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Analyses
20 janvier 2020

les tribulations du lecteur au far-west

En 1995, c’est un premier western, Blacktown, qui faisait l’actualité de Lewis Trondheim. Il s’agissait de son premier livre chez un gros éditeur, dans la maison historique de Lucky Luke et de Blueberry, et de son premier Lapinot dans un genre défini, après le merveilleux des Carottes de Patagonie et la vie quotidienne de Slaloms. Pourtant, malgré la profusion des livres qui suivront, il lui faudra seize ans pour revenir au western.

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Analyses
16 janvier 2020

saison brune, dix ans après

[Janvier 2020]

Ce qui nous arrive aujourd’hui revêt une telle gravité que plus rien désormais, parmi la pléthore d’ouvrages parus sur le marché ces dernières années et qui continuent de se publier « comme si de rien n’était », ne semble à présent pouvoir me concerner, hormis ce qui en porte infailliblement le sceau... Ce n’est pas, je crois, la passion triste d’une âme inquiète, mais au contraire un instinct de survie que je qualifierais presque de « spirituel » : seule la vérité fait vivre. Notre force d’inertie est immense, et loin de s’opposer à la violence déferlante qui nous entraîne les uns les autres vers ce que nous savons désormais être le pire, elle la conforte à nos dépens. Je m’aperçois, dans cet état d’inquiétude quotidien qui est le mien désormais, que seule la vérité peut encore être un garde-fou à la hauteur de notre dignité d’hommes et se dresser, si nous sommes impuissants, en unique défenseur face au mal à venir...

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Analyses
15 janvier 2020

Moyennement

[Janvier 2020]

L’œuvre de Lewis Trondheim est immense par la taille, et fréquemment par l’originalité.
Il a écrit et dessiné pour les adultes et les enfants, des histoires complètes d’un strip, d’une planche ou de cinq cent, des pastiches de genre survoltés ou des illustrations intimes et contemplatives, de simples pochades et des expérimentations raffinées. On pourrait s’y perdre. Mais, au fil des ans, on se repère sans mal dans la production monstrueuse de Trondheim et on y retrouve, sous mille formes et formats différents, les mêmes obsessions.
Par contraste avec l’immensité de l’œuvre, elles tiennent presque toutes au refus de toute grandeur.

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Analyses
7 janvier 2020

sur le motif

[Janvier 2020]

Lewis Trondheim est un auteur opiniâtre et volontaire, animé par un souci constant d’autoamélioration du niveau de ses réalisations comme auteur de bandes dessinées. S’il n’est pas besoin de rappeler l’épreuve initiale qu’il s’était infligée, de dessiner 500 pages à titre d’exercice, pour apprendre à dessiner (il en sortit Lapinot et les carottes de Patagonie, soit bien plus qu’un exercice), on sait moins qu’il n’avait entrepris le blog des Petits Riens que dans le but d’apprendre à mettre ses dessins en couleur.

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Analyses
7 janvier 2020

les formidables aventures du second degré.formes et fonctions de l’ironie chez lewis trondheim

[Janvier 2020]

A première vue, Lewis Trondheim est un sujet de choix lorsqu’on s’intéresse à l’ironie en bande dessinée : c’est un « artiste quelque peu contradictoire » (expression utilisée par Loïc Massaïa en introduction de son entretien avec Trondheim sur le site du9.org), qui porte un masque d’oiseau grognon pour raconter son quotidien plus ou moins aventureux et dont les œuvres, malgré la recherche de simplicité formelle qui les caractérise souvent, ne s’adressent pas à un public enfantin ou ignorant des codes de la bande dessinée. On peut également hésiter quant au degré de « sérieux » de sa pratique artistique : entre exploration avant-gardiste, anecdotes autobiographiques et aventures parodiques, sa palette est large, et dans nombre d’albums, c’est bien la lecture au second degré qui permet d’apprécier à la fois le propos, l’élaboration formelle et l’humour de cet auteur.

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