Soirée spéciale entre aventure éditoriale et patrimoine de la bande dessinée : rencontres avec des auteurs Delcourt et remise des dons des Amis du Musée de la bande dessinée
Création, histoire et patrimoine sont au programme de cette soirée à la Cité. À l’occasion de l’exposition « L’aventure éditoriale. Delcourt, 40 ans au rythme du 9e art», Turf, Mazan et Alain Ayroles reviendront sur leur aventure angoumoisine, avant que les Amis du Musée de la bande dessinée ne présentent leurs nouveaux dons destinés à enrichir les collections de la Cité. Les histoires de la bande dessinée ne s’arrêtent pas à la dernière planche : elles continuent à vivre dans les collections. À travers leurs dons, les Amis du Musée de la bande dessinée contribuent à cette transmission. Cette soirée sera l’occasion de mettre à l’honneur leur engagement, aux côtés des auteurs qui enrichissent aujourd’hui le patrimoine de la Cité.
Parmi les dons à découvrir : Thibault Descamps, Rémi Farnos, Jean Frisano, Cécile Chicault, Bryan Talbot, Benjamin Rabier, Art Spiegelman, Adjim Danngar et Alain Paillou.
18h - Rencontre avec Alain Ayroles, Mazan et Turf
C’est une histoire dans l’histoire des 40 ans de Delcourt : celle d’une « bande angoumoisine » dont Guy Delcourt aime rappeler combien elle a compté dans la construction de la maison. Alain Ayroles, Turf et Mazan ont partagé une ville, une génération, des amitiés et une formidable effervescence créative, tout en développant des œuvres profondément différentes. Cette rencontre sera l’occasion de revenir sur cette aventure collective, les débuts, les complicités et les influences croisées, mais aussi sur les chemins empruntés depuis par chacun d’eux.
19h - Remise des dons des Amis du Musée de la bande dessinée, suivie d’un cocktail
La soirée se poursuivra avec la remise officielle des dons des AMBD, comprenant une trentaine de planches et plus de cinquantes imprimés, destinés à enrichir les collections de la Cité. Parmi ces dons figurent notamment des œuvres et documents offerts par des auteurs présents lors de cette soirée Adjim Danngar, Cécile Chicault, Pierre Mazan, Jean-Charles Poupard, Thibault Descamps - Rémi Farnos et Alain Paillou (à confirmer).
Les Amis du Musée de la Bande Dessinée
L’association des « Amis du Musée de la Bande Dessinée » d’Angoulême apporte une contribution essentielle à l’enrichissement des Fonds patrimoniaux de la Cité, à savoir la collection du Musée et celle de la Bibliothèque patrimoniale. Leur soutien est constant pour permettre à la Cité de poursuivre ses missions d’établissement de référence dans l’univers de la bande dessinée.
L’association des AMBD est ouverte à tous, rejoignez-la.
À partir de 19h45 - Dédicaces
La soirée se terminera par une séance de dédicaces avec l’ensemble des auteurs présents.
Rencontres avec les auteurs de l’exposition "L’aventure éditoriale. Delcourt, 40 ans au rythme du 9e art"
Alain Ayroles
Né en 1968 dans le Lot, Alain Ayroles rencontre aux Beaux-Arts d’Angoulême ses futurs complices Bruno Maïorana et Jean-Luc Masbou. Leur passion commune des jeux de rôles lui inspirera le scénario de Garulfo, bondissant conte de fées satirique dessiné par le premier, et celui de De Cape et de Crocs, comédie d’aventures empreinte des classiques du XVIIe siècle, qu’il confie au second. Scénariste doté d’un sens aigu du dialogue et de la mise en scène, Alain Ayroles aime retourner aux sources des grands récits, pour mieux les détourner. Il revisite ainsi, avec le dessinateur Luigi Critone, l’épopée viking dans l’album Sept missionnaires, puis retrouve Bruno Maïorana, pour la trilogie D, une ténébreuse histoire de vampires, à la fois novatrice et fidèle aux canons du genre. C’est au roman picaresque espagnol auquel il s’est le plus récemment essayé, avec le récit fleuve dessiné par Juanjo Guarnido et paru en 2019 : Les Indes fourbes.
© Vollmer-Lo
Mazan
Mazan est né le 24 février 1968 à Périgueux. Son Bac en arts plastiques en poche, il poursuit ses études aux Beaux-Arts d’Angoulême, en section bande dessinée. Ses premiers travaux sont publiés dans le collectif Les Enfants du Nil. Il débute à la fin des années 80 une prolifique collaboration avec les Éditions Delcourt, avec sa première série L’Hiver d’un monde. Le Festival d’Angoulême le récompense en 1992 de l’Alph-Art coup de cœur et de celui du Public. Suivent plusieurs séries et one-shot comme auteur complet : Le Vaillant Petit tailleur, Apprendre à frissonner, Les Aventures de Philibert, dont le tome Dans l’Cochon tout est bon est récompensé à Angoulême en 2001 par le Prix Tournesol. Il écrit également des récits pour Je Bouquine (Bayard), dessine le premier tome de Donjon Monsters et participe à plusieurs collectifs, toujours chez Delcourt. En 2005, il entame le dessin de la série Khéti, fils du Nil, avec sa compagne Isabelle Dethan au scénario, puis illustre deux livres jeunesse d’inspiration asiatique : Ulùpi, princesse chipie et Le Voyage de la princesse Ulùpi, chez Gulf Stream.
© Vollmer-Lo
Turf
Né à Marseille en août 1966, Turf doit sa vocation à la découverte à 18 ans de sa première bande dessinée adulte, Les Passagers du vent de Bourgeon. Il abandonne ses études d’architecture (qui lui ont permis de développer son sens aigu de la perspective et du décor) pour intégrer les Beaux-Arts d’Angoulême, dont il ressort trois ans plus tard diplôme et mention en poche. Après un passage éphémère dans le monde de l’animation, Turf se lance dans le 9e art en cosignant avec Joël Mouclier le premier tome de la série Les Remparts d’écume, dont il réalise également le story-board. Il faudra attendre 1993 pour que paraisse le premier album de La Nef des fous, sa réalisation artistique majeure. On y découvre toute l’étendue de ses talents de conteur précis, mais également de dessinateur minutieux et de coloriste brillant. En 2009, après dix-sept années de constantes créations autour du monde unique qu’il a façonné, Turf a finalement livré tous les secrets de sa Nef dans un septième album, Terminus. Outre les quelque 377 planches qui constituent sa série, Turf n’a eu de cesse d’enrichir cet univers d’affiches, d’ex-libris, de statuettes, de puzzles et de cartes postales pour le plaisir de ses lecteurs. En 2011, il entame un diptyque au titre provocateur, Magasin sexuel, dans lequel il s’amuse des réactions d’un petit village confronté à l’arrivée d’un sex-shop ambulant. Un univers drôle, coloré et attachant comme seul Turf sait les créer.
© Olivier Roller






