[Janvier 2008]
Les bandes dessinées de Blutch se nourrissent, de façon singulière, de signes, de figures, d’idées (d’abstractions), empruntés à d’autres domaines « de création » (on devrait dire à tous les domaines, presque sans exception). Mais elles ne procèdent d’aucun mimétisme ; le passage, le déplacement d’un lieu à l’autre, altérant l’original, l’agrégeant à d’autres, construit un nouvel espace-temps, matérialise une nouvelle forme ‒ de la « pure bande dessinée » qui ne serait en aucun cas de la « bande dessinée pure ».