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tout de suite maintenant

France, Luxembourg - 2016 - 1h38
sorti en France le 22 juin 2016
film - film francophone
de

Pascal Bonitzer

scénario : Pascal Bonitzer, Agnès De Sacy
direction de la photographie : Julien Hirsch
musique ou chansons : Bertrand Burgalat
avec : Agathe Bonitzer (Nora), Vincent Lacoste (Xavier), Lambert Wilson (Barsac), Isabelle Huppert (Solveig), Jean-Pierre Bacri (Serge), Julia Faure (Maya), Pascal Greggory (Prévôt-Parédès), Virgil Vernier (Zeligmann), Yannick Renier (Van Stratten), François Baldassare (Raoul), Laure Roldan (Fleur)
séances : semaine du mercredi 22 juin 2016
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 29 juin 2016
mercredi 29 jeudi 30 vendredi 1er samedi 2 dimanche 3 lundi 4 mardi 5
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale tarif 3,50 €
séances : semaine du mercredi 6 juillet 2016
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
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16:15
18:30*
séance spéciale :
* dimanche 18h30 dernière séance

synopsis

Nora Sator, jeune trentenaire dynamique, commence sa carrière dans la haute finance. Quand elle apprend que son patron et sa femme ont fréquenté son père dans leur jeunesse, elle découvre qu’une mystérieuse rivalité les oppose encore. Ambitieuse, Nora gagne vite la confiance de ses supérieurs mais entretient des rapports compliqués avec son collègue Xavier, contrairement à sa sœur Maya qui succombe rapidement à ses charmes…

notes de production

Tout de suite maintenant se situe dans le monde de la finance. Une volonté de Pascal Bonitzer qui essaye dans chacun de ses films de saisir l’esprit d’une époque. Le metteur en scène confie : pour moi, l’esprit de notre temps, c’est ce que la finance appelle le principe tdsm (tout de suite maintenant) d’où le titre - qui correspond à cette mainmise relativement récente de la finance sur le capitalisme d’entreprise. La finance n’attend pas, il lui faut des résultats et du gain tout de suite. Cette mentalité se retrouve un peu dans tous les domaines : être célèbre tout de suite, riche tout de suite, trouver la femme ou l’homme de sa vie, ou le plan cul tout de suite… Le temps long est dévalorisé, internet est la mesure du temps actuel : en un clic, vous pouvez tout avoir, enfin, c’est ce qu’on vous fait croire.

Agnès de Sacy, co-scénariste du film, a un cousin qui dirige une boîte de fusion/acquisition et une grande partie de l’intrigue professionnelle du film vient des informations qu’il a accepté de donner à l’équipe. Pascal Bonitzer explique que cette personne a été beaucoup sollicitée à la fois pour le récit du film et le jargon professionnel que l’on peut y entendre.

C’est la première fois que Pascal Bonitzer centre un film sur un personnage aussi jeune (Nora campée par Agathe Bonitzer). Mes héros habituels sont des hommes d’âge mûr et désenchantés. Nora est une jeune fille pleine d’ambition qui a la vie devant elle. Mais ce qui s’est passé avant elle la rattrape au tournant, note-t-il.

Le seul comédien que Pascal Bonitzer avait en tête avant l’écriture du film était Jean-Pierre Bacri avec qui il avait travaillé dans son précédent long métrage Cherchez Hortense (1). L’acteur campait le fils de Claude Rich et était écrasé par ce terrible père. Le réalisateur confie que son envie de se lancer dans Tout de suite maintenant provient de sa volonté de retrouver Bacri dans le rôle inversé de son précédent, puisque ici c’est lui qui joue le père épouvantable et écrasant de l’héroïne.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cherchez_Hortense

A noter aussi que Pascal Bonitzer avait déjà fait tourner Lambert Wilson dans Le Grand alibi (2) et Agathe Bonitzer avait déjà donné la réplique à Isabelle Huppert dans La Religieuse (3). La jeune comédienne a par ailleurs tourné dans plusieurs films de son père : Cherchez Hortense, Petites coupures (4) et Le Grand alibi (2).
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Alibi_(film,_2008)
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1004
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Petites_Coupures

Pascal Bonitzer a d’abord pensé à sa fille Agathe Bonitzer pour le rôle de Maya, la sœur. Il explique que ce personnage, dans un premier traitement du scénario, n’était pas la sœur mais une jeune fille folle amoureuse de Xavier (Vincent Lacoste) et un peu perturbée. Le metteur en scène se souvient : mon producteur m’a dit que Nora était un rôle pour Agathe, qu’inconsciemment, c’est elle que j’avais en tête. J’ai réfléchi un peu et je me suis dit : après tout, pourquoi pas ? Agathe est une bonne comédienne, elle a de la ressource…

Le pdg est incarné par Yannick Renier. A l’origine, dans la première version, ce personnage a été pensé comme quelqu’un de gros et vulgaire mais Pascal Bonitzer s’est rendu compte que ça ne fonctionnait pas et qu’il fallait prendre le contre-pied. Le cinéaste a alors pensé au patron de Virgin (5), Richard Branson (6), beau gosse, barbu, séduisant, dynamique et Agathe Bonitzer a alors suggéré Yannick Renier.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Virgin_Megastore
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Branson

La mélodie du film a été composée par Bertrand Burgalat qui a proposé à Pascal Bonitzer d’écrire lui-même les paroles. Le cinéaste explique : j’ai commencé à écrire plusieurs chansons et certaines lui ont plu. La chanson Je ne reviendrai pas, je l’ai écrite comme un sonnet classique, en alexandrins. Quant à Gare du Nord, qui accompagne le générique de fin, elle n’était pas prévue mais Julia Faure a insisté pour que je l’écrive, après le tournage. Dans cette chanson, il y a une allusion à Orphée et Eurydice (7). Comme si les rapports de Serge et Solveig étaient un peu similaires : lui le poète la retrouve une dernière fois et la perd définitivement…
(7) http://www.histoire-amour.com/eurydice-orphee.html

Pour incarner Nora, Agathe Bonitzer a beaucoup pensé à des héroïnes de cinéma qu’elle aime : Ingrid Bergman dans Les Enchaînés (8) (qui cache sa fragilité derrière une sorte d’humour et de cynisme) ou encore Katharine Hepburn dans Indiscrétions (9). Tout le monde l’accuse d’être une sorte de déesse froide et inaccessible, campée sur ses certitudes mais elle cache en fait un cœur fragile, aimant, plein de doutes. Bien sûr, mon personnage est très loin de ces femmes, je m’y réfère en toute humilité, parce que je les admire et qu’elles m’inspirent, confie l’actrice.
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Encha%C3%AEn%C3%A9s
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Indiscr%C3%A9tions

Agathe Bonitzer avait déjà joué la fille de Jean-Pierre Bacri dans Les Sentiments (10) de Noémie Lvovsky.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sentiments_(film)

Pascal Bonitzer et Agnès De Sacy n’ont pas tout de suite pensé à l’univers de la finance. Ils ont procédé par élimination et se sont dit que comme l’héroïne est une jeune trentenaire ambitieuse, ils souhaitaient un lieu de pouvoir mais qui ne soit pas celui de la politique. Le début du film s’inspire toutefois du premier chapitre d’un livre autobiographique d’Anne Lauvergeon (11), La Femme qui résiste (12), dans lequel elle raconte ses débuts comme conseillère de Mitterrand (13).
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Lauvergeon
(12) http://www.babelio.com/livres/Lauvergeon-La-femme-qui-resiste/368558
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand
Le cinéaste confie : elle avait rendez-vous avec François de Grossouvre (14), ne savait pas trop s’orienter dans les couloirs de l’Élysée, courait pour ne pas arriver en retard et elle est tombée littéralement dans les bras de Nelson Mandela (15) qui sortait du bureau de Mitterrand (13) ! Puis elle a eu une brève discussion avec Mitterrand qui lui a dit de ne pas trop prendre au sérieux Grossouvre (14) et quand elle est arrivée dans le bureau de celui-ci, elle s’est rendue compte qu’il faisait semblant de parler au téléphone avec Mitterrand (13) ! On a repris tout ça en le transposant.
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Grossouvre
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nelson_Mandela

Entretien avec Pascal Bonitzer
Vous trouvez dans ce film un bel équilibre entre la drôlerie et l’humanité. Ne serait-ce pas votre « comédie humaine » à vous ?
Saïd Ben Saïd (16), mon producteur, voulait justement que j’adapte "Les Employés" (17), un roman de Balzac ! Le livre se passe dans un ministère et raconte les intrigues pour empêcher un homme honnête et compétent d’accéder au poste de ministre que sa
femme, ambitieuse à la place de son mari, convoite pour lui. Ce roman pourtant très moderne, qui met en scène une cabale médiatique, est assez peu connu. Il est l’une des sources de mon film même si, à l’arrivée, ils n’ont presque plus aucun rapport.
Quant à la comédie, je crois que je ne peux pas faire un film où il n’y a pas l’élément de l’humour. Même quand les choses font froid dans le dos, j’ai besoin qu’elles soient un peu drôles aussi. Par exemple la scène à l’hôpital entre Serge et Nora, une des premières à laquelle j’ai pensé en écrivant ce scénario… Ce qu’envoie le père à la fille doit prendre à la gorge, mais il faut aussi que ça fasse rire. Il profère de telles énormités…

http://www.entre-chien-et-loup.be/intranet/dfiles/presses/PRESSE_Tout%20de%20suite%20maintenant_2016_04_27_03-37_07.pdf
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sa%C3%AFd_Ben_Sa%C3%AFd
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Employ%C3%A9s_ou_la_Femme_sup%C3%A9rieure

Pascal Bonitzer
voir fiche du film Gemma Bovery
http://www.citebd.org/spip.php?film1397

Agnès De Sacy
voir fiche du film Je vous souhaite d’être follement aimée
http://www.citebd.org/spip.php?film1658

Julien Hirsch
voir fiche du film 3 cœurs
http://www.citebd.org/spip.php?film1315

Bertrand Burgalat
Né à Bastia le 19 juillet 1963.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Burgalat

Agathe Bonitzer
Était présente au cinéma de la Cité le 10 janvier 2012 pour l’avant-première de Une Bouteille à la mer...
http://www.citebd.org/spip.php?film757

Vincent Lacoste
voir fiche du film Journal d’une femme de chambre
http://www.citebd.org/spip.php?film1434

Lambert Wilson
voir fiche du film Vous n’avez encore rien vu
http://www.citebd.org/spip.php?film919

Isabelle Huppert
voir fiche du film Elle
http://www.citebd.org/spip.php?film1685

Jean-Pierre Bacri
Né le 24 mai 1951 à Castiglione (aujourd’hui Bou Ismaïl, en Algérie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Bacri

Julia Faure
voir fiche du film Camille redouble
http://www.citebd.org/spip.php?film964
https://fr.wikipedia.org/wiki/Julia_Faure

Pascal Greggory
voir fiche du film Quartier lointain
http://www.citebd.org/spip.php?film1395

Virgil Vernier
Né le 21 août 1976 à Paris.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Virgil_Vernier

Yannick Renier
Né le 29 mars 1975 à Bruxelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Yannick_Renier

François Baldassare
http://www.imdb.com/name/nm4666883/

Laure Roldan
http://www.imdb.com/name/nm2454515/

extrait(s) de presse

Cineuropa - Histoires de famille, histoires de cœur et péripéties professionnelles vont s’entremêler inextricablement, jusqu’au dénouement qui verra quelques destins brisés.
Le Parisien - Sur un scénario très élaboré et totalement maîtrisé qui donne toute latitude à ses acteurs pour développer à égalité leur partition sans se marcher sur les pieds, voilà un captivant bal des masques dans lequel Agathe Bonitzer, aux côtés de Vincent Lacoste dans un personnage à contre-emploi, relève avec virtuosité le gant du formidable rôle qui lui a été confié.
Le Monde - Pascal Bonitzer lance son héroïne dans le labyrinthe immatériel des couloirs du temps. Le metteur en scène et scénariste ne peut se satisfaire d’une simple peinture, si raffinée soit-elle, du monde de la finance, univers à deux dimensions. Et Nora Sator est prise dans un piège dont le ressort est le temps passé.
Le Nouvel obs - (...) un film superbement écrit et interprété. Il restitue en mode sombre les tonalités qui, déjà, faisaient le prix de "Cherchez Hortense".
Télérama - "Tout de suite maintenant" atteint, dans certaines scènes, la profondeur romanesque des plus grandes réussites d'auteur de Bonitzer, comme "Ma saison préférée" ou "Les Temps qui changent" (tous deux signés André Téchiné).
Libération - Les ténèbres montent inexorablement dans ce périmètre humain où les bilans comptables et le désespoir statistique reposent sur des détails discrets qu’il est donné à Agathe/Nora de comprendre, dans une sorte de précipité tout à la fois dévastateur et constructif, comme on découvre qu’il existe un inconscient très conscient.
Tf1 news - Bonitzer réunit une formidable bande d'acteurs dans ce qui ressemble à son meilleur long métrage.
Bande à part - Ce petit monde codifié des affaires est ici filmé avec précision, et flirte constamment avec une légère étrangeté, nimbée de drôlerie, que vient nourrir un beau travail autour de la bande-son.