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hasta la vista

Belgique - 2011 - 1h53
film - version originale sous-titrée en français
de

Geoffrey Enthoven

scénario : Pierre De Clercq
direction de la photographie : Gerd Schelfhout
avec : Robrecht Vanden Thoren (Philip), Gilles De Schrijver (Lars), Tom Audenaert (Jozef), Isabelle De Hertogh (Claude), Karlijn Sileghem (mère de Lars), Johan Heldenbergh (père de Lars), Kimke Desart (Yoni), Katelijne Verbeke (mère de Philip), Karel Vingerhoets (père de Philip)
séances : semaine du mercredi 7 mars 2012
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séances : semaine du mercredi 14 mars 2012
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séances : semaine du mercredi 21 mars 2012
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séances : semaine du mercredi 28 mars 2012
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synopsis

Trois jeunes d’une vingtaine d’années aiment le vin et les femmes, mais ils sont encore vierges. Sous prétexte d’une route des vins, ils embarquent pour un voyage en Espagne dans l’espoir d’avoir leur première expérience sexuelle. Rien ne les arrêtera… Pas même leurs handicaps : l'un est aveugle, l'autre est confiné sur une chaise roulante et le troisième est complètement paralysé... Trois jeunes "intouchables" qui veulent être "touchés" ; comme c'est "touchant".

notes de production

C’est en attendant dans un multiplexe pour faire une master class à Montreal que le réalisateur français Claude Lelouch a découvert Hasta la vista. Il est entré par hasard dans une salle, et s’est laissé saisir par le film : prendre un tel pied en découvrant un film auquel je ne m’attendais pas m’était rarement arrivé, se remémore-t-il. Rentré en France, il a décidé de le distribuer, via sa société Les Films 13, pour que le public français ait la chance de le découvrir.

Hasta la vista amasse les récompenses ! Le film a reçu pas moins de trois prix au Festival du film de Montréal : Grand Prix des Amériques, Prix du Public et Prix du Jury Œcuménique. Il a également remporté le Prix d’Epi d’or, le Prix de la Jeunesse au Festival Seminici de Valladolid 2011, et le Prix du Public au Festival Québec 2011.

Le film est inspiré de l’histoire d’Asta Philpot, un citoyen américain né avec une maladie congénitale : l’arthrogrypose, une maladie handicapante, irréversible, évolutive qui contracture progressivement les articulations. Après avoir entendu parler d’une maison close munie d’un accès pour fauteuil roulant en Espagne, il a visité l’endroit et y a perdu sa virginité. Bouleversé par l’expérience, il a décidé d’organiser des voyages avec d’autres personnes éprouvant les mêmes difficultés pour trouver une relation amoureuse ou sexuelle en raison de leur handicap physique. Il a également fondé L’Asta Philpot fondation qui prône le droit à une vie sexuelle active pour les personnes handicapées.

Pour son réalisateur Geoffrey Enthoven, Hasta la vista est avant tout un film sur l’amour, l’amitié inconditionnelle et la luxure. Une volonté apparemment comprise par le public, car lors des premières projections, les spectateurs questionnés ont préféré choisir l’amitié comme thème central du film, à la place du handicap.

L’histoire d’Asta Philpot, l’Américain handicapé qui a inspiré le film, avait auparavant fait l’objet d’un documentaire anglais, For one night only. Ce documentaire, liant habilement humour et émotion, a bien aidé le réalisateur Geoffrey Enthoven au moment où il a cherché à convaincre ses producteurs sceptiques à l’idée de produire un film sur un sujet aussi délicat.

Hasta la vista est le 5ème film de Geoffrey Enthoven, également réalisateur de clips, de pubs et de séries télévisées. Il a mis en scène la totalité de ses films sous l’égide de Fobic Films, la société de production qu’il a créée avec son ami de longue date Mariano Vanhoof.

Pour son réalisateur Geoffrey Enthoven, Hasta la vista est plus qu’un film, c’est un témoignage vital pour tous les handicapés : nous vivons tous dans un corps, qui autant que notre esprit, a besoin de tendresse, d’affection, de détente et de passion. Pour nous c’est évident, mais pour ceux qui en raison d’un handicap physique n’ont aucun contrôle sur leur propre corps, il est une cause de profonde frustration, explique-t-il.

Claude Lelouch se rappelle de sa première vision de Hasta la vista : au fur et à mesure que je le découvre, une seule question me taraude : comment un sujet aussi casse gueule que le handicap peut-il être si justement abordé ? J’ai un coup de cœur. Un coup de foudre, même. Ce petit film ne ressemble à aucun autre, explique t-il, en poursuivant : il possède les vertus qui font de lui un grand film. Ses personnages nous font passer du rire aux larmes et transforment le spectateur que je suis en type bipolaire mais pas dupe. Le temps d’un road-movie initiatique à bien des titres, je finis par fredonner la chanson du film "Et si tu n’existais pas" avec les personnages. Et quand je me relève de mon fauteuil, je me dis qu’ils existent, heureusement. Et que j’ai une furieuse envie de crier sur tous les toits : Hasta la vista !

Le réalisateur Geoffrey Enthoven est un habitué des sujets sensibles. En effet, avant de réaliser Hasta la vista, il a mis en scène l’histoire d’un groupe de R’n’B’ composé d’octogénaires atteintes d’Alzheimer, intitulé The Over the hill band.

Geoffrey Enthoven
Né le 6 mai 1974 à Wilrijk (Belgique).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_Enthoven

extrait(s) de presse

Cinénews - Geoffrey Enthoven peut être fier de son drame...
aVoir-aLire - "Hasta la vista" est un road-movie parfaitement calibré qui marche comme sur des roulettes pour le spectateur lambda grâce au parfait dosage entre humour et émotion...