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mad max : fury road

Usa, Australie - 2015 - 2h00
sorti en France le 14 mai 2015
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - version originale sous-titrée en français
de

George Miller

scénario : George Miller, Brendan McCarthy, Nick Lathouris
direction de la photographie : John Seale
musique ou chansons : Junkie XL
avec : Tom Hardy (Max Rockatansky), Charlize Theron (imperator Furiosa), Nicholas Hoult (Nux), Hugh Keays-Byrne (colonel Joe Moore dit « Immortan Joe »), Nathan Jones (Rictus Erectus), Josh Helman (Slit), Rosie Huntington-Whiteley (Splendid), Riley Keough (Capable), Zoë Kravitz (Toast), Courtney Eaton (Cheedo the Fragile), Abbey Lee Kershaw (The Dag), John Howard (le Mange-Personne), Iota (le guitariste lance-flammes), Richard Carter (le meunier), Angus Sampson (organic mechanic), Megan Gale (valkyrie), Jennifer Hagan (miss Giddy)
séances : semaine du mercredi 9 décembre 2015
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
21:30*
séance spéciale :
* "Mad Max, la totale" - tarif préférentiel : 4 films = 10 € (sinon, tarifs habituels) - en partenariat avec Hidden circle

synopsis

Ancien policier de la route, Max Rockatansky erre désormais seul au volant de son bolide dans un monde dévasté où les clans de cannibales, les sectes et les gangs de motards s'affrontent dans des déserts sans fin pour l'essence et l'eau. L'un de ces clans est aux ordres de « Immortan Joe », un ancien militaire devenu leader tyrannique. L'une de ses plus fidèles partisanes, l'« imperator » Furiosa, le trahit et s'enfuit avec un bien d'une importance capitale pour le chef de guerre : ses « épouses », un groupe de jeunes femmes lui servant d'esclaves et de « pondeuses ». Immortan Joe se lance à la poursuite de Furiosa avec toute son armée motorisée à travers le désert. Max est embarqué malgré lui dans cette traque...

notes de production

Le projet de continuer la saga Mad Max a longtemps été envisagé, peu de temps après Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre (1) sorti en 1985. En 1997, George Miller peine à monter le projet à la suite de l’échec de certains de ses films.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1579

En 2003, le réalisateur de la trilogie George Miller annonce qu’un script a été écrit et que la pré-production va débuter peu de temps après. On parle alors d’un budget de 100 millions de dollars américains et d’un tournage en Australie. Mais ce projet tombe à l’eau, et le tournage est alors orienté en Namibie (2).
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Namibie

En novembre 2006, George Miller confirme son intention de réaliser ce 4e film même sans Mel Gibson : il y a un vrai espoir réel. La dernière chose que je voulais faire est un autre Mad Max, mais ce scénario est arrivé et je me suis fait complètement emporter par cela. Miller débute alors l’écriture du scénario avec l’auteur britannique de comics (3) Brendan McCarthy, qui dessine également quelques véhicules pour le film.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Comics

Pourquoi Mel Gibson n’est pas Max dans "Fury road" ?
Lorsque nous avons commencé à travailler sur le film, en 2000, Mel devait jouer dedans. Mais il y a eu le 11 septembre (4), et le dollar américain a alors chuté par rapport au dollar australien. Le budget a alors explosé et Warner (5) a poussé pour que je réalise Happy feet (6) à la place... Je l’ai tourné et, le temps que je revienne sur Fury road, Mel avait eu tous ses problèmes avec la justice (7). Et puis, on ne voulait pas faire une sorte d’Impitoyable (8) avec un comédien plus âgé. On voulait que Max reste jeune, comme dans les précédents films...
George Miller
http://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-mad-max-fury-road-pourquoi-mel-gibson-ne-joue-pas-dedans-25524.htm
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Warner_Bros.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Happy_Feet
(7) http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/09/22/2230824_jodie-foster-soutient-mel-gibson-face-a-ses-problemes-avec-la-justice.html
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Impitoyable
Mel Gibson était annoncé pour un caméo (9), mais en décembre 2013 George Miller annonce qu’il ne participera pas au film : ça aurait été quelque chose de sympa, mais non, ce n’est pas vrai.
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cam%C3%A9o

En mars 2009, George Miller bouleverse tout le projet en annonçant que le film sera finalement en images de synthèse et en 3D, procédé qu’il a apprécié pour son film Happy feet. Ce projet est finalement abandonné mais l’idée de la 3D reste présente. En mai 2009, Miller débute ainsi les repérages en prévision du futur tournage. En octobre de la même année, le réalisateur annonce ainsi un tournage courant 2011 à Broken hill (10) en Nouvelle-Galles du Sud.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Broken_Hill

En juillet 2010, la possibilité de sortir finalement deux films, intitulés Mad Max : fury road et Mad Max : Furiosa, est évoquée. En fin d’année, la production annonce que le tournage est repoussé à février 2012, en raison d’importantes pluies dans le désert de Broken hill qui ont considérablement modifié les lieux. Miller se concentre alors sur Happy feet 2 (11).
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Happy_Feet_2

Le tournage débute finalement à l’été 2012 en Namibie pour une sortie annoncée à mai 2015. Le film est annoncé comme une sorte de ré-invention de la saga, avec une gigantesque course-poursuite finale dans le désert semblable à celle du deuxième opus, Mad Max 2 : le défi.

Avant de choisir Tom Hardy, plusieurs acteurs, comme notamment Sam Worthington (12) et Paul Walker (13) ont été envisagés pour le rôle principal. Heath Ledger (14)avait également été approché une dizaine d’années avant la sortie du film. George Miller explique avoir choisir Tom Hardy car il possède un charisme paradoxal, et cela fait de lui quelqu’un de fascinant à regarder (...). Tom peut être accessible et en même temps mystérieux, il sait être dur et en même temps vulnérable.
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Worthington
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Walker
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Heath_Ledger

Dès octobre 2009, Charlize Theron est attachée au projet, malgré les aléas subis par la production du film. Elle retrouvera par ailleurs Nicholas Hoult (qui incarne Nux) sur le film Dark places (15).
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dark_Places

Après avoir interprété Toecutter (le Chirurgien) dans le tout premier Mad Max, l’acteur Hugh Keays-Byrne a accepté de jouer à nouveau le rôle d’un chef de gang et antagoniste du héros. Le réalisateur explique ce choix : c’est le genre de charisme dont j’avais besoin pour Fury road (...). Hugh porte un masque dans le film et donc personne ne pourra le prendre pour le Chirurgien, et il a un regard incroyable et une voix qui porte. C’est un grand nounours au fond et il apporte beaucoup d’entrain à son personnage. Il procure une autre dimension au film ne serait-ce que par la force de sa personnalité. Il a vraiment donné du punch à nos "war boys".

Le tournage débute en juillet 2012 en Namibie. De nouvelles cascades et prises de vues supplémentaires ont été nécessaire en décembre 2013, à Sydney. À la suite de projections tests, George Miller pensait que quelques scènes manquaient de rythme.

George Miller explique que des technologies inédites ont été utilisées : on avait l’occasion de mieux restituer l’échelle et l’énergie de cet univers en bénéficiant des dernières technologies. On a pu installer des caméras là où ne pouvait pas le faire auparavant, et les faire évoluer grâce au formidable système Edge arm. Si une bataille avait lieu sur une voiture, on harnachait les acteurs avec des câbles, puis on les effaçait numériquement. Quand on voit Max suspendu la tête en bas entre deux véhicules, il s’agit bien de Tom Hardy. Quand Furiosa s’accroche à lui, il s’agit bien de Charlize Theron et de Tom. Et quand on voit Nux grimper à l’avant d’une voiture, il s’agit de Nicholas Hoult.

Le tournage a été marqué par divers problèmes. La Warner a ainsi été confrontée à plusieurs plaintes d’organismes de protection de l’environnement l’accusant de dégrader le milieu naturel en Namibie, notamment le désert du Namib (16). La production du film a précisé que malgré tout le tournage a engendré plusieurs dizaines de millions de dollars dans l’économie du pays et que plusieurs centaines de techniciens locaux ont été engagés.
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sert_du_Namib

La musique du film est composée par l’artiste néerlandais Junkie XL. On peut par ailleurs entendre le célèbre Dies iræ extrait du Requiem (17) de Verdi pendant la séquence nocturne, lors de l’assaut mené par le personnage The Bullet farmer, ainsi que deux thèmes composés par l’artiste grecque Eléni Karaïndrou (18).
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Requiem_%28Verdi%29
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/El%C3%A9ni_Kara%C3%AFndrou

Mad Max : fury road est largement salué par la critique. Pour le site Rotten tomatoes (19), 98 % des 274 critiques collectées sont positives, le film obtenant une moyenne de 8,7/10, tandis que sur le site Metacritic (20) le score s’élève à 89/100 pour 47 critiques et une moyenne de 8,8/10. Sur IMDb (21), il obtient une note de 8,2/10, le classant cent-trente-deuxième meilleur film de tous les temps. En France, l’accueil est également positif, le film obtenant une moyenne de 4,4/5 sur le site AlloCiné pour 23 critiques, et une moyenne de 4,3/5 pour les spectateurs.
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rotten_Tomatoes
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Metacritic
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Movie_Database

En France, le long-métrage, distribué dans 802 salles (il en compte 807 en deuxième semaine31), totalise 270 000 entrées le jour de sa sortie, dont 76 000 entrées sur Paris, ce qui en fait le meilleur démarrage de l’année dans la capitale, a annoncé le distributeur, Warner Bros. dans un communiqué. Il occupe la première place du box-office durant deux semaines avec près de 1,5 million d’entrées, et frôle les 2 millions lors de sa quatrième semaine d’exploitation.
Aux Usa le film prend la seconde place du box-office derrière The Hit girls (22), sorti le même jour, en totalisant 45 428 128 $ le week-end de sa sortie dans les 3 702 salles le distribuant. Gagnant vingt salles supplémentaires, il totalise 24 639 262 $ en second week-end, pour un résultat de 88 079 541 $ engrangés au cours de son exploitation. Il atteint les 100 millions $ à la fin du mois de mai.
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Hit_Girls

Dès 2011, d’hypothétiques cinquième et sixième épisodes ont été annoncés. En mai 2015, quelques jours après la sortie du film, George Miller confirme une suite intitulée Mad Max : the wasteland et envisage même un 6e film.
http://www.geeksandcom.com/2015/10/07/suites-a-mad-max-fury-road-confirmees-george-miller

La filiale Vertigo de l’éditeur DC Comics (23) a annoncé la sortie dès mai 2015 de trois séries de comics Mad Max centrés sur les personnages de Max, Furiosa, Nux et Immortan Joe. George Miller est l’un de ses scénaristes crédités. En parallèle, l’éditeur publiera Mad Max : fury road - inspired artists (24), un artbook de plus de 140 pages où différents noms de la bédé et de l’illustration américaine (comme Dave McKean (25), Bill Sienkiewicz (26) ou Gilbert Hernandez) (27) dessineront leur vision de la saga.
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/DC_Comics
(24) http://www.geek-art.net/mad-max-fury-road-inspired-artists-artbook-by-vertigo/
(25) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dave_McKean
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Sienkiewicz
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Hernandez

Par ailleurs, le réalisateur George Miller a affirmé son intention de développer une histoire autour du guitariste aveugle de Fury road : je veux raconter l’histoire de ce personnage dans un comic si j’en ai l’opportunité. Pour moi, son histoire est celle de quelqu’un qui parvient à survivre dans ce monde alors qu’il est aveugle. Comment quelqu’un d’aussi faible physiquement a pu survivre à l’Apocalypse ? En fait il a survécu précisément parce qu’il est aveugle ; il a vécu terré au fond d’une mine, sans éclairage, là où c’était un avantage d’être aveugle. Il a vécu au fond de cette mine, assis, à manger les rongeurs et autres rats empoisonnés qui passaient, tout en buvant de l’eau salée. Sa seule compagnie, c’était une guitare, dont il jouait là où personne ne l’entendait. Jusqu’à ce qu’un jour, Immortan Joe passe dans le coin, et que quelqu’un entende sa musique. C’est là qu’Immortan Joe a décidé de faire appel à lui et de le faire jouer comme un joueur de cornemuse, perché sur son char, tandis que les troupes partent à la guerre.

- Max a des hallucinations d’une petite fille tout le long du film. Cette dernière l’appelle à plusieurs reprises papa ; or Max a eu un garçon (dans le premier opus), qui est mort.
- l’une des favorites d’Immortan Joe joue avec une petite boîte à musique, tout comme Max qui, dans le deuxième opus, en récupère une sur un cadavre et la donne plus tard à l’enfant sauvage du clan de la raffinerie.
- l’acteur Nathan Jones qui joue ici le rôle de Rictus, interprétait dans le film Astérix aux Jeux olympiques (28) un lutteur appelé Humungus, le nom du méchant de Mad Max 2.
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ast%C3%A9rix_aux_Jeux_olympiques_(film)

Présenté en juillet 2014 au Comic-Con de San Diego (29), la spectaculaire bande-annonce de Mad Max : fury road a fait sensation et a volé la vedette à tous les autres projets présentés au même moment. Le long métrage se place donc directement dans le top des films les plus attendus de l’année 2015 aux côtés d’Avengers : l’ère d’Ultron (30) et Star wars : episode VII (31).
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/Comic-Con
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/Avengers_:_L%27%C3%88re_d%27Ultron
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars,_%C3%A9pisode_VII_:_Le_R%C3%A9veil_de_la_Force

Environ 80% des effets visuels que l’on peut voir dans le film ont été réalisés sans trucages informatiques, avec de véritables véhicules, de vrais cascadeurs, des maquillages authentiques et bien d’autres choses... Une pratique peu courante à l’heure du développement du numérique mais que certains cinéastes comme Christopher Nolan (32) et J.J Abrams (33) affectionnent.
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Nolan
(33) https://fr.wikipedia.org/wiki/J._J._Abrams

Pour interpréter le personnage de Furiosa, Charlize Theron a dû se raser la tête. Or, elle tournait en parallèle Albert à l’ouest (34) pour lequel il lui a fallu porter une perruque.
(34) https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_%C3%A0_l%27ouest

Le nouveau look du personnage de Max a été influencé par celui de Denzel Washington dans Le Livre d’Eli (35), un film qui propose également la vision d’un monde post-apocalyptique.
(35) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Livre_d%27Eli

Avant de reprendre le rôle de Max, tenu auparavant par Mel Gibson, le comédien Tom Hardy avait également été approché pour interpréter un autre personnage très connu dans le cinéma de science-fiction ou post-apocalyptique dans un autre reboot... Il s’agit de John Connor pour Terminator : Genisys (36). D’ailleurs, le créateur de cette célèbre saga, James Cameron, a reconnu que l’une de ses nombreuses références pour créer sa franchise a été inspirée par Mad Max 2.
(36) https://fr.wikipedia.org/wiki/Terminator_Genisys

De nombreuses rumeurs ont longtemps circulé comme quoi Mad Max : fury road serait présenté en ouverture du Festival de Cannes 2015. Et finalement le film a été diffusé en sélection officielle hors compétition le jeudi 14 mai soit le lendemain de la cérémonie d’ouverture. Du coup, la sortie française du long métrage a été décalée du 13 au 14 mai de façon à ce que le festival puisse conserver l’exclusivité mondiale.

Bien que le tournage se soit achevé fin 2012, celui-ci a néanmoins repris pour une durée de trois semaines en décembre 2013, à Sydney. En effet, George Miller a reconnu que suite aux premières projections tests, il semblait nécessaire d’ajouter quelques plans afin d’améliorer le rythme de certaines scènes d’action.

C’est en grandissant en Australie, dans une petite ville très reculée où il n’y avait qu’une séance de cinéma le samedi après-midi, que George Miller a commencé à imaginer un monde désertique et apocalyptique... C’était la première graine de Mad Max qui a définitivement germé quelques années plus tard, où, étant confronté à la violence du monde en travaillant dans un hôpital, il a imaginé un personnage qui chercherait à fuir la violence et le chaos. Cela n’aurait pas semblé crédible dans un monde contemporain, du coup la nécessité de faire évoluer ce personnage dans un monde dépourvu de civilisation s’est imposée. D’autant plus que cela permettait d’alléger les coûts de production car il est plus facile de faire tourner quelques acteurs sur une route déserte plutôt qu’au milieu d’une foule...

La saga Mad Max aura été une œuvre pionnière dans la représentation d’un monde post-apocalyptique. Elle a ainsi influencé de nombreux cinéastes tels que Kevin Costner avec Waterworld (37) et Postman (38). On retrouve également son univers visuel dans des fictions comme La Route (39) ou The Rover (40). Un blockbuster (41) comme Terminator renaissance (42) s’en inspire également fortement.
(37) https://fr.wikipedia.org/wiki/Waterworld
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/Postman
(39) http://www.citebd.org/spip.php?film319
(40) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Rover_%28film%29
(41) https://fr.wikipedia.org/wiki/Blockbuster
(42) https://fr.wikipedia.org/wiki/Terminator_Renaissance

C’est aussi en étudiant le cinéma des pionniers et notamment le cinéma muet comme celui de Buster Keaton (43) que le réalisateur George Miller a créé sa franchise en souhaitant rendre hommage à ces œuvres très visuelles, pleines d’action et de courses poursuites.
(43) http://www.citebd.org/spip.php?film545

Le budget de ce nouveau volet de la franchise est d’environ 100 millions $. Ce chiffre équivaut au cumul des recettes du premier film de la saga qui n’en avait coûté que 100 000 à l’époque !

Bien qu’il s’agisse d’un reboot (44), George Miller a néanmoins voulu rendre hommage à sa trilogie originale et a donc conçu le scénario de ce nouveau volet avec la même structure que Mad Max 2 : avec une course poursuite qui s’étale sur plusieurs jours et qui est considérée par les fans et la critique comme le meilleur de la saga.
(44) https://fr.wikipedia.org/wiki/Reboot_%28fiction%29

L’un des enjeux pour ce film a été l’innovation d’un grand nombre de véhicules avec un design totalement inédit dans l’univers de la franchise. Que ce soit les voitures-perches, le Giga horse d’Immortan Joe ou le War rig de Furiosa, le personnage interprété par Charlize Theron. Et bien sûr, afin de rendre encore une fois un hommage appuyé à la saga d’origine, la légendaire Interceptor effectue un caméo au tout début de ce quatrième volet.

Bien que le fait de tourner dans un désert permet de disposer d’un décor très vaste et très beau, il présente tout de même quelques inconvénients pour l’équipe de tournage, comme le fait de passer très rapidement d’une température glaciale à brûlante ou encore de constamment protéger le matériel technique (caméras, véhicules etc...) d’un environnement particulièrement corrosif avec du sable et du sel.
Influence musicale

George Miller aime comparer son cinéma, très physique et visuel, à de grands spectacles musicaux : pour moi, les films d’action sont comme une sorte de spectacle musical mis en images, et Fury road se situerait entre le concert de rock et l’opéra (...). Mon souhait est de faire décoller le public de son siège, de l’entraîner dans une chevauchée chaotique et mouvementée, et qu’au passage on apprenne à connaître ces personnages et les événements qui les ont amenés à vivre cette histoire.

Selon le scénariste Nick Lathouris, la fascination du metteur en scène George Miller pour la culture automobile provient de ses origines australiennes où cette dernière est particulièrement implantée, mais aussi de son expérience comme jeune médecin : George a soigné des jeunes ayant été victimes d’horribles accidents de la route, et plutôt que de prendre tout ça au sérieux, les gens ont tendance à s’en vanter et à en parler surtout si la victime a été grièvement blessée ou est morte. En tant que médecin, il avait le sentiment d’avoir seulement éraflé la surface d’un problème bien plus important et cette histoire était un moyen pour lui de l’aborder en profondeur.

Cette quatrième aventure de Max Rockatansky a nécessité une organisation logistique particulièrement intense puisque le département artistique a dû créer pas moins de 150 véhicules pour les nombreuses scènes de courses poursuites. Le tournage dans le désert de Namibie était également très impressionnant puisque pour les séquences les plus complexes, il y avait jusqu’à 1700 techniciens sur le plateau dont 1000 d’entre eux étaient présents en permanence : c’était une véritable ruche, et on ne s’installait jamais à un endroit pour longtemps (...). Nous avons dû déplacer notre QG – d’une superficie équivalente à trois terrains de football – six fois en quatre mois.

Pour ce nouveau volet, l’équipe technique a pu bénéficier d’une évolution technologique sans précédent et a ainsi pu rendre les scènes d’action plus spectaculaires qu’elles ne l’avaient jamais été dans toute la saga : avec Fury road, on avait l’occasion de mieux restituer l’échelle et l’énergie de cet univers en bénéficiant des dernières technologies. On a pu installer des caméras là où ne pouvait pas le faire auparavant, et les faire évoluer grâce au formidable système Edge Arm. Si une bataille avait lieu sur une voiture, on harnachait les acteurs avec des câbles, puis on les effaçait numériquement. Quand on voit Max suspendu la tête en bas entre deux véhicules, il s’agit bien de Thomas Hardy. Quand Furiosa s’accroche à lui, il s’agit bien de Charlize Theron et de Tom. Et quand on voit Nux grimper à l’avant d’une voiture, il s’agit de Nicholas Hoult.

George Miller a souhaité plonger le public dans un monde où ne régnerait plus que le chaos, où l’économie mondiale se serait effondrée, où l’eau et la nourriture manqueraient, comme il a pu en témoigner : se projeter dans un futur dystopique aussi effroyable revient à se projeter dans un passé quasi médiéval. Les gens se contentent de survivre. Il n’y a plus de dignité et très peu de place pour l’empathie ou la compassion. Cela donne une hiérarchie très clairement marquée, avec des puissants sans morale qui dominent les masses. Et c’est dans cet univers que débarque Mad Max, qui essaye simplement d’échapper à ses démons.

Le personnage de Max interprété par Mel Gibson est devenu une icône qui a traversé l’histoire du cinéma de la fin des années 70 jusqu’à nos jours. Pour son créateur, ce phénomène est dû au fait qu’il s’est inspiré d’un archétype classique de la mythologie (...). Au Japon, ils appellent Max un Ronin (45), un Samouraï solitaire. En France, ils ont vu le film comme un western motorisé et Max comme le vengeur solitaire. En Scandinavie, certains ont dit que Max leur rappelait un guerrier viking (46) solitaire qui erre dans la nature sauvage.
(45) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ronin
(46) https://fr.wikipedia.org/wiki/Vikings

Si George Miller a souhaité engager Tom Hardy pour reprendre le rôle de Max, c’est en raison de l’énergie et de l’imprévisibilité que ce dernier peut dégager. Ce qui rappelait notamment au cinéaste, sa première rencontre avec Mel Gibson : il possède un charisme paradoxal, et cela fait de lui quelqu’un de fascinant à regarder (...). Tom peut être accessible et en même temps mystérieux, il sait être dur et en même temps vulnérable.

C’est en écoutant le réalisateur lui expliquer sa vision des choses que Tom Hardy a compris qu’il n’était nullement nécessaire de se réapproprier le personnage tel que Gibson l’avait créé il y a trente ans, mais de le réinventer : le Max de Mel est légendaire. Mais quand George m’a demandé de jouer ce personnage, je me suis mis à travailler avec lui pour transformer Max afin qu’il corresponde aux événements de ce film. C’est une histoire brillante et jouer ce rôle un grand honneur.
Tom Hardy a pris le temps de contacter Mel Gibson pour l’informer de l’avancement du projet : on a déjeuné ensemble et tout s’est bien passé : il a accepté de passer le relais.

Dans cette réinvention du mythe, le personnage de Max Rockatansky est un vétéran d’une guerre du désert, essayant de survivre solitairement et ayant renoncé à s’attacher car, pour lui, nouer des liens d’amour et d’amitié ne peut qu’être source de souffrance dans un monde hostile : Max est un type qui veut juste rentrer chez lui mais qui n’a plus de foyer. Il n’y a plus pour lui que silence, douleur et destruction. Il vit dans un univers dépourvu d’humanité, mais il la recherche toujours. Pourtant, les relations humaines coûtent très cher dans ce monde (...). Il a vu pas mal d’horreurs et il a perdu tout ce à quoi il tenait (...). Et bien que sa vie, par bien des aspects, ne vaille pas la peine d’être vécue, il continue de défier la mort. Il n’est pas prêt à mourir avant d’obtenir réparation, dans une certaine mesure, de tout ce qui lui a été enlevé.

Ce nouvel opus marque l’arrivée d’un nouveau personnage féminin très attrayant en la personne de Furiosa, interprétée par Charlize Theron, une guerrière qui va aider cinq jeunes filles esclaves à s’échapper des griffes d’Immortan Joe et qui va donc provoquer la longue course poursuite du film. Pour la comédienne, il s’agit d’un des personnages les plus marquants qu’elle ait eu à interpréter : c’est une anti-héroïne dans sa définition la plus classique (...). Elle est animée par des sentiments on ne peut plus humains. Au départ, je pense que ce qui la décide, c’est qu’elle en a assez de se sentir inutile en tant que femme dans un monde où celles-ci sont réduites à leur fonction reproductrice.

Les deux personnages principaux peuvent être perçus comme deux alter égo car très solitaires, et ayant un lourd passé. La relation qui se noue entre eux est au cœur du film, comme Tom Hardy en témoigne : Max et Furiosa ont des caractères très similaires et ils nouent une entente qui se passe de mots, ce qui est le propre de deux êtres très proches (...). Il ne s’agit pas d’une histoire d’amour, mais chacun se révèle au contact de l’autre, si bien qu’il est primordial qu’ils s’entendent et s’aident mutuellement à aller de l’avant.

L’univers du film étant plongé dans une atmosphère de désolation, l’équipe des accessoiristes a dû inventer un grand nombre d’objets qui puissent évoquer comment les survivants de l’apocalypse ont pu s’inspirer des créations de leur ancienne civilisation. Ainsi, les équipes artistiques ont pu construire des armes à partir de pistolets à peinture ou de marteaux-piqueurs qui, dès lors, ont été transformés en fusil ou en lance-flammes.

Parmi les quelques références à la trilogie d’origine, on peut notamment voir la veste en cuir que Mel Gibson portait dans Mad Max 2. Celle-ci a toutefois été réinventée puis remise au goût du jour par le département des costumes, qui en a créé une nouvelle pour Tom Hardy.

Environ 150 cascadeurs ont travaillé sur ce film et 65 d’entre eux ont pu jouer les membres de l’armée d’Immortan Joe, appelés les War boys. Ces derniers étant masqués et devant effectuer des prouesses athlétiques très importantes, il était préférable de ne pas attribuer ces nombreux rôles à de simples comédiens et/ou figurants.

Pour interpréter le rôle de Nux, Nicholas Hoult devait passer, chaque jour, près de deux heures en salle de maquillage avant de commencer à tourner. Charlize Theron, quant à elle, n’avait qu’à se couvrir le visage de graisse, ce qui ne lui prenait que quelques minutes. Comme elle passait beaucoup de temps à bord du véhicule de son personnage, elle y gardait une trousse de maquillage ainsi qu’un miroir de poche pour pouvoir faire, elle-même, de légères retouches entre deux prises.

La Citadelle, lieu où règnent Immortan Joe et ses guerriers, est un mélange entre plusieurs constructions authentiques avec de fausses pierres et du sable, réparties entre le Namibie, Sydney et l’Afrique du Sud, ainsi qu’une création numérique pour les tours et les paysages environnants. La scène de la tornade qui balaie les véhicules, et que l’on peut notamment voir dans plusieurs bandes-annonces du film, a été réalisée entièrement en numérique.

Le masque aux dents de cheval porté par Immortan Joe remplit deux fonctions bien distinctes. L’une, pratique, qui est de filtrer l’air pollué et l’autre de lui donner une allure quasi divine. Le look du personnage n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui du mercenaire Bane, interprété par Tom Hardy dans The Dark knight rises (47). Quant aux guerriers War boys, leurs masques font office d’allégeance à leur chef mais permettent également aux cascadeurs qui les interprètent de pouvoir passer d’un personnage à un autre et d’effectuer plusieurs cascades sans que le spectateur ne s’en aperçoive.
(47) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Dark_Knight_Rises

Bien que Tom Hardy ait effectué lui-même bon nombre de ses cascades, sa doublure, Jacob Tomuri, est néanmoins présente à la place du comédien pendant une bonne partie du film et notamment au cours des scènes les plus dangereuses. Du coup, Tomuri a participé à la promotion du film au côté de la star principale.

(...) Dans Mad Max fury road, l’action définit tout. Tout passe par l’image. Un désert et une route baptisée fury road comme représentation abstraite du monde. Les rapports de force qui gouvernent la société illustrés par un combat en corps à corps avec une chaîne qui relie deux personnes. La survie post-apocalyptique symbolisée par la fuite en avant qu’est la course-poursuite. Et quelle course-poursuite... Cette critique n’a presque parlé que de fond mais la magie de Mad Max fury road est d’encapsuler tout ça dans une expérience quasi-sensorielle. Miller prend le contre-pied du genre et réalise un film post-apocalyptique vibrant de couleurs où l’action est érigée en art, non seulement par l’incroyable énergie kinétique de l’ensemble mais également dans les détails : on lance des fusées de peinture, on utilise la musique comme une arme, une tempête fait passer l’image en N&B. Du pop art, on vous dit ! Le tout avec une incroyable lisibilité. Le film comporte le double de coupes que Mad Max 2 mais la mise en scène gardant habilement le sujet toujours au centre du cadre, l’action est d’une clarté hallucinante. Et ce malgré la richesse visuelle de l’image, truffée de détails, au même titre que la conception de l’action, qui ne se repose jamais sur ses lauriers. Flingues, grenades, lances, explosifs, dérapages, carambolages, malades sur des putains de perches-poulies, c’est un truc de fou. Rien que la façon d’utiliser la nitro dans ce film est plus inventive que tous les Fast & furious (48). Et à l’instar des meilleures séquences de cette franchise-là, tout est réel ou presque. Mad Max fury road n’est pas un Speed racer (49) ou un Gravity (50) qui cherche à repousser les limites du blockbuster avec tout ce que la technologie numérique peut permettre mais ça reste le summum d’un art presque révolu aujourd’hui. Lorsque l’on se surprend, à l’issue de la première poursuite, quand l’écran devient noir, que l’on peut enfin reprendre son souffle, de manière audible, on réalise à quel point une expression galvaudée peut redevenir vraie. Mad Max fury road c’est littéralement à couper le souffle.
Robert Hospyan
http://www.filmdeculte.com/cinema/actualite/Mad-Max-Fury-Road-20649.html
(48) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fast_and_Furious_(s%C3%A9rie_de_films)
(49) https://fr.wikipedia.org/wiki/Speed_Racer_%28film%29
(50) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gravity_%28film%29

3 500 dessins correspondant au nombre de plans firent l’objet d’un storyboard (51) retraçant toute l’histoire. Environ 80% des effets visuels furent réalisés sans trucage informatique mais avec de vrais véhicules, de vrais cascadeurs et des explosifs réels. L’anglais Tom Hardy, remarqué dans Inception (52) succéda à Mel Gibson mais de l’avis quasi-général, le rôle principal revint au personnage de Furiosa, jugée féministe. George Miller fit d’ailleurs appel à Eve Ensler, l’auteur des Monologues du vagin (53), pour aider les actrices incarnant les épouses de Joe, à se mettre dans la peau de femmes victimes de violences, en particulier dans les zones de guerre.
Images et loisirs
(51) https://fr.wikipedia.org/wiki/Storyboard
(52) https://fr.wikipedia.org/wiki/Inception
(53) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Monologues_du_vagin

George Miller
voir fiche du film Mad Max
http://www.citebd.org/spip.php?film1576

Brendan McCarthy
http://www.imdb.com/name/nm0565068/

Nick Lathouris
voir fiche du film Mad Max
http://www.citebd.org/spip.php?film1576

John Seale
Né le 5 octobre 1942 à Warwick (Queensland).
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Seale

Junkie XL
https://fr.wikipedia.org/wiki/Junkie_XL

Tom Hardy
Né le 15 septembre 1977 à Hammersmith (Londres).
http://www.citebd.org/spip.php?film63
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Hardy

Charlize Theron
Née le 7 août 1975 à Benoni (Afrique du Sud).
http://www.citebd.org/spip.php?film319
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlize_Theron

Nicholas Hoult
voir fiche du film Young ones
http://www.citebd.org/spip.php?film1324

Hugh Keays-Byrne
Nick Lathouris
voir fiche du film Mad Max
http://www.citebd.org/spip.php?film1576

Nathan Jones
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nathan_Jones

Josh Helman
Né le 22 février 1986 à Adélaïde (Australie-Méridionale).
http://www.citebd.org/spip.php?film619
https://fr.wikipedia.org/wiki/Josh_Helman

Rosie Huntington-Whiteley
Née le 18 avril 1987 à Plymouth (Gb).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosie_Huntington-Whiteley

Riley Keough
Née Danielle Riley Keough le 29 mai 1989 à Los Angeles.
Petite-fille la plus âgée d’Elvis et de Priscilla Presley...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Riley_Keough

Zoë Kravitz
Née Zoë Isabella Kravitz le 1er décembre 1988 à Los Angeles.
Fille du chanteur Lenny Kravitz et de l’actrice Lisa Bonet...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zo%C3%AB_Kravitz

Courtney Eaton
Née le 6 janvier 1996 à Bunbury (Australie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Courtney_Eaton

Abbey Lee Kershaw
Née le 12 juin 1987 à Melbourne (Australie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbey_Lee_Kershaw

John Howard
http://www.imdb.com/name/nm0397398/

Iota
http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/artistes/iota/

Richard Carter
http://www.imdb.com/name/nm0141885/

Angus Sampson
http://www.imdb.com/name/nm0760151/

Megan Gale
http://www.imdb.com/name/nm0301885/

Jennifer Hagan
http://www.imdb.com/name/nm0353228/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - "Mad Max : fury road" est bien la claque annoncée. Cette déflagration est telle qu’il pourrait bien s’agir du blockbuster cérébral le plus brillant de la décennie. Un trip postmoderne sous acide.
Le Point - Résolument contemporain (et diablement féministe !), ce quatrième épisode pourrait en réalité se suffire à lui seul. Et c'est là tout le génie du maître australien : au lieu de réinventer son oeuvre, inventer du nouveau cinéma.
Les Inrocks - Le film impressionne par son hyper contemporanéité. Il recycle tous les fétiches de la première trilogie puis les refond dans une forme totalement synchrone avec les codes visuels contemporains.
Positif - "Mad Max : fury road" accomplit donc une révolution copernicienne du modèle en abolissant le règne épique du mâle, tyran vaincu ou éphémère sauveteur. Et aux interrogations du western ou de la contre-culture apocalyptique peut-être devenue mode anesthésiée, ce nouvel épisode offre une expérience ravivée par une oeuvre sensation.
Première - C’est bien simple : on n’a rien vu d’aussi bandant au cinéma que l’ouverture de "Fury road" depuis très très longtemps. (...) Miller écrase tout ce que Hollywood a fait depuis des lustres. Et les 6 premières minutes (oui, encore) sont là pour rappeler qui est le king de l’entertainment.
Télérama - Inventif et ludique, le spectacle est un cocktail : du western à "Lawrence d’Arabie", du "Duel" de Spielberg aux héroïnes d’Enki Bilal, dont Charlize Theron a l’apparence. Ce cinéma amoureux de tous les imaginaires a plus de charme et de caractère que bien des blockbusters. C’est un vrai trip halluciné, qui tient la route.
Critikat - La noirceur fiévreuse des premiers "Mad Max" s’est effacée au profit d’une grande chevauchée de reconquête, qui est aussi celle du réalisateur septuagénaire réinvestissant son oeuvre culte avec fracas. Ce grand spectacle rageur et outrancier trace alors de nouvelles voies sur les célèbres étendues désertiques de son univers.
Le Nouvel obs - Quel plaisir de retrouver la sensation que procurent de vraies cascades qui résultent de prises de vues réelles et non d’images dématérialisées, générées par ordinateur. Seul bémol : la surenchère d’action tourne parfois à vide dans la première moitié. "Mad Max : fury road", c’est de la BD customisée pour le grand écran.