ham on rye - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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ham on rye

Etats-Unis - 2019 - 1h26
sorti en France le 8 décembre 2021
film - version originale sous-titrée en français
de

Tyler Taormina

avec : Haley Bodell, Cole Devine, Lori Beth Denberg, Danny Tamberelli, Aaron Schwartz (II), Clayton Snyder, Dan Jablons, Audrey Boos, Sam Hernandez, Laura Wernette, Gabriella Herrara, Adam Torres, Luke Darga, Blake Borders, Timothy Taylor, Gregory Falatek, David Croley Broyles, Henry Nolin, Hal Rothwell, Grant McLellan
séances : semaine du mercredi 12 janvier 2022
mercredi 12 jeudi 13 vendredi 14 samedi 15 dimanche 16 lundi 17 mardi 18
16:45
18:45
19:00
19:15
15:30

synopsis

Tous les adolescents de la ville natale de Haley s’habillent pour ce qu’on appelle “ le jour le plus important de leur vie...” Avec une excitation nerveuse, ils effectuent un pèlerinage à travers la ville, attirés par un destin inconnu. Haley marche d’un pas plus réticent, sceptique quant à la tradition et à l’étrange rite de passage à l’âge adulte qui les attend à leur destination. Les groupes d’adolescents se rejoignent enfin chez Monty, le fast-food local, pour une cérémonie surréaliste de nourriture, de danse et d’angoisse romantique qui déterminera le cours de leur vie pour toujours.
- voir la bande annonce

notes de production

Un cadre indéfini
S’il a été tourné à Los Angeles, le film ne se situe pas dans une ville précise. Le réalisateur a fait en sorte que le cadre géographique ne soit pas identifiable et puisse renvoyer à n’importe quelle banlieue. Il a d’autant plus été frappé de constater à quel point tant de banlieues se ressemblent : « Il y a une homogénéité contemporaine qui constitue en soi une strate d’oppression supplémentaire. La transgression devient encore plus difficile à cerner quand toute une génération mondiale semble avoir suivi le même chemin vers la gentrification des villes. Dans ce cas précis, la transgression consiste malheureusement à rester chez soi avec sa famille. C’est un tabou qui me pèse lourdement. Je pense même que c’est ce qui m’a forcé à partir de chez moi. »*
Diptyque
Le scénario du film se découpe en deux parties, la rupture entre les deux marquant la fin de l’enfance. « Enfant je rêvais de porter des bretelles pour paraître plus âgé. Devenus adolescents, mes amis et moi, on fantasmait sur toutes les villes où on aimerait habiter après avoir quitté le nid. Il y avait la puissance de l’excitation qui nous projetait hors de la jeunesse, dans l’inconnu. Le récit en deux parties est, je pense, l’expression du crève-cœur que j’ai ressenti en m’apercevant que j’étais passé de l’autre côté »*, raconte le réalisateur.
Un casting de jeunes premiers
La majorité des acteurs du film n’avait jamais fait de cinéma avant Ham on Rye. Il n’y avait pas de directeur de casting, l’équipe s’est rendue dans plusieurs agences de Los Angeles et a auditionné plus d’un millier de jeunes. Sur le tournage, le réalisateur ne leur expliquait rien et ne leur faisait lire que les pages qui les concernaient, à l’exception de Cole Devine, qui interprète Sloan. « Ils étaient entièrement ouverts à ce qui allait se passer. [...] Il était capital pour moi de découvrir à quel point chacun d’eux avait conscience de la mécanique du monde. »*
*Extraits d’une interview accordée à Jordan Cronk pour filmcomment.com

extrait(s) de presse

Les cahiers du cinéma - Si le plaisir que suscite Ham on Rye tient pour partie à la façon dont il charge d’étrangeté les clichés du teen movie, sa véritable beauté émane de l’attention portée à des figures périphériques.
Culturopoing.com - Ham on Rye est certainement réussi en cela : incertain, blotti dans sa petite bulle ouatée à la léthargie onirique, discrètement surréaliste, il recèle en lui une douceur empoisonnée dans laquelle il n’est pas si désagréable de se perdre.
Les Fiches du Cinéma - Une comédie aussi féroce que subtile et oppressante.
Les Inrockuptibles - Ham on Rye se déplie comme une énigme en trois parties, qui se jouent de leurs différences de ton : après le cocon référencé du premier chapitre et la transe musicale du deuxième, le film s’achève sur un effet gueule de bois.
Télérama - ut se passe comme si Tyler Taormina, jeune cinéaste, avait le don de réenchanter l’imagerie adolescente en lui inoculant une forme d’innocence perdue.