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suite armoricaine

France - 2015 - 2h28
sorti en France le 9 mars 2016
Prix Fipresci et prix Boccalino Locarno 2015
film - film francophone
de

Pascale Breton

scénario : Pascale Breton
direction de la photographie : Tom Harari
musique ou chansons : Eric Duchamp
avec : Valérie Dréville (Françoise), Kaou Langoët (Ion), Elina Löwensohn (Moon), Manon Evenat (Lydie), Laurent Sauvage (John), Klet Beyer (Gweltaz), Yvon Raude (Stéphane Nedellec), Peter Bonke (Sven), Tangi Daniel (Dave), Ewen Gloannec (Efflam), Catherine Riaux (la grande Catherine), Hildegarde Blond (Françoise enfant), Soukamba Dabo (Nora), Mélanie Degals (Apolline), Morgane Lamanda (Iseult), Bertrand Le Guen (Titi), Erwan Badin (Brûlure), Sylvie Jobert (la secrétaire de géographie), Léonard Mottura (l'étudiant porte-parole), Bernard Collet (l'amant de Catherine), Adeline Cotonnec (l'enseignante de climatologie), Romain Jarry (l'enseignant de photo-interprétation), Jean-François Delsaut (le radiologue), Christelle Kerdavid (l'infirmière), Julia Tracou (l'étudiante pressée), Marco Mencacci (Carlo Borelli), Eric Thouvenel (le modérateur), Léa Rougeron (Moon en 1981), Victoire Gonin-Labat (Françoise en 1981), Jean-Marie Le Scraigne (le grand-père), Ana Sohier (la maman), Levenez Le Louarn (le bébé), Mélanie Leray (la secrétaire du Crous), Gilles Menguy (l'ami de Lydie), Annabelle Ferré (la bibliothécaire)
séances : semaine du mercredi 20 avril 2016
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
14:00
14:00
14:00
11:00*
21:00
11:00*
14:00*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 14h00 dernière séance

synopsis

Une année universitaire à Rennes vécue par deux personnages dont les destins s'entrelacent : Françoise, enseignante en histoire de l'art, et Ion, étudiant en géographie. Trop occupés à fuir leurs fantômes, ils ignorent qu'ils ont un passé en commun...

notes de production

Pascale Breton a titré son nouveau film Suite armoricaine en référence à son précédent long-métrage, Illumination (1), sorti en 2003. Il y a ainsi l’idée d’une cohérence dans la filmographie de la réalisatrice. Le titre est comme une réponse ironique au temps qui s’est écoulé depuis Illumination. Il contient la dimension du temps, qui est le sujet du film, du temps qui avance de suite en suite, explique-t-elle. Dans une suite au sens musical, les musiciens n’avaient pas besoin de se ré-accorder entre les différentes pièces, et ainsi les danseurs n’arrêtaient jamais de danser. On aimerait qu’il en soit ainsi entre deux films. Je voudrais entrer dans le film suivant alors que le précédent est à peine terminé. Ça n’est pas toujours le cas !
(1) http://www.cinemotions.com/interview/583

L’idée de Suite armoricaine est venue à l’esprit de Pascale Breton alors qu’elle retournait dans les environs du campus Villejean (2) de l’université Rennes 2, où elle avait étudié la géographie. C’était devenu, trente ans après, une sorte de forêt dont surnageaient à peine les immeubles, comme dans une ville abandonnée à cause d’une catastrophe. Je me suis dit nettement : il faudrait tourner un film entier à Villejean. J’ai pensé aussi que la fac en serait le cœur. Parce que les années passent, mais les étudiants ont toujours vingt ans, raconte-t-elle.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Campus_de_Villejean

Tourné dans l’université Rennes 2 entre septembre et avril, Suite armoricaine doit également beaucoup à un groupe de onze étudiants qui a participé à l’élaboration du film. L’idée d’un film universitaire qui pourrait se tourner avec quelques petites aides publiques, un matériel minimal et une équipe étudiante me redonnait confiance dans un projet de cinéma, raconte Pascale Breton. La réalisatrice a commencé le film sans savoir comment il se terminerait, puisant son inspiration dans la méthode d’écriture improvisée de Cesare Zavattini (3), figure du néoréalisme italien (4).
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Zavattini
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9or%C3%A9alisme_(cin%C3%A9ma)

Le film a reçu le prix Fipresci (5) au dernier festival de Locarno (6) et le prix Boccalino de la meilleure actrice pour Valérie Dréville.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_FIPRESCI
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_de_Locarno

Pascale Breton
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascale_Breton

Tom Harari
voir fiche du film Suzanne
http://www.citebd.org/spip.php?film1096

Valérie Dréville
Née le 10 mars 1962 à Boulogne-Billancourt.
Sa carrière au théâtre est marquée par sa rencontre avec Antoine Vitez...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_Dr%C3%A9ville

Kaou Langoët
http://www.imdb.com/name/nm6291737/

Elina Löwensohn
Née le 11 juillet 1966 à Bucarest.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Elina_L%C3%B6wensohn

Laurent Sauvage
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Sauvage

Klet Beyer
http://www.imdb.com/name/nm1307245/

Peter Bonke
http://www.imdb.com/name/nm0094746/

Tangi Daniel
http://www.imdb.com/name/nm6484907/

Catherine Riaux
Née à Rennes le 5 décembre 1965.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Riaux

extrait(s) de presse

Libération - Dans ce personnage sans but, qui ne se laisse entraver par aucune ambition conformiste, mais découvre son dessein après coup, Valérie Dréville, son contour indéfini, et son physique si loin de toute mode, fait merveille.
Sud ouest - Multipliant les énigmes et les coïncidences, bâti à la manière d'un thriller philosophique, le film n'est jamais empesé, cérébral ou oiseux. Fort de sa lumineuse inspiration, il va vers un dénouement bouleversant, conduit par cette proposition heureuse : « L'énigme est peut-être la seule langue à pouvoir dire la réalité ».
Télérama - La cinéaste accompagne avec ferveur ce mouvement d'avancée inscrit dans le titre. Elle accueille la fragilité des personnages, qui ont tous perdu et pas encore retrouvé leurs repères, pour mieux les entraîner vers un territoire à défricher, à déchiffrer, dont ils prennent peu à peu la belle mesure : leur vie.
Critikat - Suite armoricaine" trace sa route, aussi sinueuse soit-elle, vers un territoire aussi beau qu’inconnu.
L'Humanité - Un régionalisme éclairé, intime et nuancé, aux prolongements humanistes.
Première - Rares sont les films français capables de faire surgir avec inspiration des univers peuplés de fantômes et de souvenirs enfouis. Tel est pourtant le miracle qui advient au cœur d’un décor labyrinthique (...).
Fiche du cinéma - La cinéaste Pascale Breton fait s'interpénétrer avec une intelligence et une délicatesse confondantes une multiplicité de couches d'histoire. Une œuvre fascinante, enracinée dans le réel et d'une légèreté étourdissante.
La Croix - Le récit, labyrinthique, avance à tâtons, comme ses personnages qui refusent une partie de la réalité. Fluide, il captive par ses jeux de miroirs, sa progression par boucles successives, ses mystères qui prennent peu à peu sens, ses délicates ruptures qui ouvrent la fascinante reprise de scènes sous d’autres points de vue.