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orpheline

France - 2016 - 1h51
sorti en France le 29 mars 2017
Bayard d'or du meilleur film, Bayard d'or de la meilleure actrice (conjointement pour Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Véga Cuzytek, Solène Rigot) festival international du film francophone de Namur 2016
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - film francophone
de

Arnaud des Pallières

scénario : Christelle Berthevas, Arnaud des Pallières
direction de la photographie : Yves Cape
avec : Adèle Haenel (Renée = Karine adulte), Adèle Exarchopoulos (Sandra = Karine jeune), Véga Cuzytek (Kiki = Karine enfant), Solène Rigot (Karine à 13 ans), Jalil Lespert (Darius), Nicolas Duvauchelle (le père de Kiki), Gemma Arterton (Tara), Sergi Lopez (Maurice), Mehdi Meskar (Samy), Karim Leklou (Antonio, ami du père de Kiki), Olivier Loustau (François), Rayan Rabia (Hakim), Nina Mélo (Cindy), Robert Hunger-Bühler (Lev)
séances : semaine du mercredi 29 mars 2017
mercredi 29 jeudi 30 vendredi 31 samedi 1er dimanche 2 lundi 3 mardi 4
14:00
18:30
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 5 avril 2017
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
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11:00*
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11:00*
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 12 avril 2017
mercredi 12 jeudi 13 vendredi 14 samedi 15 dimanche 16 lundi 17 mardi 18
16:15
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16:15
16:15
16:15*
séance spéciale :
* mardi 16h15 dernière séance

synopsis

Quatre moments de la vie de quatre personnages féminins. Une petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Une adolescente ballotée de fugue en fugue, d'homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste foyer familial. Une jeune fille qui monte à Paris et frôle la catastrophe. La femme accomplie enfin, qui se croyait à l'abri de son passé. Peu à peu, ces figures forment une seule et même héroïne...

notes de production

Orpheline est venu d’un souhait du réalisateur Arnaud des Pallières, de transposer au cinéma l’histoire personnelle de sa co-scénariste Christelle Berthevas. Le cinéaste souhaitait mettre en scène un portrait de femme après avoir porté beaucoup d’attention aux personnages masculins. Il tenait à se baser sur une vie réelle et non sur un roman ou une nouvelle.
Le réalisateur a donc demandé à Berthevas de jeter sur le papier tout ce qui se rapportait à son enfance et sa jeunesse afin qu’il puisse puiser dedans de quoi enrichir et romancer son récit.

C’est Christelle Berthevas qui a eu l’idée de ce titre. Un titre à la fois évident et mystérieux. Cette petite fille (adolescente, jeune femme et femme) est orpheline parce que ses parents n’ont jamais compris ou su qui elle était. Mais on peut le dire autrement : le film est perçu du point de vue du personnage. Dans Orpheline, il n’y a pas d’autre vérité que celle du personnage. Si le personnage se sent orpheline, se dit orpheline, alors c’est elle qui a raison : elle est orpheline.

Dès le début de l’écriture, Arnaud des Pallières a choisi d’utiliser 4 actrices différentes pour incarner le personnage à 4 âges de sa vie, 6, 13, 20 et 27 ans. Il a également décidé très tôt qu’elles auraient un prénom spécifique pour chaque âge car le personnage ne cesse de fuir toute assignation familiale, sociale, et s’invente à chaque âge une identité à hauteur de ses désirs.

Devant le projet d’Orpheline, j’éprouve le sentiment d’avoir à mettre mon travail au service d’une histoire qui est plus qu’une fiction et ne m’appartient pas. Celle de la lutte d’une femme pour sa vie, sa liberté et son identité, confie Arnaud des Pallières.

Arnaud des Pallières a très vite écarté l’idée de se baser sur des critères physiques pour choisir ses 4 actrices : je choisis un acteur parce qu’il est bon. Qu’il est la meilleure version possible du personnage. Pas parce qu’il ressemble physiquement à l’image que j’en ai. Je voulais la meilleure actrice pour chaque âge du personnage. Les choisir sur le critère d’une ressemblance physique ne m’aurait pas permis d’avoir les meilleures, explique le metteur en scène. Par ailleurs, ce dernier a tenu à ce que chacune ne voit pas le travail de l’autre sur le personnage afin qu’elles ne s’influencent pas dans le jeu et s’approprient le rôle par elles-mêmes.

Arnaud des Pallières revendique avoir puisé son inspiration chez certains personnages féminins incarnés par Sandrine Bonnaire (1) dans les films de Pialat (2) et Varda (3). Mais aussi de Mouchette (4) de Bresson et du souvenir de La petite Vera (5) de Vassili Pitchoul.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandrine_Bonnaire
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Pialat
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1318
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouchette_(film)
(5) http://www.cineclub.ens.fr/wp-content/uploads/2015/04/91-92-la_petite_vera.pdf

Arnaud des Pallières confie sa manière d’aborder la mise en scène dans Orpheline : avant de tourner, je me suis fixé quelques règles. Convaincu qu’une vraisemblance documentaire était gage de force et de durée, je voulais un film au plus près de la réalité. Que la caméra épouse le point de vue du personnage principal, pour renforcer la cohérence du jeu des quatre actrices. Je voulais filmer de manière à ce que tout soit perçu par elle. Ce que le personnage ne voyait pas, le spectateur ne le voyait pas. Enfin j’ai tenu à n’utiliser qu’un objectif, pour me contraindre à inventer une écriture propre au film, tout en renforçant son unité stylistique. Ces quelques règles ont d’abord contribué à la cohérence du jeu des quatre actrices. Ce sont des règles simples, contraignantes mais qui produisent des effets puissants.

Au départ, le réalisateur Arnaud des Pallières et sa co-scénariste Christelle Berthevas souhaitaient mettre en scène 3 âges de la vie du personnage, 6, 13 et 20 ans. Ils ont finalement écrit Renée, le personnage à 27 ans afin de débuter et clore leur histoire : le schéma était musical. Il fallait une ouverture et un final, explique le cinéaste.

La sexualité est au cœur d’Orpheline. Selon Arnaud des Pallières, c’est parce que l’héroïne n’appréhende véritablement le monde qu’à travers l’amour et la sexualité. C’est dans l’échange amoureux qu’elle découvre des univers, noue des alliances, contracte des amitiés : un des objectifs du film est de donner une dignité à la quête sensuelle, sexuelle, amoureuse, sociale, politique de cette jeune femme. À travers ses élans, ses enthousiasmes, ses prises de risques - trop souvent jugés selon les critères d’une antique morale - je vois au contraire une vraie générosité et un bouleversant appétit de vie, analyse le cinéaste.

Arnaud des Pallières explique son choix de confier le rôle de son héroïne à l’âge de 6 ans à Vega Cuzytek : les directrices de casting m’ont montré une série de photos de Vega Cuzytek, prises par sa mère, d’une fillette en pyjama jouant dans la poussière d’un jardin. Ses yeux presque anormalement bleus, son regard extraordinairement vif, ses airs de sauvageonne… Sans l’avoir rencontrée, sans connaître son caractère ni sa personnalité, j’ai eu l’intuition que j’avais trouvé Kiki.

Arnaud des Pallières a confié le rôle de son héroïne adolescente à Solène Rigot. Bien qu’elle était âgée de 23 ans lors du tournage, elle a incarné Karine à l’âge de 13 ans : j’avais remarqué Solène dans Tonnerre (6) de Guillaume Brac. J’ai immédiatement senti, chez cette jeune actrice, une modestie excessive typique de certaines très jolies femmes. Je sentais qu’elle « cachait quelque chose ». Ce qui est paradoxal pour une actrice. Qu’elle « contenait » quelque chose, dans les deux sens du terme. Comme si elle n’assumait pas tout à fait ni sa beauté, ni sa féminité. Qu’elle faisait tout pour les faire oublier. En principe, elle était trop âgée pour le rôle de Karine puisqu’elle avait 23 ans et que le personnage en a 13. Mais aux essais, c’était de loin celle que j’aimais le plus regarder.
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1214

Arnaud des Pallières a choisi Adèle Haenel et Adèle Exarchopoulos pour le rôle de son héroïne (Renée et Sandra) aux âges de 27 et 20 ans : bien qu’elles soient très différentes, voire à l’opposé, Adèle Haenel et Adèle Exarchopoulos me paraissaient les deux actrices françaises les plus étincelantes et représentatives de leur génération.

À noter que le metteur en scène ne savait pas qui jouerait Renée ou Sandra ; estimant beaucoup Adèle Haenel pour son intelligence d’actrice et de femme, il lui a demandé son avis. Cette dernière lui a rétorqué qu’elle ne savait pas et que le mieux qu’il pouvait faire, c’est de suivre son instinct : Adèle Exarchopoulos était Sandra. Et ma directrice de casting me poussait à lui proposer le rôle. Mais je ne voulais pas qu’on puisse penser que je cherchais à lui faire rejouer La Vie d’Adèle (7), film dans lequel je l’avais pourtant trouvée merveilleuse. Lorsque j’ai décidé de passer outre cette crainte, Adèle m’a dit oui immédiatement. Elle comprenait le rôle. L’acceptait tout entier. Adèle est un animal de cinéma.
(7) http://www.citebd.org/spip.php?film1101

Entretien avec Arnaud des Pallières
Quelle est l’origine du film ?
En 2010, j’ai demandé à Christelle Berthevas, coscénariste de Michael Kohlhaas, si elle acceptait de me confier son histoire personnelle qui me passionnait à double titre. D’abord c’était celle d ’une femme. Mais d ’une femme d’un milieu rural populaire qui n’est pas celui dont je suis issu. J’avais conscience de n’avoir jusqu’ici pas porté autant d ’attention aux personnages féminins qu’aux personnages masculins. J’ai voulu rattraper ce retard en dressant un portrait de femme aussi riche et complexe que possible. Pour entrer dans la peau d’une femme, j’avais à cœur de partir d ’une vie réelle, non d ’un roman ou d ’une nouvelle, en me plaçant sous l’autorité sensible de celle qui avait traversé ces événements. Je fais des films pour expérimenter d ’autres vies que la mienne. Je savais à quel point ce début de vie de femme avait été cruel, sombre, excessif et je désirais raconter cette histoire qui me paraissait exemplaire ; vivre moi-même, puis faire vivre au spectateur, la lutte singulière d’une femme pour sa liberté...
Entretien avec Christelle Berthevas
Avez-vous hésité à utiliser votre histoire pour nourrir le scénario d’"Orpheline" ?
Non. Ma seule hésitation portait sur la forme à donner au récit : livre ou scénario ?
Pendant des années, j’ai alimenté un dossier intitulé "Onze ans de ma vie" dans mon ordinateur, sorte de fourre-tout où les textes se sont accumulés sans grande cohérence mais avec déjà une réflexion formelle, un premier« style ». C’est dans ça que j’ai pioché pour donner une idée à Serge Lalou (8), notre producteur, de la matière possible. À lui, ces textes semblaient une promesse littéraire quand Arnaud y voyait une matière de cinéma. J’avais confiance en ce dernier même si je comprenais aussi l’inquiétude de Serge sur la question de la dépossession. Mais pour moi, il ne s’agissait pas de réaliser un travail autobiographique, je voulais surtout puiser dans ce matériau dont je pressentais la puissance fictionnelle pour le dynamiter, le remettre en mouvement. Au final, peu importe mon histoire, ce qui compte, c’est ce qu’elle permet de traverser, d’atteindre, qui l’excède en totalité. Et puis, le timing était le bon. Après Michael Kohlhaas (9), notre première collaboration avec Arnaud, nous étions dans ce désir-là. À l’écriture, nous avions développé la part féminine du récit, la dimension conjugale, amoureuse du couple Kohlhaas et créé leur petite fille, survivante qui interroge autant son père que la guerre qu’ il mène. J’ai tout de suite senti qu’Orpheline, dont j’ai commencé l’écriture dans la foulée de l’adaptation de Kleist (10), serait en partie la poursuite de cette exploration du rapport père-fille...

http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/orpheline/
(8) http://www.imdb.com/name/nm0482532/
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Kohlhaas_(film,_2013)
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_von_Kleist

Singulier et exigeant, nourri de littérature et de philosophie, le cinéma d’Arnaud des Pallières est resté longtemps confidentiel. Avec Michael Kolhaas (11), libre adaptation d ’un conte d ’Heinrich von Kleist , présenté à Cannes en 2013 (12), il a touché un plus large public et semble avoir ouvert en lui des voies moins escarpées, moins jansénistes (13) pour le citer, d’exploration formelle et réflexive...
Fondé sur une narration éclatée mais lisible, interprété, à chaque âge, par quatre actrices formidables, le film trouve son unité dans le regard du réalisateur et dans la forme, dont les plans moyens et rapprochés cernent son personnage et la pressent, comme malgré elle, vers l’urgence suivante, jusqu’au plan final où, s’arrachant au diktat des circonstances, elle décide seule de son sort. Kiki- Karine-Sandra-Renée, ni tout à fait la même ni tout à fait une autre comme dit si bien Verlaine (14), pose la question de l’identité de chacun, ce moi intérieur qui évolue sans cesse du berceau au tombeau, mais de façon plus spécifiquement féminine, celle des rapports entre corps et argent. Le corps de Karine, bleu des coups de son père, est ici son bien à négocier, la sauvegarde de Sandra et le futur de Renée . En laissant lever en lui, en toute altérité, la pâte fournie par Berthevas, où la souffrance le dispute au romanesque, en l’organisant avec art, A. des Pallières réussit une sorte de vibrant et vivant portrait cubiste .
Marguerite Debiesse in Fiches du cinéma n° 2107 (mars 2017)
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Kohlhaas_(film,_2013)
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_2013
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jans%C3%A9nisme
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Verlaine

Arnaud des Pallières
Né le 1er décembre 1961 à Paris.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_des_Palli%C3%A8res

Christelle Berthevas
http://www.imdb.com/name/nm4663240/

Yves Cape
voir fiche du film Chronic
http://www.citebd.org/spip.php?film1597

Adèle Haenel
voir fiche du film Les Ogres
http://www.citebd.org/spip.php?film1688

Adèle Exarchopoulos
voir fiche du film La Vie d’Adèle, chapitres 1 & 2
http://www.citebd.org/spip.php?film1101

Solène Rigot
voir fiche du film Lulu, femme nue
http://www.citebd.org/spip.php?film1185

Jalil Lespert
voir fiche du film Landes
http://www.citebd.org/spip.php?film1083

Nicolas Duvauchelle
voir fiche du film Je ne suis pas un salaud
http://www.citebd.org/spip.php?film1520

Gemma Arterton
voir fiche du film Gemma Bovery
http://www.citebd.org/spip.php?film1397

Sergi Lopez
voir fiche du film Geronimo
http://www.citebd.org/spip.php?film1363

Mehdi Meskar
http://www.imdb.com/name/nm5326667/

Karim Leklou
voir fiche du film Voir du pays
http://www.citebd.org/spip.php?film1729

Olivier Loustau
https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Loustau

Rayan Rabia
http://www.commeaucinema.com/personne/rayan-rabia,345987

Nina Mélo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nina_M%C3%A9lo

Robert Hunger-Bühler
http://www.imdb.com/name/nm0402234/

extrait(s) de presse

Rtbf - (...) le film est riche en émotions et en sensualité. Il s’arrête sur quatre tranches de vie, mais il s’agit en fait d’une seule et même personne.
Cineuropa - (...) une oeuvre de très grande qualité dans la lignée des films précédents d'Arnaud des Pallières...
Rayon vert - (...) des Pallières ne se prive aucunement d’utiliser chaque actrice de façon plus clichée que nature, selon les registres expressifs que le spectateur serait en droit d’attendre d’elles, comme des parodies d’elles-mêmes...
Camera obscura - Réunissant un casting très excitant pour qui observe de près la jeune génération de comédiens français, Arnaud des Pallières propose avec "Orpheline" un film totalement schizophrène...
Bande à part - Images brutes, voire brutales, très gros plans qui scrutent les grains de peau, montage intelligent et virtuose, cette radiographie d’un être qui s’est laissé porter au gré du vent et s’est éparpillé est aussi le portrait d’une génération d’enfants perdus...
Culturopoing - Drame choral âpre, à la fois labyrinthique et concret, "Orpheline" captive, décontenance, avant d’émouvoir durablement...
Télérama - Aucune des quatre actrices n'est moins captivante que les autres. Leur éclat et l'acuité du regard porté sur elles assurent une continuité. Et le scénario puise dans l'histoire personnelle de la coscénariste, Christelle Berthevas, fil conducteur intime et singulier.
Fiches du cinéma - Quatre prénoms, quatre âges, quatre interprètes pour le parcours d’une jeune femme, agencé en kalédioscope par un auteur inspiré : Arnaud des Pallières réussit un portrait aussi brillant qu’émouvant.