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une femme fantastique

Una Mujer fantástica
Espagne - 2017 - 1h44
sorti en France le 12 juillet 2017
Ours d'argent du meilleur scénario Berlin 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Sebastián Lelio

scénario : Sebastián Lelio, Gonzalo Maza
direction de la photographie : Benjamin Echazarreta
musique ou chansons : Matthew Herbert
avec : Daniela Vega (Marina Vidal), Francisco Reyes (Orlando), Luis Gnecco (Gabo), Aline Küppenheim (Sonia), Nicolás Saavedra (Bruno), Amparo Noguera (Adriana), Trinidad Gonzalez (Wanda), Nestor Cantillana (Gastón), Alejandro Goic (médecin), Antonia Zegers (Alessandra), Sergio Hernandez (professeur de chant)
séances : semaine du mercredi 12 juillet 2017
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 19 juillet 2017
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 26 juillet 2017
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €

synopsis

Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s'aiment loin des regards et se projettent vers l'avenir. Lorsqu'il meurt soudainement, Marina subit l’hostilité des proches d'Orlando : une "sainte famille" qui rejette tout ce qu'elle représente. Marina va se battre, avec la même énergie que celle dépensée depuis toujours pour devenir la femme qu'elle est : une femme forte, courageuse, digne ... une femme fantastique !

notes de production

L’origine du projet est liée à mon film précédent, Gloria (1), qui d’’une certaine manière résumait ce que j’avais eu envie de dire dans mes trois premiers films (La Sagrada familia (2), Navidad (3) et El Año del tigre (4)). C’est un film qui marque la fin d’une étape. Mais j’ai eu envie de passer à autre chose, d’aborder d’autres sujets. Avec Une Femme fantastique j’ai voulu répondre à cette question : que se passe-t-il quand on meurt dans les bras de la mauvaise personne ? Je trouvais ce point de départ très puissant.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1209
(2) http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/la-sagrada-familia/
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Navidad
(4) http://www.imdb.com/title/tt2024396/

Pendant l’écriture du scénario, j’ai essayé de mettre un homme au centre de l’histoire. Plus tard, une femme plutôt âgée. Puis, une jeune fille. J’ai tout essayé, mais l’histoire ne prenait pas. Un jour, j’ai eu une autre intuition, celle de choisir une femme transgenre. Ce fut le déclic. Je trouvais l’idée exaltante mais j’avais un petit problème car je ne connaissais rien au sujet. Je me suis rendu compte que je n’avais aucun ami trans, ni à Santiago ni à Berlin, où je vis désormais. Avec mon coscénariste, Gonzalo Maza, nous avons décidé d’arrêter l’écriture pour rencontrer des femmes transgenres. Mais, à ce moment-là, nous ne cherchions pas une héroïne. Nous cherchions plutôt un guide.

Daniela Vega a été la troisième personne que nous avons rencontrée. En sortant du rendez-vous, je me suis dit que c’était tout à fait impossible de faire le film sans une actrice transgenre. Pour moi, cela aurait été une aberration, un anachronisme esthétique dans une époque où l’on voit émerger un nouveau paysage des genres. Faire l’inverse m’aurait rappelé les débuts du cinéma, quand les noirs avaient l’interdiction de jouer dans des films et les comédiens blancs se mettaient en scène, grimés en noirs. Tourner mon film sans un vrai personnage trans aurait été aussi brutal.

Il n’y a jamais eu un aspect militant dans ma démarche. Je suis un homme blanc et hétérosexuel. Mes expériences vitales ont été jusque-là très éloignées de la cause des minorités sexuelles. Ce n’était donc pas un sujet qui répondait à une inquiétude personnelle. Cela dit, tout cela n’a pas d’importance. Ce qui importe, c’est le film et sa résonance dans notre société. Autrement dit, même s’il ne s’agit pas d’un film militant, car il pose plus de questions qu’il ne donne de réponses, je serais ravi que des spectateurs militants s’en emparent. Qu’ils s’en servent, s’ils le souhaitent, précise Sebastián Lelio.

Une Femme fantastique arrive plus de 25 ans après la fin de la dictature, mais dans un pays qui reste profondément injuste, où la démocratie a beaucoup de carences. La rupture sociale reste là, comme un héritage du régime de Pinochet (5). C’est un pays qui fait preuve d’un capitalisme sauvage. Le film a effectivement lieu dans ce contexte-là. En termes de capitalisme, Marina est un être improductif. Elle n’est pas capable de procréer et donc de donner naissance à un autre employé, à un autre consommateur. Elle vit pour la beauté du geste. Son existence, c’est de la poésie pure.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_militaire_d%27Augusto_Pinochet

Ce n’est pas un objectif stratégique mais je ne peux pas nier qu’il existe chez moi une fascination pour le féminin. Peut-être parce qu’il est synonyme de ce qui est menacé, marginalisé et laissé pour compte. J’ai toujours vécu entouré de femmes, dans ma famille comme dans ma vie professionnelle. Je les ai vues être heureuse, épanouies mais aussi souffrir. Je m’inspire évidemment de ce que je vois.

Je comprends que Una Mujer fantástica puisse être considéré comme un film transgenre dans le sens des genres cinématographiques, mais son identité va au-delà : j’y vois un film qui peut être, d’humiliation et de vengeance, un film romantique, un portrait de personnages, un cinéma de fantaisie. Le film refuse d’être réduit à une seule idée, comme Marina. Le personnage du film imprègne la narration, donc je ne m’en sépare pas. Le film et le personnage sont les mêmes, et je pense que c’est une illusion que de croire qu’un personnage est différent d’un film, cette croyance est seulement un produit d’artifice. Il est donc très agréable de parler des personnages comme s’ils étaient quelque chose de différent du film, parce qu’en réalité, ils ne le sont pas...
http://www.clap.ch/actualite/3179/berlinale-2017-table-ronde-avec-sebastian-lelio-pour-una-mujer-fantastica.html

Sebastián Lelio
Né le 8 mars 1974 dans la province de Mendoza (Argentine).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sebasti%C3%A1n_Lelio

Gonzalo Maza
http://www.imdb.com/name/nm1752036/

Benjamin Echazarreta
http://www.imdb.com/name/nm1472622/

Matthew Herbert
https://fr.wikipedia.org/wiki/Matthew_Herbert

Daniela Vega
http://www.imdb.com/name/nm6061529/

Francisco Reyes
http://www.imdb.com/name/nm0721280/

Luis Gnecco
voir fiche du film Neruda
http://www.citebd.org/spip.php?film1762

Aline Küppenheim
http://www.imdb.com/name/nm0478202/

Nicolás Saavedra
http://www.imdb.com/name/nm1442624/

Amparo Noguera
http://www.imdb.com/name/nm0634074/

Trinidad Gonzalez
http://www.imdb.com/name/nm2053207/

Nestor Cantillana
http://www.imdb.com/name/nm0134573/

Alejandro Goic
voir fiche du film Neruda
http://www.citebd.org/spip.php?film1762

Antonia Zegers
voir fiche du film El Club
http://www.citebd.org/spip.php?film1595

Sergio Hernandez
Né Sergio Fernando Hernández Albrecht le 27 mai 1947 à Arica (Chili).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Hern%C3%A1ndez_(acteur)

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Un élégant hommage aux femmes laissées pour compte qui aurait pu s’intituler “Femmes, je vous aime !”
Film de culte - C’est une héroïne fascinante, moderne, que Lelio croque avec bienveillance et une profonde humanité dans cette merveille d’intelligence et de finesse.
Angles de vue - Cette façon de coller au personnage, de manière presque obsessionnelle, rappelle un peu la façon avec laquelle Alfred Hitchcock suivait les pas de Kim Novak dans "Sueurs froides". C’est assez logique, si l’on considère que les vertiges existentiels et les troubles identitaires sont bien au coeur de "Una Mujer fantastica"...
Les Inrocks - (...) et vous aboutissez à un très beau film, surprenant, intelligent, cruel et tendre, pop lui aussi à l’occasion.
American cosmograph - (...) c’est avant tout un magnifique plaidoyer pour l’acceptation de la différence, rappelant sans démagogie que chacun est libre de mener sa vie comme il l’entend et de choisir son identité. "Une Femme fantastique", indubitablement, et un film qui l’est tout autant.