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l’avenir

France, Allemagne - 2015 - 1h40
sorti en France le 6 avril 2016
Ours d'argent Berlin 2016
film - film francophone
de

Mia Hansen-Løve

scénario : Mia Hansen-Løve
direction de la photographie : Denis Lenoir
avec : Isabelle Huppert (Nathalie), André Marcon (Heinz), Roman Kolinka (Fabien), Edith Scob (Yvette), Sarah Le Picard (Chloé), Solal Forte (Johann), Elise Lhomeau (Elsa), Lionel Dray (Hugo), Grégoire Montana-Haroche (Simon), Lina Benzerti (Antonia), Yves Heck (Daniel), Guy-Patrick Sainderichin (l'éditeur), Rachel Arditi (Amélie), Charline Bourgeois-Tacquet (la chef de rayon aux Editions Cartet)
séances : semaine du mercredi 8 juin 2016
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
21:00
18:30
21:00
18:30
21:00*
séance spéciale :
* lundi 21h00 dernière séance

synopsis

Nathalie est professeur de philosophie dans un lycée parisien. Passionnée par son travail, elle aime par-dessus tout transmettre son goût de la pensée. Mariée, deux enfants, elle partage sa vie entre sa famille, ses anciens élèves et sa mère, très possessive. Un jour, son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme. Confrontée à une liberté nouvelle, elle va réinventer sa vie...

notes de production

L’Avenir a été sélectionné en compétition à la Berlinale 2016 qui s’est déroulée du 11 au 21 février 2016. Mia Hansen-Løve a été récompensée de l’Ours d’argent de la meilleure réalisatrice pour le film.

Si Mia Hansen-Løve a écrit L’Avenir en ayant Isabelle Huppert toujours en tête pour le rôle de Nathalie, c’est en s’inspirant de sa propre mère que la réalisatrice a construit ce personnage. En effet, les parents de Mia, Laurence et Ole Hansen-Løve, sont tous les deux professeurs de philosophie, tout comme Nathalie dans le film : plus j’ai avancé, plus j’ai pris conscience du lien entre l’enseignement de la philosophie telle que je l’ai vécue à travers mes parents et ce qu’est pour moi le cinéma. Ce qui m’a été transmis et que j’ai reproduit à ma manière, c’est la quête de sens, un questionnement constant, relate l’artiste.

Pour L’Avenir, Mia Hansen-Love a rappelé Roman Kolinka avec lequel elle avait déjà travaillé sur Eden (1), et André Marcon qu’elle avait dirigé dans Un Amour de jeunesse (2) et Le Père de mes enfants (3).
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1393
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_amour_de_jeunesse
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film314

Mia Hansen-Løve nous en dit un peu plus sur ses méthodes de travail : mes films ne se prêtent pas aux répétitions avant le tournage, parce que la vérité des scènes dépend beaucoup des lieux - leur lumière, leur atmosphère et l’influence que cela exerce sur les comédiens. Le scénario, la structure, les dialogues c’est très important, mais ce qui se joue au tournage, c’est l’incarnation, et elle vient d’une interaction entre les acteurs et la mise en scène qui ne peut s’imposer qu’à ce moment-là, explique la réalisatrice.

Le scénario de L’Avenir a été écrit en été 2012 durant un moment où le tournage d’Eden (1) n’avançait pas. Le film a ensuite été tourné deux ans plus tard, en juillet-août 2014.

Mia Hansen-Løve, malgré sa jeunesse, brosse avec pertinence le portrait d’une femme d’âge mur dans L’Avenir : je me suis toujours sentie en décalage avec mon âge, à un degré quasiment pathologique qui est un moteur pour mon écriture. Cela a nourri une mélancolie dont le cinéma m’affranchit. On écrit pour se libérer de ses démons tout en y revenant toujours. Quand je tourne, le sentiment de la distance au monde s’évanouit, confie la cinéaste.

Ouvrez l’œil lorsque vous verrez le film, vous y verrez une star féline. En effet, lors d’une scène, Isabelle Huppert cherche son chat noir baptisé Pandora. Le petit animal a été joué en réalité par trois chats, Gargamel, Déesse-Diane et Patapon.

Mia Hansen-Løve tenait absolument à être très précise dans la description de ses personnages et des lieux que ceux-ci traversent. Elle s’en explique : il y a peu de films où l’on sait quels journaux lisent les personnages, à quelles idées ils sont attachés, les débats politiques qui les animent. J’ai toujours tenté d’inscrire mes personnages dans le monde, mais L’Avenir était pour moi l’occasion d’assumer pleinement la relation aux livres, à la pensée. (...) L’obsession de Patrick Modiano (4) pour les noms, les lieux, les dates, comme des points fixes auxquels se raccrocher, est un trait de son inspiration auquel je m’identifie depuis toujours. C’est lié à notre besoin de mémoire, à la fragilité de la vie et au désir d’en garder la trace.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Modiano

Dans L’Avenir, Nathalie et son mari ont un rapport spécial avec les livres, tout comme Mia Hansen-Løve qui s’est servie de son expérience personnelle pour mettre en scène cela : dans l’appartement où j’ai grandi, le luxe c’était la bibliothèque. Je crois que je ne pourrais pas vivre dans un lieu vide de livres et j’ai toujours accordé une attention particulière aux bibliothèques dans mes films. Il ne s’agit pas juste de montrer que ces personnages sont éduqués mais de prendre plaisir au choix des livres et des éditeurs. Une rangée de Pléiade (5) ou une rangée de Poche (6), une rangée toute beige ou une rangée multicolore, ça ne raconte pas la même chose, explique la réalisatrice.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_de_la_Pl%C3%A9iade
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_de_poche

Entretien avec Mia Hansen-Løve
"L’Avenir" est le portrait d’une femme confrontée à une double épreuve, un deuil et une rupture. Est-il pour autant désespéré ?
Il est curieusement perçu comme optimiste par un bon nombre de spectateurs. On me renvoie de lui une image plus lumineuse que j’en avais moi-même au départ… Je pense être quelqu’un d’ambivalent et ce caractère transparaît sans doute dans mes films. Ce que je trouve intéressant dans ces différentes perceptions, c’est qu’elles traduisent l’idée que les films ont un inconscient. Une partie des films nous échappe, un sens se révèle une fois qu’ils sont terminés...
http://www.telerama.fr/cinema/mia-hansen-l-ve-je-voulais-faire-un-portrait-de-femme-avec-de-la-force,140737.php

Mia Hansen-Løve
voir fiche du film Eden
http://www.citebd.org/spip.php?film1393

Denis Lenoir
voir fiche du film Eden
http://www.citebd.org/spip.php?film1393

Isabelle Huppert
voir fiche du film Elle
http://www.citebd.org/spip.php?film1685

André Marcon
voir fiche du film Marguerite
http://www.citebd.org/spip.php?film1594

Roman Kolinka
http://www.imdb.com/name/nm1007411/

Edith Scob
voir fiche du film Les Yeux sans visage
http://www.citebd.org/spip.php?film499

Sarah Le Picard
voir fiche du film Alyah
http://www.citebd.org/spip.php?film926

Solal Forte
voir fiche du film Paris-Willouby
http://www.citebd.org/spip.php?film1518

Elise Lhomeau
voir fiche du film Holy motors
http://www.citebd.org/spip.php?film852
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lise_Lhomeau

Lionel Dray
voir fiche du film Sport de filles
http://www.citebd.org/spip.php?film787

Grégoire Montana-Haroche
http://www.imdb.com/name/nm6622659/

Lina Benzerti
http://www.imdb.com/name/nm6077213/

Yves Heck
http://www.imdb.com/name/nm1934325/

Guy-Patrick Sainderichin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy-Patrick_Sainderichin

Rachel Arditi
http://www.gala.fr/stars_et_gotha/rachel_arditi

Charline Bourgeois-Tacquet
http://www.imdb.com/name/nm6242100/

extrait(s) de presse

La Voix du nord - Mia Hansen-Løve collectionne les lauriers. Son cinquième long métrage, plus encore que les précédents, est tout de contrastes. À la fois intellectuel et sensuel, sombre et lumineux, élégiaque et mélancolique.
Femme actuelle - L'avenir semble tout tracé pour ce film tout aussi subtil qu'accessible, d'une fluidité si bien maîtrisée.
Le Nouvel obs - Il ne s’agit pas de négliger ce que "l’Avenir" doit à Mia Hansen-Løve, qui est considérable, mais enfin, de la première à la dernière image, le film, c’est Isabelle Huppert. Au point qu’on ne saurait dire qui, du personnage ou de la comédienne, habite l’autre. L’intelligence de la jeune réalisatrice est d’avoir rendu possible cette confusion, cette alchimie.
Le Parisien - Isabelle Huppert, pour qui le rôle a été écrit sur mesure par Mia Hansen-Løve, est encore une fois épatante de justesse dans la peau de cette femme à la fois forte et un peu paumée, qui trouve des ressources dans la pensée et les livres.
Le Figaro - Une mise en scène légère, allusive, tout en atmosphères, mais qui ne manque pas d’ampleur.
Fiches du cinéma - Un drame intelligent, illuminé par une Isabelle Huppert plus juste que jamais.
Critikat - Mia Hansen-Løve trouve enfin une forme d’apaisement serein et lumineux dans ce très beau film (...).
Bande à part - Un drôle de grand film triste et optimiste.