À l’occasion de l’exposition que lui consacre la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image pour ses 30 ans, nous republions ce texte paru dans la revue Bédéphile qui traitait alors de la notabilisation de Titeuf auprès des institutions culturelles. Lors de ses premières parutions, Titeuf semble plutôt cibler le public de jeunes adultes. La réception du lectorat en fera une série majeure pour les adolescents et adolescentes des années 1990-2000, avec un décalage dans le temps. D’abord dénoncée comme une série vulgaire, Titeuf s’est imposée au fil du temps comme une série phare, jusqu’à être recommandée par les instances les plus officielles et désormais exposée dans les musées. De l’album en noir et blanc à la Cité des sciences, le héros de Zep a petit à petit franchi les étapes du licencieux vers le classique, sans cesser d’aborder frontalement des sujets brûlants, alors relativement rares dans la BD jeunesse franco-belge.