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Analyses
11 septembre 2018

manga et mémoire de la seconde guerre mondiale au japon

[Septembre 2018]

L’histoire de la Seconde Guerre au Japon, peu connue et reconnue, laisse une large place à un conflit mémoriel national et international. Le manga reflète ces divergences et fait aussi œuvre de pédagogie auprès du grand public. Pour comprendre comment il s’inscrit dans la construction de la mémoire de la Seconde Guerre, il faut saisir la façon dont les Japonais se représentent la guerre. Or, cette représentation a évolué selon les époques et s’est construite sous la pression d’enjeux politiques nationaux et internationaux divers.

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Analyses
20 août 2018

les séquences métaphysiques d’éric lambé

[Août 2018]

En mai 2004, invité à l’Université de Bologne par le professeur Daniele Barbieri à participer à un colloque sur La Ligne inquiète [1], j’avais évoqué quelques bandes dessinées dans lesquelles me paraissait s’exprimer un « sentiment du tragique de l’existence ». Parmi celles-ci, l’album d’Éric Lambé Ophélie et les directeurs des ressources humaines, paru quatre ans plus tôt chez Fréon, anti-récit évoquant les heures vides d’une jeune femme postulant vainement à un emploi de secrétaire.

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Analyses
20 juillet 2018

de l’affiche à la bande dessinée : à propos de l’album "mai 68, histoire d’un printemps"

[Juillet 2018]

En 2008, un historien/scénariste (Arnaud Bureau) et un dessinateur (Alexandre Franc) s’associaient pour publier, chez Berg International, dans la collection « Iceberg », un livre qui était moins un album de bande dessinée stricto sensu qu’une sorte de récit graphique – dont il adoptait le format 25 x 17 – voire une « histoire dessinée » de Mai 68, sous le titre Mai 68, histoire d’un printemps, préfacé par Daniel Cohn-Bendit [1].

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Analyses
17 juillet 2018

éric losfeld, 1964-1968 : l’émergence d’une autre bande dessinée

[Juin 2018]

Le temps d’un événement comme Mai 68 est complexe, constitué d’enchaînements politiques, de déclencheurs divers qui ont traversé la société entière ou des groupes particuliers. Il peut sembler particulièrement problématique d’essayer de relier ce temps avec celui de l’édition de livres en bande dessinée. Entre un point d’actualité et l’élaboration lente de dizaines de pages conçues, écrites, découpées, dessinées, un écart se fait inévitablement. Un livre de bande dessinée est toujours décalé, souvent en retard... On trouverait sans doute davantage de liens directs entre les événements de l’époque et des réactions à chaud publiées dans des journaux.

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Analyses
5 juillet 2018

le mythe de mai 68 et la bande dessinée

Les événements de mai 68 sont entrés dans la mythologie nationale française : au fil du temps, l’imagination populaire a réduit ce soulèvement potentiellement révolutionnaire, qui a failli faire tomber le gouvernement, à une histoire exemplaire de libération sociale et culturelle menée surtout par des étudiants au Quartier Latin et cristallisée autour de personnages légendaires tels que Cohn-Bendit ; cette histoire simplifiée, généralement acceptée sans questions, conditionne la perception du public par rapport à Mai. Le Dictionnaire de Mai 68 de Larousse donne une définition concise du « Mai mythique » : « Simplifié, réduit à quelques grands moments ludiques et à quelques images largement diffusées, Mai 68 est devenu progressivement une date référence, point de départ d’une transformation – notamment culturelle, de la société française » (Capdevieille et Rey éds., 18).

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