fortunata - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > fortunata

fortunata

Italie - 2017 - 1h43
sorti en France le 24 janvier 2018
prix d'interprétation féminine (Jasmine Trinca) Un Certain regard Cannes 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Sergio Castellitto

scénario : Margaret Mazzantini, Francesca Manieri, Sergio Castellitto
direction de la photographie : Gian Filippo Corticelli
musique ou chansons : Arturo Annecchino
avec : Jasmine Trinca (Fortunata), Stefano Accorsi (Patrizio), Alessandro Borghi (Chicano), Edoardo Pesce (Franco), Hanna Schygulla (Lotte), Nicole Centanni (Barbara)
séances : semaine du mercredi 7 mars 2018
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
20:30
16:30
21:00
14:30
18:45
11:00*
16:30
18:30*
séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
* mardi 18h30 dernière séance

synopsis

Fortunata a une vie tourmentée, une fille de huit ans et un mariage raté derrière elle. Elle est coiffeuse à domicile, vit en banlieue, traverse la ville, entre dans les appartements bourgeois et colore les cheveux des femmes. Fortunata se bat tous les jours avec une détermination farouche pour réaliser son rêve : ouvrir un salon de coiffure et prendre en main son destin, conquérir son indépendance et son droit au bonheur. Fortunata sait que pour aller au bout de ses rêves, il faut de la persévérance : elle a pensé à tout, elle est prête à tout...

notes de production

Je m’en sens plutôt orphelin. Orphelin d’Ettore Scola (1), de Mario Monicelli (2), de Marco Ferreri (3), autant de cinéastes qui ont su raconter l’Italie et la représenter mieux que ne l’aurait fait un traité de sociologie. Le tout, avec un souci des détails qui m’émeut encore.
Sergio Castellitto
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1650
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monicelli
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Marco_Ferreri

Le réalisateur Sergio Castellitto revient sur le titre du film, Fortunata : Fortunata est un adjectif qualificatif féminin singulier qui signifie “chanceuse”. Mais c’est aussi le prénom d’une femme. Et surtout un destin. Et il n’est pas dit que ce destin soit mérité. Il y a des hommes dans cette histoire qui ne sont pas d’accord avec l’idée que Fortunata puisse être heureuse.

Fortunata marque la seconde collaboration de suite entre la comédienne Jasmine Trinca et le cinéaste Sergio Castellitto après Nessuno si salva da solo (4).
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nessuno_si_salva_da_solo

Présenté dans la section Un Certain regard (5) du festival de Cannes 2017, Fortunata a remporté le prix de la meilleure actrice grâce à la performance de Jasmine Trinca.
(5) http://www.festival-cannes.com/fr/69-editions/retrospective/2017/actualites/articles/les-prix-un-certain-regard-2017

Dans la continuité des thèmes du cinéma classique Italien, Fortunata est une chronique sociale piquante et intelligente sur un quartier défavorisé ; avec l’arrivée d’autres communauté, élargissant le multiculturalisme de cette société. La réalité sociale italienne et mondiale a beaucoup changé ces dernières années. Le quartier où a été tourné le film a, en effet la plus grande communauté chinoise et musulmane de Rome. En demi-teinte dans le film, les difficultés dues à l’intégration entre toutes ces communautés est visible. Mais l’intégration de l’univers chinois en particulier est utilisé avec humour, comme une blague récurrente tout au long du film. Une ironie, parce que la communauté chinoise à Rome a beaucoup travaillé à renouveler l’idée de la commercialisation de ces quartiers.
Une peinture sociale qui passe également par le paysage, la Rome périphérique filmée d’en haut, avec des plans très larges d’une beauté simple. Des immeubles, des espaces verts, des murs de grosses pierres qui captent la lumière. La mise en scène est sobre, sauf dans les rares scènes plus lyriques qui laissent libre court à la poésie. Toutefois, la peinture de Fortunata passe avant toute choses par les personnages, écrit par Sergio Castellitto et la romancière à succès Margaret Mazzantini. Les personnages sont le véritable fil conducteur du film. Castellitto rend au mot fortune en son sens premier : non pas l’argent, mais cette chance qu’il faut arracher avec les dents si vous n’avez pas gagné au loto et que le destin vous a oublié. Le Rimmel de Fortunata semble être le seul à ne pas changer, il coule un peu. Ce n’est jamais à cause des larmes, mais à cause de la sueur de son travail...
http://www.lequotidienducinema.com/critiques/1646/fortunata

Margaret Mazzantini, qui a écrit tous les scénarios des films de son mari, pourrait cette fois-ci bien faire de l’ombre à un mélodrame de Puccini. Du côté de la réalisation, Sergio Castellitto s’inscrit dans un concept italien du passé, difficile à relancer de nos jours. En d’autres termes, les banlieues populaires tant aimées de Pasolini (6) sont observées depuis les jumelles des balcons de Parioli (7), quartier bourgeois de Rome. Le film pourrait bien étancher la soif émotionnelle d’un large public (il est arrivé en tête du box-office dès sa sortie en Italie hier) grâce à la performance de l’ancienne muse de Nanni Moretti (8) (ainsi que celle de la petite fille), accompagnée d’une musique sur mesure : l’Ode à la joie (9) chantée en chinois, Friday I’m in love (10) des Cure (11), You are my sister (12) d’Antony (13), Have you ever seen the rain (14) de Creedence clearwater revival (15) et pour finir, Vivere (16) de Vasco Rossi (17) : vivre/même si tu es morte à l’intérieur/vivre ou survivre/sans jamais perdre son âme/et combattre…
http://cineuropa.org/nw.aspx?t=newsdetail&l=fr&did=329022
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pier_Paolo_Pasolini
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Parioli
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film1607
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ode_%C3%A0_la_joie
(10) https://www.youtube.com/watch?v=mGgMZpGYiy8
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Cure
(12) https://www.youtube.com/watch?v=S-NziGE6DVY
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_and_the_Johnsons
(14) https://www.youtube.com/watch?v=g4flAZEgtjs
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Creedence_Clearwater_Revival
(16) https://www.youtube.com/watch?v=UI7lFaF_owk
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Vasco_Rossi

Sergio Castellitto
Né le 18 août 1953 à Rome.
Homme orchestre (acteur, scénariste et réalisateur), il est inoubliable dans son rôle de jeune italien angoissé installé en France dans Alberto express...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Castellitto

Margaret Mazzantini
Née le 27 octobre 1961 à Dublin.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Mazzantini

Francesca Manieri
http://www.imdb.com/name/nm3812261/

Gian Filippo Corticelli
http://www.imdb.com/name/nm0181433/

Arturo Annecchino
http://www.imdb.com/name/nm0030317/

Jasmine Trinca
voir fiche du film Contes italiens
http://www.citebd.org/spip.php?film1592

Stefano Accorsi
Né Stefano Lelio Beniamino Accorsi le 2 mars 1971 à Bologne.
Fait ses armes d’acteur de cinéma sous la direction de Pupi Avati et Carlo Mazzacurati...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stefano_Accorsi

Alessandro Borghi
Né le 19 septembre 1986 à Rome.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alessandro_Borghi

Edoardo Pesce
http://www.imdb.com/name/nm3034455/

Hanna Schygulla
Née le 25 décembre 1943 à Königshütte.
Égérie de Rainer Werner Fassbinder dont elle restera l’éternelle Lili Marleen...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanna_Schygulla

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Devant la caméra de Sergio Castellitto, l’actrice Jasmine Trinca crève l’écran en mère célibataire maltraitée par la vie...
Télérama - Le comédien Sergio Castellitto, ­passé depuis des années à la réalisation, réussit son plus beau film : un ­mélo solaire qui oscille entre comédie et drame à l’italienne avec des motifs de tragédie antique (Hanna Schygulla en vieille actrice divaguant)...
Les Inrocks - (...) le film vaut surtout pour l’interprétation de Jasmine Trinca, justement récompensée à Cannes l’an dernier. A contre-emploi des rôles que lui avaient offerts Nanni Moretti ("La Chambre du fils") et Bertrand Bonello ("L’Apollonide"), elle confère à son personnage de cagole une dignité, une profondeur et une aura assez bluffantes...
Première - Volcanique mais tout en nuances, Jasmine Trinca donne âme et épaisseur à Fortunata et permet aux autres personnages d’exister. C’est elle la vraie chance de ce film, l’ancre qui l’empêche de sombrer dans le pompiérisme, la gardienne de sa fantaisie et de sa mélancolie.
Culturebox - Sorte d'hommage à "Mamma Roma" de Pasolini, "Fortunata" est une incursion intime et puissante dans l’Italie qui a du mal à joindre les deux bouts, mais qui, par son volontarisme, parvient à maintenir la tête haute. Un hymne poétique à la rage de vivre, du Sergio Castellitto très inspiré...
Le Quotidien du cinéma - Sergio Castellito s’inscrit donc dans un contexte cinématographique italien du passé, un cinéma de plus en plus rare de nos jours...
Abus de ciné - (...) on garde encore comme repère le bouleversant "Respiro" d’Emanuele Crialese, où Valeria Golino irradiait dans sa quête d’indépendance sur une île-monde entourée par des eaux idylliques...
Avant-scène cinéma - Le film est d’autant plus rafraichissant qu’il semble s’insérer dans une tradition du cinéma transalpin qui nous renvoie à l’époque où un de Sica dirigeait Sophia Loren...