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neige et les arbres magiques

ciné môme
France - 2015 - 0h51
sorti en France le 25 novembre 2015
accessible aux enfants de 4/5 ans
film d'animation - film francophone
de

collectif

séances : semaine du mercredi 2 mars 2016
mercredi 2 jeudi 3 vendredi 4 samedi 5 dimanche 6 lundi 7 mardi 8
16:15*
séance spéciale :
* tarif jeune (- 18 ans) 3,50 €
séances : semaine du mercredi 16 mars 2016
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
17:15
séances : semaine du mercredi 23 mars 2016
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
16:15*
séance spéciale :
* dernière séance

synopsis

A la veille des grandes vacances, Prune quitte ses parents pour la traditionnelle "sortie scolaire de fin d’année". Mais une incroyable tempête de neige s’abat sur la ville … Ce magnifique conte hivernal est précédé de trois histoires charmantes, où les arbres s'animent et jouent un rôle à chaque fois inattendu...

notes de production

Tigres à la queue leu leu (6’)
de Benoît Chieux
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Chieux
Un petit garçon est si paresseux qu’il ne se lève que pour manger ou faire ses besoins. Un jour, houspillé une fois de plus par sa mère, il décide d’agir… à sa manière...
Sous la forme d’une sagesse zen, ce film d’animation est drôle et touchant. Il démontre que la paresse peut être la source d’une formidable créativité.

La Petite Pousse (10’)
de Chaïtane Conversat
Chaque jour, une jeune fille pique des couleurs à la nature pour se coudre une nouvelle robe. Lorsqu’elle avale une graine par mégarde, une plante jaillit de son nombril. Cet événement intrigant la force à prendre du recul. La jeune fille prend conscience de tout ce qu’elle a pris à la nature et décide de le lui rendre...
Évoquant l’univers poétique de L’Écume des jours (1) dans un univers graphique très personnel et avec un doublage sonore précis et agréable (le bruit des étoffes, des graines, des pas des fourmis mais sans dialogue) La petite pousse redonne ses droits à la nature avec délicatesse.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89cume_des_jours

One, two, tree (7’)
de Yulia Aronova
Au milieu d’une forêt, un homme se pose pour faire la sieste. Un arbre en profite pour sauter dans ses bottes et partir explorer le monde...
Un court-métrage sans parole dont le rythme monte crescendo. On rit beaucoup dans cet univers absurde à la croisée des chemins entre Benny Hill et les films de Jacques Tati...

Neige (28’)
d’Antoine Lanciaux, Sophie Roze
http://www.imdb.com/name/nm1454993/
http://www.sophieroze.com/index.php/films
Alors qu’une tempête de neige s’abat en plein été sur la ville de Philémon, une famille d’Inuits apparaît comme par magie juste à côté de sa maison. Accompagné d’un jeune Inuit, Philémon part à la recherche de sa grande sœur, disparue dans la tempête...
Ce dernier court-métrage, le plus long des quatre, aborde la thématique complexe - et terriblement d’actualité - des réfugiés climatiques. En se plaçant à hauteur d’enfant, l’auteur a voulu aborder l’aspect merveilleux de ce que peut être la rencontre de l’étranger à travers la langue et la culture...

Antoine Lanciaux explique comment est né le projet : c’est moi qui suis à l’origine du projet. Les premières idées sont nées en 2006. J’avais en tête depuis plusieurs années une ébauche d’histoire avec des animaux qui vivaient sur un rond-point mais le déclic a été un gros épisode neigeux qui a touché la région de Valence. Mon épouse m’a téléphoné : elle était bloquée sur un rond-point. Je suis allé la dépanner, tout en passant chercher ma fille à l’école avec ma luge. Nous avons retrouvé les voitures empêtrées les unes sur les autres. En voyant cette neige et ce rond-point, je me suis dit que le film devait partir de là.

Les réalisateurs expliquent au sujet de la technique d’animation utilisée : l’animation a été filmée sur fond vert pour gagner du temps. Chaque couche des décors a été shootée séparément. On les a ensuite rassemblées avec After effect (2). Du coup, à un moment, on perdait trop le côté papier ; c’était trop parfait, trop lisse, alors que tout avait été découpé à la main ! Il y a aussi des tissus, du balsa , des plumes pour le harfang (la chouette des neiges)… On a collé des plumes sur une grande feuille et ensuite on les a photocopiées pour pouvoir les découper.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Adobe_After_Effects

Sophie Roze nous en dit plus sur la manière dont les recherches graphiques ont été organisées : j’étais allée dans une petite galerie d’art inuit derrière Beaubourg (3) qui m’avait indiqué des œuvres magnifiques et des artistes de là-bas. C’est comme cela que j’ai découvert les estampes ; nous avons affiché ces reproductions sur le plateau du tournage pour les avoir sous les yeux tous les jours. La seule chose que je connaissais jusqu’alors, c’était les masques inuit que j’allais dessiner au musée du Quai Branly (4) quand je faisais mes études.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_national_d%27art_et_de_culture_Georges-Pompidou
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_du_quai_Branly

extrait(s) de presse

Télérama - Beau et fou comme de la neige en été.
Positif - L'essence même du cinéma d'animation.
La Croix - Après deux autres courts-métrages aussi malicieux que tendres, le dernier film, Neige, met en scène le petit Philémon découvrant des Inuits dans sa ville prise dans une tempête de neige. Animé en papier découpé, technique qui s’adapte admirablement au glissement sur la glace, ce charmant récit (...) permet d’évoquer pour les plus petits la richesse de la rencontre avec un migrant venu du froid.
àVoir-àLire - Voilà une entreprise graphiquement séduisante, qui de plus, à la bonne idée de colporter aux yeux des enfants un message pertinent à travers un petit choc des cultures profondément humain.
Culturopoing - Montrer (...) à des enfants, dès l’âge de 4 ans, des images autres que celles que l’on peut voir à la télévision, des images qui n’agressent pas, des images qui tentent de raconter autre chose que des bleuettes insignifiantes ou des combats d’humanoïdes incroyablement laids, des images qui s’attachent au contraire à montrer toute la beauté et la poésie de notre monde est un pari risqué mais diablement salutaire.