Les livres de Brecht Evens et d’Olivier Schrauwen ont connu un succès éclatant tant en Belgique qu’à l’étranger, marqué par des nominations et des prix. Brecht Evens a percé avec ses livres récents Les Noceurs, Les Amateurs et Panthère, tandis qu’Olivier Schrauwen a recueilli tous les éloges avec Mon Fiston, L’Homme qui se laissait pousser la barbe ainsi qu’avec Arsène Schrauwen. Evens et Schrauwen illustrent la renaissance de la bande dessinée flamande en incarnant une direction volontairement artistique. Même si ces auteurs ont beaucoup de choses en commun, je montrerai qu’ils répondent différemment au format du roman graphique, que les éditeurs littéraires et certaines maisons d’édition de bande dessinée favorisent.

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Analyses
26 octobre 2016

yves frémion : « un bénédictin athée »

[Octobre 2016]

Yves Frémion aura 70 ans en 2017. Auteur de romans (polars, S-F), il écrit sur la bande dessinée et l’humour depuis le début des années 1970. Longtemps pilier du mensuel Fluide glacial, il dirige aujourd’hui Papiers Nickelés, tout en collaborant au blog « Petits Miquets » du Monde, à Zélium et à Zoo. Il écrit aussi des livres, dont une monumentale histoire du dessin d’actualité depuis 1830, à paraître chez Glénat. Par ailleurs, il a eu une carrière politique chez les Verts (député européen de 1989 à 1994 et conseiller régional d’Île-de-France de mars 1998 à mars 2010).
On connaît ses caricatures, son goût pour la provocation et les calembours. Mais qui est l’homme caché derrière ce trublion savant et ses innombrables pseudonymes ?

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