a nos amours - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
musée : pour préserver l’intégrité des œuvres, une température de 20° est requise au sein des espaces d’exposition, aussi prévoyez de vous couvrir pour passer une agréable visite dans nos murs !
accueil > à l'affiche au cinéma > a nos amours

a nos amours

France - 1983 - 1h42
sorti en France le 16 novembre 1983
prix Louis-Delluc 1983 - César 1984 du meilleur film et du meilleur espoir féminin (Sandrine Bonnaire)
film - film francophone
de

Maurice Pialat

scénario : Arlette Langmann, Maurice Pialat
direction de la photographie : Jacques Loiseleux
musique ou chansons : Henry Purcell, Klaus Nomi
avec : Sandrine Bonnaire (Suzanne), Evelyne Ker (la mère), Dominique Besnehard (Robert), Pierre-Loup Rajot (Bernard), Cyril Collard (Jean-Pierre), Maurice Pialat (le père), Anne-Sophie Maillé (Anne), Maïté Maillé (Martine), Christophe Odent (Michel), Cyr Boitard (Luc), Jacques Fieschi (Jacques), Eric Viellard (Henri), Valérie Schlumberger (Marie-France), Pierre Novion (Adrien), Jean-Paul Camail (Angelo), Alexis Quentin (Richard)
séances : semaine du mercredi 16 août 2017
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
18:30*
séance spéciale :
* séance en présence de Dominique Besnehard - rétrospective "Gaumont et merveilles" - tarif 3,50 €

synopsis

Suzanne ne sait que faire de ses 15 ans. Elle les laisse s'écouler le long de ses vacances, qu'elle passe à répéter des scènes d'«On ne badine pas avec l'amour», de Musset, et à faire du voilier avec son frère, Robert. Quand elle s'offre à des garçons, c'est en les choisissant soigneusement parmi des inconnus, sans surtout vouloir se brûler au souffle des sentiments. Ses parents sont fourreurs, à Paris. Le père n'en peut plus. Il le fait violemment savoir à sa femme, accable sa fille de reproches puis prend la porte pour ne plus revenir. Et tandis que la mère, tout à son rêve d'harmonie familiale, continue le processus de destruction de sa famille, Suzanne, désemparée, ne sait plus qui aimer, qui ne pas aimer...

notes de production

Le film doit son existence à la découverte de la jeune Sandrine Bonnaire par Maurice Pialat. Pour cela, il a fallu un extraordinaire concours de circonstances où les deux sœurs de Sandrine ont joué les bonnes fées. L’une répondit à une annonce de casting et envoya ses coordonnées à l’assistant de Pialat puis partit en vacances…. L’autre décida d’y aller à sa place mais insista pour que Sandrine l’accompagne. Seul, le bout d’essai de Sandrine plut à Pialat qui pensa d’abord l’engager pour Les Meurtrières (1), un film que ne se fit pas. Il lui demanda alors de jouer dans Suzanne, seconde version des Filles du faubourg, film qui ne se fit pas non plus mais qui devint A nos amours...
https://www.cineclubdecaen.com/realisat/pialat/anosamours.htm
(1) http://www.cinematheque.fr/article/27.html
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtri%C3%A8res_(film)

Sandrine Bonnaire a présenté sa candidature en pensant faire de la figuration, comme elle l’avait fait dans La Boum (2), pour un projet de film intitulé Les Meurtrières. Maurice Pialat a souhaité proposer le rôle principal et adapté le scénario pour donner un plus grand rôle à son personnage.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Boum

Pour le rôle du frère de Suzanne, Robert, le directeur de casting Dominique Besnehard avait d’abord pensé à Robin Renucci (3) mais Pialat lui a finalement proposé de jouer le rôle lui-même.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Renucci

Dans le scénario initial, le père devait mourir et il n’était pas prévu qu’il revienne au moment de la scène du repas. Maurice Pialat a débarqué dans la scène et a laissé les acteurs improviser dans une situation qu’ils n’avaient pas prévue.
La scène de la fossette devait être la dernière scène entre Suzanne et son père. Lorsque Suzanne s’inquiète de l’œil jaune de son père, cela devait être un indice de la mort prochaine du père

La bande originale du film est signée Klaus Nomi avec le fameux tube emblématique du chanteur The Cold song (4). On remarquera dans la distribution quelques noms exceptionnels : outre la présence de Pialat lui-même, le directeur de casting le plus connu du cinéma français, Dominique Besnehard, tient un des rôles principaux ; Cyril Collard y fait sa seule apparition en tant qu’acteur (hormis son propre film Les Nuits fauves) (5) et on notera également la présence du scénariste Jacques Fieschi. C’est le premier rôle de Sandrine Bonnaire au cinéma
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Cold_Song
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nuits_fauves

Le tournage du film s’étalera sur douze semaines, ce qui est assez confortable pour un film de ce format et permettra au cinéaste de prendre son temps pour tâtonner, filmer des scènes qu’il ne gardera pas au montage, changer ce que le scénario avait prévu au départ. C’est le cas par exemple de la mort du père que Pialat ne gardera
pas - alors que la scène où Suzanne s’inquiète du blanc de son œil est censée l’annoncer - puisqu’il se permettra de revenir sous les yeux éberlués des comédiens. Ainsi, de l’écriture au tournage puis au montage, la méthode Pialat consiste à réinventer constamment le film. À sa sortie, en novembre 1983, le film est salué par la critique. Il recevra le prix Louis Delluc et attirera près d’un million de spectateurs en France. Sandrine Bonnaire, elle, est lancée. Son inoubliable prestation dans Sans toit ni loi (6) d’Agnès Varda ne sera pas sans évoquer sa performance dans le rôle de Suzanne...
https://www.cineligue-hdf.org/cineligue/15/2015_2016/a_nos_amours/a_nos_amours_livret.pdf
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sans_toit_ni_loi

Lorsque Maurice Pialat finit par remporter la plus prestigieuse récompense que peut espérer un cinéaste, la Palme d’or (la première à échoir à un film français, à ce moment-là, depuis Un Homme et une femme (7) de Claude Lelouch, vingt et un ans auparavant) pour Sous le soleil de Satan (8), il fit face aux sifflets du public et lança un fameux : si vous ne m’aimez pas, je ne vous aime pas non plus ! Bravade, sans doute, et paradoxe d’un cinéaste qui même confronté à la réussite la plus indéniable, n’a jamais cessé de se sentir rejeté par un cinéma français qui ne l’accepta que tard.
Pialat a tout gagné (César, Palme) mais s’est sans cesse senti un peu paria au cœur de l’industrie du cinéma. Et pourtant, quelques décennies plus tard, force est de constater la victoire tardive du mal aimé. Qui a, à partir des années 80, exercé une influence sur le cinéma français jamais vue depuis celle de la Nouvelle vague (9) dans les années 60. C’est sur ce parcours, entre rendez-vous manqués, triomphes, échecs et admiration, que nous allons ici revenir...
http://www.avantscenecinema.com/numero-621-a-nos-amours-maurice-pialat/
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_homme_et_une_femme
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_le_soleil_de_Satan_(film)
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Vague

Maurice Pialat
Né le 31 août 1925 à Cunlhat, décédé le 11 janvier 2003 à Paris.
Après avoir d’abord voulu être peintre, réalise des courts métrages amateurs puis professionnels, avant L’Enfance nue...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Pialat

Arlette Langmann
voir fiche du film La Frontière de l’aube
http://www.citebd.org/spip.php?film119

Jacques Loiseleux
Né le 18 mars 1933 à Saint-Quentin, décédé le 17 mars 2014 à Versailles.
Commence sa carrière de directeur de la photographie avec la série tv Thierry la fronde...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Loiseleux

Henry Purcell
Né le 10 septembre 1659 à Londres où il est décédé le 21 novembre 1695.
A incorporé à sa musique des éléments des styles baroques français et italien, mais a développé un style anglais particulier...

Klaus Nomi
Né Klaus Sperber le 24 janvier 1944 à Immenstadt (Bavière), décédé le 6 août 1983 à New York.
Repéré par David Bowie, il est l’une des premières célébrités victimes de la pandémie du sida...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Klaus_Nomi

Sandrine Bonnaire
Née le 31 mai 1967 à Gannat (Allier).
Marraine du cinéma de la Cité à Angoulême, ville où elle avait tourné Blanche et Marie à ses débuts...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandrine_Bonnaire

Evelyne Ker
Née Évelyne Rozenkiern le 18 mai 1936 à Paris où elle est décédée le 11 juin 2005.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89velyne_Ker

Dominique Besnehard
Né le 5 février 1954 à Bois-Colombes.
Ex agent des stars au sein de l’agence Artmedia, ses liens étroits avec Angoulême ne sont un secret pour personne...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Besnehard

Pierre-Loup Rajot
Né le 9 février 1958 en Auvergne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Loup_Rajot

Cyril Collard
Né le 19 décembre 1957 à Paris où il est décédé le 5 mars 1993.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyril_Collard

Maïté Maillé
http://www.imdb.com/name/nm0537646/

Christophe Odent
https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Odent

Cyr Boitard
http://www.imdb.com/name/nm0092424/

Jacques Fieschi
Né en 1948 à Oran.
Critique de cinéma au cours des années 70, rédacteur en chef de la revue Cinématographe pendant 10 ans...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Fieschi

Eric Viellard
Né à Suresnes le 19 septembre 1962.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Viellard

Valérie Schlumberger
http://www.imdb.com/name/nm0772487/

Pierre Novion
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Novion

Jean-Paul Camail
http://www.imdb.com/name/nm0131146/

Alexis Quentin
http://www.imdb.com/name/nm0703223/

extrait(s) de presse

Ciné-club de Caen - Avec "A nos amours", Maurice Pialat rattrape le succès qui l'avait fui à l'époque de la Nouvelle vague et dont il aurait bien aimé faire partie 25 ans auparavant...
Les Inrocks - Dans le film qui révèle Sandrine Bonnaire, Maurice Pialat taille à même les passions pour isoler des instants de grâce absolue...
Libération - Aux derniers plans d'"A nos amours", Maurice Pialat se laisse conduire dans l'ombre, le visage inquiet de Sandrine Bonnaire resplendit de lumière. Une actrice est née.
àVoir-àLire - mple et complexe, à la beauté immaculée, "A nos amours" est certainement l’un des plus grands films de Maurice Pialat...
Time out - Certainement l'un des plus grands films de Pialat...
Dvd classik - "A nos amours" est l’un de ses plus beaux films, du moins le plus tendre même dans sa violence et sa crudité. Un film illuminé par la présence de Sandrine Bonnaire, saisissante, inoubliable... une révélation...