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Analyses
23 juin 2017

louis cance, l’homme de "hop !"

[Juin 2017]

Né en 1939, Louis Cance a eu une première vie comme dessinateur (dans Record, Lisette, Vaillant et Amis Coop) ; il anime depuis 1973 le plus vieux fanzine d’études sur la bande dessinée paraissant en France, Hop !
Neuvième Art l’a rencontré chez lui pour évoquer cette double carrière...

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Analyses
16 juin 2017

écriture du lieu, écriture des liens

[Juin 2017]

Souvenir d’une journée parfaite [1] est le deuxième album de Dominique Goblet, réalisé en 2000 dans le cadre du projet de narration urbaine « Récits de villes » lancé par la revue des éditions Fréon, Frigobox. Œuvre subtile, à la fois puissante et délicate, elle pose les premiers jalons d’un travail de longue haleine et d’une grande cohérence. Il est d’ailleurs difficile de l’isoler du reste de sa production et en particulier de Faire semblant c’est menti, publié six ans plus tard chez L’Association.

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Analyses
16 juin 2017

dessiner le temps qui passe

[Juin 2017]

Intimement gravé dans notre expérience du vécu, le temps est pourtant extrêmement complexe à définir avec des mots. La sensation que nous avons de son écoulement est liée à nos perceptions, qui nous signalent un « avant » différent d’un « maintenant ». « Le passé tend à sédimenter dans le présent, à s’y cristalliser en déterminismes, à y stocker des fatalités de toutes sortes. [1] » La moindre de nos perceptions est ainsi, à notre corps défendant, mise en relation avec des expériences passées et des projections du futur.

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Analyses
30 mai 2017

« Pour suivre les traces de nos aînés » : Li Kunwu, passeur

[Juin 2017]

« Si je ne le dessine pas, il n’y aura bientôt plus personne pour le faire ». Ainsi s’exprime Li Kunwu, dessinateur autodidacte chinois de 62 ans, journaliste au Yunnan Ribao, qui s’est fait connaître en France il y a une quinzaine d’années avec une bande dessinée en trois tomes, Une vie chinoise, éditée par Kana éditions. Dix bandes dessinées plus tard (les chinois disent Manhua), l’auteur à présent reconnu s’expose dans différents lieux culturels. Ses encres grand format dressent le portrait ethnographique d’une Chine ethnique et reculée en train de disparaître. Le noir et blanc de ses travaux leur confère d’ailleurs l’aura nostalgique des photographies du passé – comme si « ce qu’il dessinait n’existait déjà plus » [1].

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Analyses
26 avril 2017

le style graphique de tardi

[Avril 2017]

Jacques Tardi a toujours été un fervent défenseur du dessin narratif :
« – Qu’est-ce que vous aimez dessiner ?
– Ce qui est propre à la bande dessinée : les personnages et les enchaînements. C’est-à-dire, cette espèce de mise en scène d’une situation avec l’impression que le flux d’images fonctionne. On comprend ce qui se passe, il n’y a pas de confusion possible. Ça doit être fluide. Si dans une action j’ai une belle image qui est là pour l’esthétisme, ça va attirer l’attention du lecteur et couper la tension qui peut y avoir d’une image à l’autre. C’est ça que j’aime : mettre en scène.

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