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Analyses
14 juin 2019

la bande dessinée raconte la mode

[Juin 2019]

À égalité sans doute avec celui de la danse et celui du cheval, l’univers de la mode a toujours fait rêver les jeunes filles. Mais, à la différence des deux premiers, il continue, bien après l’adolescence, d’intéresser les lectrices de tous âges. Alors que la bande dessinée a longtemps privilégié un lectorat majoritairement masculin (ces dames, nous disait-on, préféraient les romans-photos), il n’y a rien d’étonnant à ce que les auteurs et les éditeurs désireux de s’adresser aussi au « beau sexe » aient fait de la mode un sujet récurrent.

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Analyses
12 juin 2019

l’anti-mode, ou : quand l’habit fait le héros

[Juin 2019]

Certains personnages de bande dessinée, féminins tout particulièrement, suivent l’évolution vestimentaire et sont toujours habillés à la mode du temps.
Mais beaucoup d’autres portent un costume inaltérable, et cette mise, contribuant de façon décisive à la fabrication de leur identité, les rend iconiques – à l’instar des grand héros mythiques : Tarzan et son pagne, Zorro avec sa cape, son loup, son chapeau et son épée, Charlot avec son chapeau melon et sa canne. De ces personnages indifférents à la mode, on peut dire qu’ils portent un uniforme et que celui-ci à la fois les arrache au temps et, au même titre que leur morphologie, fait complètement partie de leur design, comme une seconde peau.

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Analyses
12 juin 2019

yves saint laurent et la bande dessinée : "la vilaine lulu"

[Juin 2019]

En 1956, le jeune Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent, alors âgé de vingt ans, travaille au côté de Christian Dior en tant qu’assistant et réalise parfois les croquis pour les collections. Le soir venu, un des employés de la maison, Jean-Pierre Frère, s’amuse à se travestir : « Souvent, après six heures, un collaborateur de Christian Dior se déguisait. Un soir, il avait remonté ses pantalons jusqu’aux genoux. Je me souviens, il portait de longues chaussettes noires. Dans la cabine des mannequins, il avait trouvé un jupon de tulle rouge et un chapeau de gondolier. Tout petit, presque inquiétant, avec son air têtu et rusé, il m’avait impressionné et je lui avais dit : « Tu es la vilaine Lulu [1] ».

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Analyses
11 juin 2019

mode et bande dessinée. quand le dernier cri est celui de tarzan

[Juin 2019]

« Le dispositif sémiotique de la bande dessinée (...) s’est révélé suffisamment souple pour se configurer/se reconfigurer sur des supports variés » [1], assez souple pour s’imprimer sur du coton ou de la soie comme il l’était sur du papier journal ou la toile d’un peintre ; assez souple pour devenir une seconde peau marquée de signes, une peau colorée, satinée, métallisée. La bande dessinée contamine l’imaginaire collectif, l’art puis la mode, qui la transforme à nouveau en consommable, comme un retour à ses origines. Son élasticité la fait passer de la low à la high culture, du kiosque à journaux au musée, du prêt-à-porter de masse à la haute couture.

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Analyses
6 juin 2019

crinolines et falbalas : propos peu élégants sur les gravures de mode dans la bande dessinée

[Juin 2019]

Depuis le XIXe siècle, les dessinateurs humoristiques proposent des allégories de la Mode et de ses victimes, volontiers tournées en ridicule. Mues par le fouet de Dame Fashion qui les fait sauter à travers un cerceau comme des chiens de cirque, les femmes tournent en rond dans le grand manège de la Mode [1]. En changeant sans cesse de toilette, elles papillonnent : ainsi la femme est-elle représentée vêtue en papillon [2] dans Punch, or the London Charivari, en 1844, ou dans Ally Sloper’s Half Holliday [3], en 1885. Elle fait même l’objet d’une chasse au filet chez Gustav Verbeek [4]. L’allégorie perdure jusqu’au temps présent, avec l’héroïne girlie de Fabienne Legrand, qui se pare d’une robe post-moderne aux ailes de papillon devant Karl Lagerfeld en personne [5].

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