[Novembre 2016]
D’Olivier Schrauwen, nous retenons d’abord le nom, qui sonne « flamand » (peut-être parce que nous savons qu’il est né à Bruges, il y aura bientôt quarante ans) [1]. Puis nous nous étonnons de son prénom (que l’on se prend à considérer avec plus d’attention depuis la sortie de son dernier ouvrage qui met en scène un certain Arsène, du même patronyme) qui nous semble légèrement en décalage avec le nom, comme s’il était la marque secrète d’un autre lieu d’origine et qu’il nous faudrait faire un (bref, mais rude) voyage pour traverser, de gauche à droite, selon le sens de l’écriture, les six ou sept sons qui composent (ne serait-ce que musicalement) son identité (passant du “o” au “au” et de “v” en “w” dont on ne sait s’il se prononce de la même façon ou si, au contraire, s’aventurant du côté des voyelles composées, il devient “ou”) – traversée qui passerait (peut-être) par des routes tortueuses ou des parcs plus ou moins naturels hantés par d’étranges formes de vie ainsi que divers chemins d’eau à remonter à contre-courant (contamination de l’univers de Schrauwen : l’ayant lu et relu avant de commencer à écrire à son sujet, nous sommes déjà en passe de perdre tout repère).