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un monde

Belgique - 2021 - 1h15
sorti en France le 26 janvier 2022
film - film francophone
de

Laura Wandel

avec : Maya Vanderbeque, Günter Duret, Karim Leklou
séances : semaine du mercredi 26 janvier 2022
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
19:30
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21:00
18:45
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séances : semaine du mercredi 2 février 2022
mercredi 2 jeudi 3 vendredi 4 samedi 5 dimanche 6 lundi 7 mardi 8
17:45
19:30
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17:15
15:45

synopsis

Nora entre en primaire lorsqu’elle est confrontée au harcèlement dont son grand frère Abel est victime. Tiraillée entre son père qui l’incite à réagir, son besoin de s’intégrer et son frère qui lui demande de garder le silence, Nora se trouve prise dans un terrible conflit de loyauté. Une plongée immersive, à hauteur d’enfant, dans le monde de l’école.
- voir la bande annonce

notes de production

Thématique de l’enfance
Laura Wandel explique pourquoi elle a choisi de se centrer sur l’enfance dans son premier long métrage : "C’est le moment des premières découvertes, où la vie et les relations se vivent de manière très intense. C’est à ce moment que notre paysage intérieur se dessine et se construit. L’entrée à l’école influence ce paysage qui détermine bien souvent notre vision du monde en tant qu’adulte. En plus d’y apprendre à lire et à écrire, c’est surtout le rapport à l’autre qu’on y explore. J’ai donc choisi l’école, et surtout la cour de récréation, car c’est une micro-société. Dans l’école, il y a un véritable enjeu d’intégration."

Observation

En amont du tournage, Laura Wandel a observé des cours de récréation pendant plusieurs mois. La réalisatrice y a décelé une notion de territorialité : "En Belgique, la plupart des cours d’école sont occupées par des terrains de foot, ce qui laisse très peu d’espace pour ceux et celles qui n’y jouent pas. Dans une cour de récréation, chacun essaye de prendre sa place, mais ne dispose pas des mêmes forces pour le faire."

Réalisation immersive
Très tôt, Laura Wandel a opté pour une mise en scène immersive pour être au plus près de ce que vit et ressent le personnage de Nora, afin que le spectateur se projette dans cette histoire et y projette des éléments de son propre vécu. La cinéaste explique :

"Le spectateur n’a accès qu’à ce à quoi Nora a accès. Il n’y a pas d’autre point de vue que le sien. Les limites du cadre délimitent la perspective de son regard. Tout est au service de Nora, de sa perception. Donc, dans le film, on ne perçoit que des bribes de corps, d’espaces, tout est diffus, à hauteur d’enfant."

"L’école est perçue comme une sorte de monstre qui peut avaler Nora. Cette sensation passe aussi par le son. Il n’y a rien de plus assourdissant qu’une cour de récréation, et ce bruit est aussi une forme de violence. Les enfants extériorisent leur joie, crient, ce qui est une façon de conquérir sa place."