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cosmos

France, Portugal - 2014 - 1h42
sorti en France le 9 décembre 2015
Léopard d'argent de la meilleure réalisation Locarno 2015
film - film francophone
de

Andrzej Zulawski

scénario : Andrzej Zulawski
d'après l'oeuvre de : Witold Gombrowicz
direction de la photographie : André Szankowski
musique ou chansons : Andrzej Korzynski
avec : Sabine Azéma (Madame Woytis), Jean-François Balmer (Leon), Jonathan Genet (Witold), Johan Libéreau (Fuchs), Victória Guerra (Lena), Clémentine Pons (Catherette), Andy Gillet (Lucien), Ricardo Pereira (Tólo), Antonio Simao Mendes (le curé)
séances : semaine du mercredi 9 décembre 2015
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
18:30
20:35
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11:00*
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20:50
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séance spéciale :
* matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 16 décembre 2015
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
16:30
20:50
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11:00*
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14:00
21:00
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21:00
séance spéciale :
* matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 23 décembre 2015
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
16:30
14:00
16:30
séances : semaine du mercredi 30 décembre 2015
mercredi 30 jeudi 31 vendredi 1er samedi 2 dimanche 3 lundi 4 mardi 5
14:00
16:30*
séance spéciale :
* dernière séance

synopsis

Witold a raté ses examens de droit et Fuchs vient de quitter son emploi dans une société de mode parisienne. Ils vont passer quelques jours dans une pension dite de famille où les accueille une série de présages inquiétants : un moineau pendu dans la forêt, puis un bout de bois dans le même état et enfin des signes au plafond et dans le jardin. Dans cette pension il y a aussi une bouche torve, celle de la servante, et une bouche parfaite, celle de la jeune femme de la maison dont Witold tombe éperdument amoureux. Malheureusement, elle est fraîchement mariée à un architecte des plus convenables. Mais cette jeune femme est-elle, elle aussi, également convenable ?

notes de production

Après sa séparation avec l’actrice Sophie Marceau en 2002, Andrzej Zulawski n’a plus donné de nouvelles cinématographiques. Son dernier film était La Fidélité (1), sorti en l’an 2000 et décrivant la relation d’une photographe avec un homme plus jeune qu’elle, incarné par Guillaume Canet. C’est donc 15 ans plus tard que sort enfin Cosmos, son 13ème long-métrage. Fuyant un cinéma duquel il ne tirait plus de satisfaction, le cinéaste écrivit plus d’une dizaine de livres.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fid%C3%A9lit%C3%A9

Le tournage du film eut lieu de la mi-novembre à la fin décembre 2014, soutenu par un fond bilatéral encourageant spécifiquement les productions établies entre la France et le Portugal. En effet, on retrouve derrière Cosmos Leopardo Filmes (société portugaise) et Alfama films (2), entreprise du célèbre Paulo Branco (3).
(2) http://www.alfamafilms.com/index.php?rub=branco
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paulo_Branco

Cosmos est adapté du livre du même nom, écrit par Witold Gombrowicz entre 1961 et 1964. Considéré comme sulfureux, il fut interdit en Pologne jusqu’en 1986, où il est paru dans un recueil de l’auteur. Bien que le livre ait marqué Andrzej Zulawski en plein régime soviétique répressif, c’est Paulo Branco qui vint proposer au cinéaste une adaptation cinématographique, 14 ans après leur dernière collaboration sur La Fidélité, déjà librement adapté de La Princesse de Clèves (4) de Madame de la Fayette. L’univers du livre, situé en Pologne en 1939 dans une famille bourgeoise, a été transposé à ce qui ressemble à notre monde contemporain.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Princesse_de_Cl%C3%A8ves

Andrzej Zulawski retrouve ici le rythme enlevé et les tourments vifs des personnages qui ont fait sa renommée. Selon lui, c’était à la fois pour rester fidèle au surréalisme du livre et à son besoin personnel de ne pas s’ennuyer que le cinéaste conçut son film comme une partition musicale rapide et énergique, emplie d’éléments se contredisant.

Andrzej Zulawski a choisi ses acteurs un par un : Jonathan Genet fut découvert par le cinéaste lors d’une de ses tournées en Province. Victória Guerra fut conseillée par John Malkovich, à qui elle a donné la réplique dans Les Lignes de Wellington (5) et Casanova variations (6). Le cinéaste ne partagea pas de répétitions avec ses acteurs, confiant qu’il préfère travailler dans leur exigence. Il expliqua même avoir eu le soutien de Sabine Azéma, qui organisa d’elle-même des lectures de texte avec toute l’équipe chaque veille de tournage.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Lignes_de_Wellington
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1356

Bien que Zulawski ait souhaité respecter au mieux l’écriture singulière de Gombrowicz, il n’a pas hésité à glisser quelques ajouts répondant de manière personnelle à l’auteur. La présence allusive de Sartre (7) agit comme une pique de la part du réalisateur, celui-ci ayant expliqué le détester. A l’opposé, il perçoit Gombrowicz comme un romanesque et choisit la figure de Stendhal (8) comme pinacle de ce mouvement.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Sartre
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Stendhal

Entretien avec Andrzej Zulawski
Vous avez dit dans de nombreuses interviews que le cinéma vous ennuyait beaucoup. Est-ce que "Cosmos", que vous avez réalisé quinze ans après "La Fidélité", est une façon de vaincre cet ennui atroce ?
Non. Comme d’habitude, en France, la question appelle vite une réponse théorique. J’essaye d’y échapper, vous me permettez. L’ennui n’est pas la raison pour laquelle j’ai fait Cosmos, c’est simplement parce que ce livre de Witold Gombrowicz, un écrivain d’une gigantesque intelligence, témoignant d’un immense sens de l’humour et de l’amusement, par ailleurs assez pervers, me donnait l’occasion enfin de ne pas aborder un sujet qui deviendrait ennuyeux. Alors qui, au monde, va aller voir Cosmos ? Je ne sais pas. Mais pour moi, ce film était une porte ouverte dans de l’air frais, et non l’air vicié des salles de cinéma où ça sent mauvais...
http://www.chaosreigns.fr/andrzej-zulawski-cosmos-est-un-film-drole/

Andrzej Zulawski
voir fiche du film Possession
http://www.citebd.org/spip.php?film1558

Witold Gombrowicz
Né le 4 août 1904 à Małoszyce (Pologne), décédé le 24 juillet 1969 à Vence ((Alpes-Maritimes).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Witold_Gombrowicz

André Szankowski
http://www.citebd.org/spip.php?film563
http://www.imdb.com/name/nm1803905/

Andrzej Korzynski
http://www.citebd.org/spip.php?film1558
http://www.imdb.com/name/nm0466863/

Sabine Azéma
voir fiche du film Aimer, boire et chanter
http://www.citebd.org/spip.php?film1217

Jean-François Balmer
voir fiche du film Dans la maison
http://www.citebd.org/spip.php?film965

Jonathan Genet
http://www.citebd.org/spip.php?film876
http://www.imdb.com/name/nm4257464/

Johan Libéreau
Né le 27 septembre 1984 à Paris.
C’est avec Douches froides qu’il est venu présenter au cinéma de la Cité à Angoulême qu’il incarne la nouvelle génération du cinéma français...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_Lib%C3%A9reau

Victória Guerra
voir fiche du film Casanova variations
http://www.citebd.org/spip.php?film1356

Clémentine Pons
http://www.imdb.com/name/nm3725527/

Andy Gillet
Né le 8 juillet 1981 à Saint-Denis (La Réunion).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andy_Gillet

Ricardo Pereira
Né le 14 septembre 1979 à Lisbonne.
http://www.citebd.org/spip.php?film563
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Pereira_(acteur)

extrait(s) de presse

Culturopoing - Un moineau mort accroché par une petite corde, une fissure au plafond en forme de flèche, un bout de bois, une bouche déformée associée à une autre bouche, une main qui glisse vers une fourchette, une théière, tel est "Cosmos".
Tf1 news - Le chaos règne dans "Cosmos". Quinze ans après "La Fidélité", Andrzej Zulawski revient aux commandes d'un film surréaliste, étrange et hilarant dans lequel il s'aventure et s'autorise à filmer des choses que l'on ne voit plus dans 99% de la production cinématographique annuelle. Il faut le voir pour le croire.
Critikat - "Cosmos" est un film de chambre au grand jour, un septuor qui prend finalement l’air et de l’ampleur, puis l’obscurité de la nuit, pour mieux mettre en lumière ses ressorts et ses rouages. Ce n’est pas très nouveau mais c’est fait dans une veine délirante, et nous est rappelé qu’« il n’existe pas de combinaisons impossibles ».
Télérama - On se fiche de l'histoire. Seul le jeu de piste importe, entre inquiétude macabre et folie douce, dans un univers où le grotesque le dispute à la beauté. C'est constamment foutraque, parfois agaçant, souvent obscur, mais impressionnant.