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celui qu’on attendait

France, Arménie - 2016 - 1h30
sorti en France le 8 juin 2016
film - version originale sous-titrée en français
de

Serge Avédikian

scénario : Serge Avédikian, Jean-François Derec
direction de la photographie : Boubkar Benzabat
musique ou chansons : Gérard Torikian
avec : Patrick Chesnais (Bolzec), Arsinée Khanjian (Tzarkanoush), Robert Harutyunyan (Arsham), Nikolay Avétisyan (Shirak), Stephan Ghambaryan (Koryun)
séances : semaine du mercredi 20 juillet 2016
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
18:30
20:45
18:30
21:00
11:00*
18:30
20:45
20:30*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* mardi à 20h30 - rencontre avec Serge Avédikian - tarif préférentiel 3,50 € - dernière séance

synopsis

Jean-Paul Bolzec était parti jouer son spectacle pour une société française installée en Azerbaïdjan. Sur le chemin du retour vers l’aéroport, le taxi tombe en panne. Bolzec est abandonné sur une route désertique, au milieu de nulle part. Sans s’en rendre compte, il franchit à pied la frontière avec l’Arménie, en guerre larvée avec son voisin l’Azerbaïdjan depuis des années. Clandestin dans un pays qu’il ne connaît pas, dont il ne parle pas la langue et ne lit pas l’alphabet, il comprend assez vite qu’on le prend pour un autre, car il est fêté comme le messie…

notes de production

Celui qu’on attendait était initialement intitulé Le Messie de Grenoble.

Davantage habitué aux films documentaires, Serge Avédikian signe avec Celui qu’on attendait son second long-métrage de fiction (sur une idée de Jean-François Derec et de Laurent Firode (1)), trois ans après Le Scandale Paradjanov ou La vie tumultueuse d’un artiste soviétique (2).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Firode
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film1401

Arsinée Khanjian, qui donne la réplique à Patrick Chesnais dans Celui qu’on attendait, est la conjointe du réalisateur Atom Egoyan (3), dont on a pu découvrir le dernier film Remember (4) récemment en salles.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film351
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Remember_(film,_2015)

Serge Avédikian avait pour ambition de départ de perdre un personnage en milieu hostile et d’en tirer une histoire universelle, à la fois grave et légère. Pour son héros, le réalisateur voulait un acteur d’âge mur, du terroir, qui puisse être assez en décalage tout en restant ouvert aux autres.

Patrick Chesnais travaille ses rôles en amont de manière très précise et rigoureuse en amont du tournage, avant de se laisser emporter par la vision du réalisateur le moment venu. J’ai ainsi des petits cahiers, des petits carnets dans lesquels je raconte les séquences dans l’ordre du plan de travail, telles que je les vois en y pointant les difficultés ou ce qui peut y être drôle. Je lis ainsi les scènes, je les joue, je les répète pour me mettre les mains dans le cambouis afin que cela ne soit pas totalement abstrait mais bien concret. Cette méthode, je l’applique jusqu’au bout du scénario, explique-t-il. Puis j’apprends le texte très précisément en changeant des petits trucs pour la mise en bouche et en en discutant évidemment avec le réalisateur.

Le tournage de Celui qu’on attendait a eu lieu dans un petit village reculé, non loin de la frontière avec l’Azerbaïdjan (5). Les conditions ont donc été inhabituelles pour chacun. Il est vrai qu’on était un peu coupés du monde, car on était situés à une vingtaine de kilomètres du premier village avec une route de montagne peu évidente. À vrai dire, c’était une organisation un peu à la soviétique : là-bas, ils ont connu la guerre et ils ont l’habitude de faire avec ce qu’il y a. Il y avait tout de même un petit car-loge pour Patrick et Arsinée, et donc un minimum de confort pour ne pas se sentir à la rue. Les conditions de tournage n’étaient ni faciles ni difficiles, raconte Serge Avédikian.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Azerba%C3%AFdjan

Patrick Chesnais a dû composer avec une langue qu’il ne connaissait pas, et qu’il a tout de même dû parler pour le film. On jouait la situation telle qu’elle était, c’est-à-dire Patrick ne comprenant pas ce qu’on lui disait, même s’il connaissait la teneur du texte. Et pour les acteurs arméniens, ils vivaient une situation similaire vis-à-vis de lui, raconte Serge Avédikian. Les sous-titres sont également absents du début du film, afin d’accentuer l’impression de décalage et de perte de repères avec le spectateur.

Entretien avec Serge Avédikian
Quelle a été l’idée de départ du scénario original ?
L’idée du film, c’était l’envie de mettre en scène un personnage perdu dans un milieu hostile. J’avais envie de réaliser un film dans ce petit bout de l’Arménie, frontalier de l’Azerbaïdjan. Je pensais qu’une situation aussi particulière que celle-ci, avec cette guerre larvée depuis tant d’années entre les deux pays, permettrait d’évoquer une situation universelle. J’avais surtout envie de traiter de ces problèmes graves et malheureusement si plein de résonances avec notre actualité, de façon humoristique, légère et drôle...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/celui-qu-on-attendait,349611

Serge Avédikian
voir fiche du film Le Scandale Paradjanov ou la vie tumultueuse d’un artiste soviétique
http://www.citebd.org/spip.php?film1401

Jean-François Derec
Né Jean-François Dereczynski le 11 mai 1957 à Grenoble.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_D%C3%A9rec

Boubkar Benzabat
voir fiche du film Fièvres
http://www.citebd.org/spip.php?film1337

Gérard Torikian
http://www.imdb.com/name/nm0868035/

Patrick Chesnais
voir fiche du film Juillet août
http://www.citebd.org/spip.php?film1716

Arsinée Khanjian
voir fiche du film Rendez-vous à Atlit
http://www.citebd.org/spip.php?film1423

Robert Harutyunyan
http://www.imdb.com/name/nm6442123/

Stephan Ghambaryan
http://www.imdb.com/name/nm8139888/

extrait(s) de presse

Le Nouvel obs - Le réalisateur et acteur s'entend à merveille avec son interprète, cela se voit et s'entend à l'écran, de sorte que le film, en dépit de quelques pannes de rythme dues à la minceur de l'argument, s'impose comme une jolie comédie au ton délicieusement décalé.
Positif - À défaut de l'efficacité narrative d'Hergé, Avédikian retire de cette source d'inspiration une tendresse appréciable, et réussit à faire de son film un conte estival... inattendu.
France tv info - Serge Avédikian filme une aventure caucasienne cocasse dont la légèreté sert un propos plus profond. Un "feel good movie" optimiste, drôle et touchant.
La Croix - Dans cette tendre comédie, Patrick Chesnais incarne un acteur français perdu dans un village arménien où il est célébré, à sa plus grande surprise, comme un sauveur.
àVoir-àLire - Serge Avedikian nous livre ici une comédie pleine de légèreté sur des sujets graves, sans pour autant tomber dans le pathos.
Télérama - Ouvertement tintinophile, mais avec un désordre poétique qui évoque aussi Otar Iosseliani, cette fable distille un charme et une émotion qui doivent beaucoup à Patrick Chesnais. En bienfaiteur de hasard, dérouté puis conquis, il est délicieux.
Toute la culture - A l’image de son personnage principal, Avédikian prend le temps, s’offre le luxe d’un rythme tranquille allant à contrario d’une frénésie à la mode au cinéma, qui se rêve rythme alors qu’elle n’est souvent qu’hystérie.
Il était une fois le cinéma - Serge Avédikian parvient à dresser un beau portrait de son pays d’origine, avec ses peurs et ses rêves, tout en reprenant de façon très adroite le génocide que les Arméniens subirent il y a un peu plus de cent ans...