Dossier - Traduire la bande dessinée
L’internationalisation du marché de la bande dessinée est un phénomène marquant de ces dernières décennies. La traduction des œuvres est devenue un enjeu majeur de l’activité éditoriale. Pourtant, le traducteur reste trop souvent un inconnu du public, et les enjeux spécifiques à la traduction de bandes dessinées peu discutés. Ce dossier pose quelques premiers jalons, en donnant la parole à quelques-uns de ces ouvriers du texte, confrontés aux œuvres les plus difficiles.
Traduire les classiques ?
Nous livrons ici quelques réflexions à bâtons rompus sur la traduction des classiques de la bande dessinée. Il ne faut pas chercher dans nos propos une visée scientifique, et nous ne prétendons nullement être le modèle et le parangon des traducteurs. Il faut lire ce qui suit comme les réflexions d’un honnête artisan de la bulle, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas deux artisans qui s’accordent sur les finesses de leur métier, de sorte qu’il est à parier que nos aperçus éveilleront chez des collègues chevronnés toutes sortes de protestations.
Traduire chris ware
Je ne connaissais pas Chris Ware quand on m’a fait lire Jimmy Corrigan. Cri du cœur : « Je n’aimerais pas être celui qui va traduire ça. » C’était avant qu’on me le propose. C’est un honneur, et un défi, qui ne se refusent pas.
Questions au traducteur de "watchmen"
On relira ici un bref entretien avec Jean-Patrick Manchette, auquel on doit la formidable traduction du chef-d’œuvre de Moore et Gibbons.






