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la planche de la semaine

Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir une planche remarquable issue de la collection du musée, ou une planche inédite.

Le procédé Hozoom d’IGS-CP vous permet d’agrandir des détails de la planche grâce à sa loupe interactive, ou encore d’afficher le résultat en plein écran.

[titre inconnu], d'alex barbier

collection du musée de la bande dessinée

Peintre autant qu’auteur de bande dessinée, Alex Barbier est publié depuis bientôt quarante ans. Né en 1950, il suit des études artistiques et devient brièvement enseignant au début des années 1970 (il est renvoyé par l’Éducation nationale).
Ce sont Gébé et Wolinski qui lui donnent sa première chance en le publiant dans Charlie Mensuel et Hara Kiri. Il dessine deux longs récits (Lycaons, Le Dieu du 12) qui font l’objet d’édition en albums, marquant les lecteurs et la critique de l’époque. Au cours des années 1980, il s’éloigne de la bande dessinée (ou peut-être est-ce la bande dessinée qui s’éloigne de lui) et se consacre à la peinture, avant de revenir au neuvième art à la moitié des années 1990. Depuis cette date, il produit avec plus ou moins de régularité des albums qui sont pour la plupart édités par le label franco-belge Fremok.
La planche que nous présentons aujourd’hui est tout à fait représentative du style d’Alex Barbier et de l’atmosphère de ses histoires.
Fort justement rapproché de Francis Bacon, mais aussi à James Ensor, Chaïm Soutine et plus lointainement Edward Hopper, l’œuvre d’Alex Barbier se situe aux antipodes des canons esthétiques de la bande dessinée franco-belge classique (bien que Barbier déclare vouer une admiration immense à Hergé et à son œuvre). On peut penser également, en lisant Alex Barbier au William Burroughs de Queer ou aux œuvres d’Hubert Selby Jr. Ses histoires, qui mêlent violence sociale et sexualité, jouent sur un fantastique débarrassé de tout folklore gothique et mettent en scène des personnages au statut incertain qui se livrent à des actes troubles et violents.
Dans l’exposition Cent pour cent présentée au musée de la bande dessinée en 2010, l’auteure espagnole Laura avait choisi de rendre hommage à Barbier en proposant une réinterprétation de cette planche.


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