les délices de tokyo - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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les délices de tokyo

An
Japon, France, Allemagne - 2015 - 1h53
sorti en France le 27 janvier 2016
Un Certain regard Cannes 2015 - Prix Jean Lescure des cinémas art et essai (ex æquo avec "La Tortue rouge") La Rochelle 2015 - inédit à Angoulême
film - version originale sous-titrée en français
de

Naomi Kawase

scénario : Naomi Kawase
d'après l'oeuvre de : Durian Sukegawa
direction de la photographie : Shigeki Akiyama
musique ou chansons : David Hadjadj
avec : Kirin Kiki (Tokue), Masatoshi Nagase (Sentaro), Kyara Uchida (Wakana)
séances : semaine du mercredi 21 mars 2018
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
18:30*
séance spéciale :
* séance suivie d’un débat animé par Jean-Pierre Longeat - tarif unique 3,50 €

synopsis

Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits ("An"). Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable...

notes de production

Les Délices de Tokyo est l’adaptation du livre An, écrit par Durian Sukegawa. Un auteur qui jouait déjà dans l’un des précédents films de Naomi Kawase, Hanezu, l’esprit des montagnes. Avant même l’écriture de l’ouvrage, Sukegawa en confia l’histoire à la cinéaste, qui fut touchée une fois le roman fini par la précision avec laquelle Durian Sukegawa décrit ce qui est invisible dans la vie. Elle décida alors d’en tirer un film.
(1) http://www.culture-tops.fr/critique-evenement/livres/les-delices-de-tokyo#.WqBL03wiFdg
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanezu,_l%27esprit_des_montagnes

Naomi Kawase a écrit Les Délices de Tokyo au sein de la bibliothèque d’un sanatorium dédié aux lépreux (3) et localisé aux alentours de la capitale japonaise. Un endroit idéal pour apporter plus de vérité au récit, la cinéaste ayant longuement discuté avec les patients et s’étant promenée dans la forêt adjacente afin de s’imprégner de la lumière, de l’atmosphère. Au final, Tokue lui rappela même sa mère, décédée trois ans avant le tournage.
(3) Le film a été tourné dans la ville de Higashimurayama, préfecture de Tokyo, où se trouve le véritable sanatorium Tama Zenshōen pour lépreux.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sanatorium_Tama_Zensh%C5%8Den

Kiki Kirin, interprète de Tokue, fut choisie après une discussion avec l’auteur du livre duquel est tiré le long-métrage. Naomi Kawase rêvait de travailler avec Masatoshi Nagase et celui-ci accepta finalement d’endosser le rôle de Sentaro. Enfin, le personnage de Wakana mit du temps à trouver son interprète avant d’être attribué à Kyara Uchida, petite-fille à la ville de Kiki Kirin.

Contrairement à son précédent long-métrage, Still the water (4), Les Délices de Tokyo prend principalement place dans la ville de Tokyo. Un univers urbain qui n’empêche pas de voir les arbres fleurir et qui fait de la nature un lieu nous protégeant, selon la réalisatrice. Ce rôle de bienfaiteur, la nourriture l’endosse aussi et se trouve propulsée au centre du film, comme s’en explique Naomi Kawase : manger apaise mon esprit et me rend heureuse. Je crois qu’en mangeant bien, personne ne peut être en colère.
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film1320

Le film fut présenté en ouverture de la sélection Un Certain regard (5) au Festival de Cannes 2015 (6).
(5) http://www.festival-cannes.com/fr/69-editions/retrospective/2015/actualites/articles/palmares-un-certain-regard-2015-1
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_2015

Avec Les Délices de Tokyo, Naomi Kawase signe un film fort, fin, beau comme on les aime, humaniste, en phase directe avec nos émotions. Tokue, cette femme magnifique, tellement touchante, portant ses cicatrices de vie, nous émeut à chaque plan et nous accompagne longtemps après que l’écran soit redevenu bien noir. La réalisatrice capte le moindre détail (un sourire, des regards complices, une ride, des pétales de cerisier, des haricots qui cuisent, un manteau orphelin, une lettre chiffonnée, un dorayaki (7) abimé, …). Elle nous incite, comme évoqué plus haut, à prendre le temps de regarder le monde, les autres, les objets, la nature environnante, et son pays aussi. Rares sont les expériences aussi savoureuses, poétiques et pleines d’espoir que celle-ci. Le film n’est pas juste à voir, il est à revoir, à goûter et à livrer aux autres, comme un cadeau précieux, à ouvrir avec précaution. Un feuillet malicieusement glissé dans le dvd s’apparente à une fleur de cerisier tombée inopinément : Naomi Kawase nous livre une recette de dorayakis, en distinguant celle de la pâte de haricots confits et celle du pankake, agrémentée de photos et de passages du film, tel le joli La danse des haricots dans la marmite)...
http://www.formatcourt.com/2016/07/les-delices-de-tokyo-de-naomi-kawase/
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dorayaki

Entretiens avec Naomi Kawase
http://cinema.arte.tv/fr/article/les-delices-de-tokyo-de-naomi-kawase
"Les Délices de Tokyo" est votre le film le plus accessible, le plus directement émouvant. Votre projet de cinéma a-t-il changé ?
Il est vrai que, cette fois, l’histoire ne vient pas de moi, alors que j’ai toujours écrit mes scénarios, et j’ai travaillé avec des acteurs professionnels, ce qui n’est pas mon habitude. J’ai également engagé un chef-opérateur qui vient de la publicité, ce que je n’avais jamais fait. On peut donc avoir le sentiment qu’il y a du changement. Moi-même, je n’ai pas changé. Et même le succès ne me changera pas ! Les Délices de Tokyo a fait plus d’entrées au Japon que tous mes autres films, mais je veux rester concentrée sur ce que j’ai envie de créer et me dédier à cela. Je suis maintenant dans la quarantaine et c’est à ce moment-là de la vie que beaucoup de cinéastes sont les plus productifs, les plus créatifs. Je pense que c’est ce qui se passe pour moi...
http://www.telerama.fr/cinema/les-nouveaux-delices-du-cinema-de-naomi-kawase,137535.php
"Les Délices de Tokyo" est tiré d’un roman, alors que la plupart de vos films ont des scénarios originaux. Pourquoi avez-vous choisi d’adapter l’œuvre de Sukegawa Durian et comment avez-vous travaillé avec lui ?
C’est Sukegawa Durian qui m’a contacté et qui m’a demandé d’adapter son roman. Il m’a écrit une lettre, qui disait que si ce livre devait devenir un film, ce devait être réalisé par moi. D’autres réalisateurs étaient intéressés, mais il a insisté pour que ce soit moi. Tout est donc venu de lui et je ne l’ai jamais contacté pour ce projet. Il m’a dit que j’étais libre de faire du roman ce que je voulais pour mon film et de ne pas me soucier de l’œuvre originale. Il y a donc certaines scènes très importantes du livre que j’ai coupé dans le film. Par exemple, dans le roman, il y a un très long échange épistolaire et l’inclure dans le film aurait été assez ennuyeux. J’ai modifié toutes ces parties...
http://eastasia.fr/2016/07/12/dvd-entretien-avec-kawase-naomi-les-delices-de-tokyo/

Naomi Kawase
voir fiche du film Vers la lumière
http://www.citebd.org/spip.php?film2040

Durian Sukegawa
https://www.plathey.net/livres/japon/sukegawa.html

Shigeki Akiyama
http://www.imdb.com/name/nm3954164/

David Hadjadj
http://www.imdb.com/name/nm0352836/

Kirin Kiki
Née le 15 janvier 1943 à Tokyo.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kirin_Kiki

Masatoshi Nagase
Né le 15 juillet 1966 à Miyakonojō.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Masatoshi_Nagase
voir aussi fiche du film Paterson
http://www.citebd.org/spip.php?film1814

Kyara Uchida
http://www.imdb.com/name/nm3887352/

extrait(s) de presse

Elle - "Les Délices de Tokyo" aborde avec légèreté et justesse le thème de la transmission entre générations à travers une magnifique histoire d’amitié...
Paris match - Simples et débordants de sagesse, ces «Délices de Tokyo» se dégustent à petites bouchées, comme des dorayakis (macarons)...
àVoir-àLire - Ce bijou d’émotion et de poésie est peut-être le film le plus accessible de Naomi Kawase.
Culturebox - Dans cette minuscule cuisine, la réalisatrice japonaise nous offre un grand moment de poésie et de cinéma. Bouleversant, tout simplement.
La Croix - "Les Délices de Tokyo" offre d’explorer avec une richesse et une subtilité rares – qui font la profondeur du film et lui octroient sa grâce – ce récit de transmission entre générations.
L'Humanité - Ou comment Naomi Kawase, en partant d’une situation un peu idyllique, sous-tendue par la beauté du décor ambiant (cerisiers en fleur), instille le trouble, et élabore une fable émouvante sur la tolérance et l’amitié. Et ce, sans oublier la dimension épicurienne de l’histoire.
Positif - Ce raffinement s'oppose à la brutalité de la société que dépeint Naomi Kawase. La cinéaste nous raconte la sourde violence de ce monde délicat.
Critikat - "Les Délices de Tokyo" est le film le plus apaisé de Kawase.