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Analyses
21 novembre 2017

mouler démouler : un amoralisme jubilatoire

[Novembre 2017]

« Mouler démouler » : ce titre étrange est celui d’une histoire en 9 pages qui donne son titre à un album édité par l’autrice en 1996 (un recueil d’une vingtaine d’histoires), et en constitue l’ouverture.
Bretécher, qui ne se consacrera plus, ensuite, qu’à Agrippine, s’intéresse déjà ici aux ados, à leur place au sein de la cellule familiale et à la difficile communication entre eux et les parents. Cette histoire me servira ici d’échantillon pour tenter de dégager quelques ressorts du comique bretécherien.

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Dictionnaire
13 novembre 2017

super-héros

Pour le fandom, la bande dessinée de super-héros naît « officiellement » avec la création de Superman, en juin 1938, dans le premier numéro du comic book Action Comics, publié par la firme Detective Comics.
Ainsi envisagé stricto sensu, le super-héros est un personnage « indigène » de la bande dessinée, il ne se comprend qu’à l’intérieur du média qui va populariser le concept, l’incarner graphiquement et le faire fructifier jusqu’à ce qu’il se confonde avec un de ses genres les plus féconds. 
Mais l’idée du surhomme est en réalité beaucoup plus ancienne, et si le super-héros dessiné présente certains traits originaux (question qui est proprement l’objet de cet article), il n’en puise pas moins ses racines dans des traditions multiples et hétérogènes, dans la mythologie et dans la littérature. On peut distinguer à cet égard la mythologie gréco-romaine, les sources bibliques et le merveilleux chrétien, et enfin une littérature d’aventures remontant au tout début du XXe siècle américain.

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Dictionnaire
8 novembre 2017

poche [format de]

En littérature française, la réédition au format de poche existe depuis le dix-neuvième siècle. C’est en effet en 1838 que Gervais Charpentier entreprend de publier des classiques à prix réduit et à un format in-18. Les principes modernes de cet objet ont été définis par les éditions Hachette pour la collection du “Livre de Poche” au début des années 1950 : impression brochée et accès à la grande distribution. Ce label, inspiré par les éditeurs anglo-saxons, est ensuite imité par tous les concurrents, au point que l’édition traditionnelle devient tributaire des droits dérivés promis par le poche.
Cette économie spécifique a fait rêver certains bédéphiles. Elle pouvait d’abord procurer à la bande dessinée une rentabilité financière nouvelle. Les collections de poche ont aussi permis de constituer un corpus de référence en littérature et en sciences humaines, et elles promettaient de rendre tout aussi accessible, durablement et massivement, un fonds classique du neuvième art. Plus immédiatement, ces poches devaient aussi amener à l’édition de bande dessinée un nouveau public populaire, en étant distribués ailleurs qu’en librairie, dans les maisons de la presse et les kiosques de gare.
Cependant, la bande dessinée de poche a toujours conservé une marginalité exceptionnelle dans l’édition française, même si des expériences ont lieu presque en continu depuis les années 1960. C’est que plusieurs obstacles esthétiques et économiques s’y opposent. Pour une tradition fondée sur le grand format et la couleur, la réduction implique un renversement des valeurs qui ne va pas de soi. Le poche littéraire, déjà, avait dû envisager d’abréger les écrits et la mention « texte intégral » ne s’est imposée que tardivement ; mais la question est autrement plus douloureuse quand il s’agit d’adapter une narration visuelle. D’autre part, le marché du poche est fondamentalement différent de l’industrie historique de la bande dessinée. Le premier est construit sur des collections très générales avec des livres indépendants, que les lecteurs achèteront sur leur renommée ou sur celle de leur auteur ; la seconde repose sur une logique de série entretenue par des nouveautés et dynamisée par des personnages. Pour ces deux raisons, les tentatives de collections de bande dessinée de poche ont toujours hésité entre le modèle canonique de l’édition généraliste et les logiques propres aux fictions populaires. Leur histoire permet aussi d’évaluer la distance entre les deux marchés et leur rapprochement.

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Analyses
31 octobre 2017

les mères sans enfant de claire bretécher :la maternité en question au seuil des années 1980

[Novembre 2017]

En 1982, Claire Bretécher publie Les Mères, un album autoédité réunissant des planches initialement parues dans Le Nouvel Observateur. Dans cette œuvre, elle s’attaque au sujet de la grossesse, état de femme habituellement peu traité dans les arts visuels et auquel elle réserve un traitement particulier.

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30 octobre 2017

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