le disciple - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
musée : pour préserver l’intégrité des œuvres, une température de 20° est requise au sein des espaces d’exposition, aussi prévoyez de vous couvrir pour passer une agréable visite dans nos murs !
accueil > à l'affiche au cinéma > le disciple

le disciple

Ученик, (M)uchenik
Russie - 2016 - 1h58
sorti en France le 23 novembre 2016
Prix François-Chalais Cannes 2016 - prix de la meilleure musique cinéma européen 2016
film - version originale sous-titrée en français
de

Kirill Serebrennikov

scénario : Kirill Serebrennikov
d'après l'oeuvre de : Marius von Mayenburg
direction de la photographie : Vladislav Opelyants
musique ou chansons : Ilya Demutsky
avec : Pyotr Skvortsov (Veniamin), Yuliya Aug (la mère de Vienamin), Aleksandr Gorchilin (Grigoriy), Victoria Isakova (Elena Lvovna), Svetlana Bragarnik (la principale), Anton Vasiliev (Oleg Ivanovich), Aleksandra Revenko (Lidia), Nikolai Roschin (le professeur de culture orthodoxe), Irina Rudnitskaya (Irina Petrovna)
séances : semaine du mercredi 8 février 2017
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
18:30
20:45
18:30
11:00*
21:00
18:45
20:45*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* lundi 20h45 dernière séance

synopsis

Veniamin, un adolescent pris d’une crise mystique, bouleverse sa mère, ses camarades et son lycée tout entier, par ses questions. - Les filles peuvent-elles aller en bikini au cours de natation ? - Les cours d’éducation sexuelle ont-ils leur place dans un établissement scolaire ? - La théorie de l’évolution doit-elle être enseignée dans les cours de sciences naturelles ? Les adultes sont vite dépassés par les certitudes d’un jeune homme qui ne jure que par les Écritures. Seule Elena, son professeur de biologie, tentera de le provoquer sur son propre terrain...

notes de production

Le Disciple a été présenté dans la section Un certain regard au festival de Cannes 2016 (1) où il a reçu le prix François-Chalais (2).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_2016
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Fran%C3%A7ois-Chalais

Kirill Serebrennikov a voulu questionner la religion dans Le Disciple : la religion impose des réponses. L’art consiste à poser des questions. Le film montre que la religion est une forme de manipulation, utilisée par un jeune homme pour manipuler ceux qui l’entourent, déclare-t-il. Une manière de dénoncer la place de la religion dans la société russe, qu’il estime trop importante et dangereuse.

L’action du Disciple se déroule dans une ville un peu spéciale en Russie : il s’agit de Kaliningrad (3). Avant la seconde guerre mondiale, elle s’appelait Königsberg, c’était une ville allemande. C’est là qu’Emmanuel Kant (5) est né et qu’il est enterré. C’est aujourd’hui une enclave russe en Europe, entre la Pologne et la Lituanie. Une ville étrange qui porte les traces de son passé, comme une sorte de palimpseste (5), décrit le réalisateur.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Kaliningrad
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Kant
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Palimpseste

Les acteurs adultes présents dans Le Disciple sont des stars en Russie. Les jeunes gens ont quant à eux une expérience théâtrale et viennent parfois de la troupe même du réalisateur.

On peut compter de nombreux plans-séquences dans le film de Kirill Serebrennikov, et ce pour une raison très simple : c’est parce que je suis paresseux ! J’ai la flemme de faire des champ-contre-champs. Je préfère répéter une scène durant trois jours, comme ça, quand on la tourne, en trois, quatre prises, c’est bon…, confie-t-il.

Le Disciple est adapté de la pièce Martyr de Marius von Mayenburg qui s’est intéressé au double-sens de certaines phrases de la Bible et dont le sens pouvait se révéler bien éloigné de l’amour et de la fraternité. On retrouve ces phrases dans le film, avec leur source toujours mentionnée.

Dans Le Disciple, on peut entendre un groupe dénommé Laibach (6), dont la musique est censurée en Russie car elle est considérée comme étant agressive et pouvant provoquer de mauvaises pensées…, explique Kirill Serebrennikov.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Laibach_(groupe)

Kirill Serebrennikov
Né le 7 septembre 1969 à Rostov-sur-le-Don.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kirill_Serebrennikov

Marius von Mayenburg
Né le 21 février 1972 à Munich.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marius_von_Mayenburg

Vladislav Opelyants
http://www.imdb.com/name/nm0649065/

Pyotr Skvortsov
http://www.imdb.com/name/nm3601468/

Yuliya Aug
http://www.imdb.com/name/nm0041775/

Aleksandr Gorchilin
http://www.imdb.com/name/nm3331028/

Victoria Isakova
http://www.imdb.com/name/nm1835909/

Svetlana Bragarnik
http://www.imdb.com/name/nm0103877/

Aleksandra Revenko
http://www.imdb.com/name/nm5565883/

extrait(s) de presse

Le Nouvel obs - Ce film passionnant, et d’une rare intelligence, est aussi, du fait des thèmes qu’il aborde, un spectacle qu’on peut juger éprouvant.
Libération - Plongée glaçante dans la radicalité obsessive d’une crise fanatique, "Le Disciple" décline en longs plans-séquences les étapes d’une escalade promise au désastre, sur fond de délitement idéologico-social, entre réévaluation de l’héritage stalinien, relents antisémites et homophobie constitutive dûment pointés.
La Croix - Œuvre au propos extrêmement riche, "Le Disciple" dépasse la mise en question des travers d’une société déboussolée pour interroger, de manière beaucoup plus singulière, l’ensemble des glissements successifs qui sont de nature à invoquer les monstres de la dictature et du fondamentalisme.
Positif - Ce film (...) est une réussite éprouvante : il parvient à nous révolter contre la plus imbécile des révoltes, le fantatisme religieux, dont on a pourtant fait le tour ici depuis Voltaire.
Télérama - Mise en scène splendide, entre onirisme et épure, faite de plans-séquen­ces et d'audaces visuelles (...). Ce film, qui terrifie et subjugue, en fait un cinéaste majeur.
L'Humanité - En longues prises et théâtralité pleine d’énergie, Kirill Serebrennikov porte à l’écran les conséquences de la crise mystique d’un adolescent qui retourne le sens des Écritures.
Critikat - Le plus grand atout du film de Serebrennikov est dans cette mise au jour que les liens entre religion et pouvoir doivent être sans cesse interrogés, ainsi que dans la possibilité de l’imposture au nom de la religion.
Film de culte - (...) Kirill Serebrennikov saisit avec puissance les effets de la manipulation mentale et ceux, dévastateurs, d'une certaine mollesse de l'autorité face aux débordements religieux...