[Mars 2017]
Au commencement était le chien. Et le chien, dans cette contrée à la fois si riche et si réduite choisie par Charles Schulz pour son œuvre, et qui n’était autre que la petite banlieue américaine, appelait aussitôt le lieu qu’on lui aménage pour qu’il trouve une place similaire aux humains ses maîtres, dont il est objet et compagnon à la fois : une niche. C’étaient les premiers temps de Peanuts, ces années 50 où Schulz, avec la méticuleuse patience du pragmatique, expérimentait, non l’audace si vite fanée du moderniste à tout crin, mais selon la tranquillité d’un tempo particulier, celui de la publication quotidienne, où l’erreur d’hier est vite effacée par le subtil déplacement du lendemain.