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Analyses
10 juin 2020

labilité infernale du dessin : à propos du {conte démoniaque]

[Juin 2020]

Conte démoniaque, d’Aristophane (L’Association, 1996), jouit d’une reconnaissance peu commune dans le cercle des amateurs de bande dessinée. Ce prestige atteste la singularité de cette œuvre hors-norme entourée d’une aura de mystère : bien que publiée en 1996, sa complexité, aussi bien narrative que graphique, invite à une expérience de lecture déroutante qui n’a rien perdu de sa force et qui continue encore aujourd’hui de désarçonner. Denses, sombres et brutales, ces planches révèlent l’impétuosité d’un jeune auteur engagé dans une réalisation ambitieuse et transgressive. Elles concentrent ses fébrilités, sa ténacité, sa maturation et sa capacité à toujours rester sur le fil du rasoir, à savoir constamment se mettre en danger pour se renouveler, se réinventer et ne surtout pas tomber dans le maniérisme ou le savoir-faire.

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Analyses
10 juin 2020

la fin des temps

[hiver 1996-1997]

Conte démoniaque est sorti à L’Association fin janvier 1996. Projet commencé dès 1992, Conte démoniaque est, pour l’heure, sans doute l’œuvre la plus colossale d’Aristophane, puisqu’elle ne fait pas moins de 300 pages. On aura pu observer une cinquantaine de planches originales lors de l’exposition « Anges et Démons » au C.N.B.D.I. durant le Salon de la Bande Dessinée 94 à Angoulême. À part Lapinot et les carottes de Patagonie de Lewis Trondheim chez le même éditeur, il n’y a pas, à ma connaissance, d’ouvrage aussi imposant en bande dessinée.

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Chroniques
10 juin 2020

authenticité narrative et maladies de la recherche

[Avril 2020]

Mark Singer, Breaking the frames. Populism and prestige in Comics Studies, The University of Texas Press, 2019.

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Chroniques
10 juin 2020

lecture duelle

[Mars 2020]

Gaby Bazin, Lettrages & Phylactères. L’écrit dans la bande dessinée, Gap, Atelier Perrousseaux, 2019.

Ce livre est issu d’un mémoire que l’autrice a soutenu quand elle était étudiante au département d’Image Imprimée de l’école des Arts décoratifs, à Paris. Il propose un « voyage buissonnier » à travers l’histoire des rapports texte-image, question qui déborde le champ de la bande dessinée pour s’étendre à l’illustration, le graphisme, l’édition, la peinture, le cinéma ou la photographie.

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Chroniques
10 juin 2020

95.affaires de style

[Janvier 2020]

Benoît Berthou et Jacques Dürrenmatt (dir.), Style(s) de (la) bande dessinée, Classiques Garnier, 2019.

Le titre n’est pas sans afféterie, le prix (47 €) paraîtra à beaucoup dissuasif, et la collection est peu diffusée. Cela fait beaucoup de raisons pour que cet ouvrage passe inaperçu des amateurs de bande dessinée, ce qui serait dommage. Car il s’attaque à un sujet qui constitue jusqu’ici l’un des impensés de la théorie du 9e Art, la question du style, et il le déplie avec systématisme, l’abordant par toutes sortes de côtés, avec le concours de près de vingt collaborateurs, parmi lesquels Julien Baudry, Xavier Guilbert, Jessica Kohn, Sylvain Lesage et Catherine Mao, pour ne citer que ces quelques noms.

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