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the rose

ciné répertoire
Usa - 1979 - 2h13
film - version originale sous-titrée en français
de

Mark Rydell

scénario : Bo Goldman, Bill Kerby
d'après l'oeuvre de : Bill Kerby
direction de la photographie : Vilmos Zsigmond
musique ou chansons : Paul A. Rothchild (arrangements)
avec : Bette Midler (Mary Rose Foster, The Rose), Alan Bates (Rudge Campbell, le manager), Frederic Forrest (Houston Dyer, l'amant), Harry Dean Stanton (Billy Ray, un chanteur country), Barry Primus (Dennis, l'assistant du manager), David Keith (Mal, un soldat engagé comme garde du corps), Sandra McCabe (Sarah Willingham, une ex-maîtresse), Doris Roberts (Mme Foster, la mère de Rose), Will Hare (Mr Leonard), Rudy Bond (Monty), Don Calfa (Don Frank), James Keane (Sam), Michael Greer (Emcee), Sandy Ward (Mr Foster)
séances : semaine du mercredi 25 novembre 2015
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 1er
20:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "Musicalement vôtre" - film couplé avec "Frank" - soirée en partenariat avec Hidden circle - tarif préférentiel 2 films = 7 €

synopsis

L'action se déroule en 1969 et The Rose, une star du rock, est épuisée par la vie qu'elle mène. Elle fait donc part à son manager de son souhait de prendre une année sabbatique après un ultime concert donné dans sa ville natale en Floride. Plus intéressé par le profit que par la santé de la chanteuse, il l'en dissuade, mais Rose pense avoir rencontré l'amour en la personne de Houston Dyer et s'obstine. Le jour du concert, le plus important de sa carrière, elle choisit la scène plutôt que l'amour...

notes de production

Écrit en 1973 par Bill Kerby, le premier scénario était un biopic sur la chanteuse américaine Janis Joplin (1), au point que le projet s’intitulait The Pearl, quasiment le titre de son album posthume (2), sorti début 1971. Bette Midler le refuse alors en demandant qu’on enlève la quasi-totalité des références à Janis, pour ne garder que le personnage d’une chanteuse de rock’n’roll. Comme Mark Rydell la voulait comme actrice, il dut entièrement réécrire le scénario, avec Bo Goldman et Michael Cimino (3), bien que ce dernier ne soit pas crédité au générique.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Janis_Joplin
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pearl_%28album%29
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film641

Début 1978, cinq ans après la première version, Bette Midler finit par accepter le rôle, le film ayant, de plus, un nouveau titre et le tournage commence le 24 avril. Contrairement au matraquage de la campagne de promotion, il ne s’agit donc pas du tout d’une adaptation de la vie de Janis Joplin.

Le film a été nommé quatre fois aux Oscar (4) dans les catégories meilleur acteur dans un second rôle, meilleure actrice, meilleur montage et meilleur son. Bette Midler, dont c’est le premier grand rôle au cinéma, a obtenu deux Golden globe (5), ceux de meilleure actrice dans un film musical ou une comédie et de meilleur espoir féminin.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/52e_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Oscars
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/37e_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Golden_Globes

L’album The Rose tiré du film a été produit par Paul A. Rothchild, le producteur du dernier album de Janis Joplin, Pearl (2).

Mark Rydell demanda aux figurants de venir se présenter dans leurs plus beaux atours des années 60 pour assister à un vrai concert avec Bette Midler. Il les laissa libres d’applaudir, de rire, de siffler à leur guise. La production disposa stratégiquement onze caméras et c’est ainsi que fut filmé un concert de douze heures en direct.
Images et loisirs
Le tournage des principales scènes du concert a eu lieu le 23 juin 1978 au Wiltern theater à Los Angeles. Lors de ce concert, d’autres titres ont également été interprétés par Bette Midler tels que Spanish harlem ou River deep, mountain high (6) mais ils n’ont pas été intégrés à la version finale du film, ni de l’album.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/River_Deep,_Mountain_High

La chanson-titre, composée par Amanda McBroom, n’apparaît qu’à la fin du film pendant le générique. Bette Midler, avec ce single, a été classée troisième au hit-parade américain et a obtenu un disque d’or en 1980.

Les travestis apparaissant dans le film et imitant Barbra Streisand (7), Diana Ross (8) ou Bette Midler elle-même, ne sont pas des acteurs mais de vrais travestis évoluant sur la scène new-yorkaise.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbra_Streisand
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Diana_Ross
Mark Rydell et Bette Midler referont équipe en 1991 avec For the boys (9). Elle a une fois de plus été nommée aux oscars dans la catégorie meilleure actrice et a obtenu le Golden globe (10) de la meilleure actrice dans un film musical ou une comédie.
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/For_the_Boys
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/49e_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Golden_Globes

Quand Janis est morte, j’ai reçu un script intitulé Pearl (le surnom de Joplin et le titre de son dernier album). J’ai vraiment été choquée. Je ne connaissais pas Janis, mais j’ai trouvé que la façon dont on la traitait était irrévérencieuse. Ce n’est pas que c’était un mauvais script ; c’était juste l’idée de ne pas laisser cette personne tranquille, tout particulièrement si peu de temps après sa mort...
Bette Midler

Le sujet du film m’avait été proposé en 1971 par Marvin Worth (11). A l’époque, il s’agissait d’une biographie de Janis Joplin. J’aimais beaucoup le script, j’aimais les idées qu’il exprimait sur la condition de l’artiste et j’ai dit au studio que j’acceptais de le tourner mais qu’il me fallait Bette Midler. Cela leur a paru impossible. Ils voulaient utiliser une actrice et la doubler pour les numéros musicaux, ce qui à mes yeux était inconcevable. J’ai donc renoncé à ce projet.
Plusieurs années passèrent, durant lesquelles des réalisateurs comme Michael Cimino (3), Ken Russell (12) et Norman Jewison (13) furent contactés et finalement, le projet me fut à nouveau soumis, cette fois avec Midler.

Mark Rydell
(11) http://www.imdb.com/name/nm0941703/
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Russell
(13) http://www.citebd.org/spip.php?film858

Mark Rydell est un paradoxe vivant. Un homme insaisissable que l’on présente comme un touche-à-tout, un artiste omniprésent dont on éprouve le plus grand mal à saisir le secret. Il faut dire que, tout au long de sa carrière, Rydell a porté plusieurs casquettes : acteur, réalisateur, producteur. Il compte parmi ces personnalités d’Hollywood qui connaissent tous les rouages du métier. Bien que leur œuvre respective diffère, on peut comparer le parcours de Rydell à celui de Sydney Pollack (14). Comme lui, il a pratiqué presque tous les métiers du cinéma, et, comme lui, son œuvre s’inscrit dans une volonté de sauvegarder quelque chose du classicisme hollywoodien. Les deux hommes ont d’ailleurs la même formation, puisque Rydell est lui aussi passé par la Neighborhood playhouse et par l’Actors studio (15). Tous deux ont eu pour professeur (voire mentor) Sanford Meisner (16)... Rydell et Pollack uniront leurs forces dans une société de production qu’ils baptiseront, en hommage à Meisner, Sanford productions. Et Rydell avait accepté un petit rôle dans le mésestimé Havana (17)...
http://www.filmfestamiens.org/?-Mark-Rydell-
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sydney_Pollack
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Actors_Studio
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sanford_Meisner
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Havana

Entretien avec Marc Olry (18)
En redécouvrant "The Rose", j’ai eu le sentiment de voir un film qui semble impossible à imaginer dans le cinéma américain mainstream d’aujourd’hui : ce type de narration, d’héroïne… Partagez-vous cette impression ?
(...) The Rose garde en substance le personnage de la rock-star qui enchaine les tournées, se donne à fond à son public tout en sacrifiant sa vie avec tous les excès du star-system (drogue, alcool, exubérance). Cette rock-star de cinéma devient l’archétype de toutes les rock-stars de Janis à Amy (19) en faisant presque une biographie plus vraie que nature. En dehors du côté sombre et profondément dépressif du personnage, il serait aussi difficile de concevoir les scènes live avec une telle "véracité" et autant de moyens. Des concerts entièrement reconstitués et montés pour le cinéma avec un vrai groupe constitué autour de Bette Midler et surtout des milliers de figurants. Sans oublier des chansons, des performances filmées en intégralité à plusieurs caméras (six des plus grands chefs opérateurs pour capter et improviser avec Bette Midler sur scène). Un luxe qui n’existe plus ou alors en numérique !
http://www.filmdeculte.com/people/entretien/Entretien-avec-Marc-Olry-21729.html
(18) distributeur de Lost films
http://www.lostfilmsdistribution.com/
(19) http://www.citebd.org/spip.php?film1491

(...) Quoi que l’on puisse penser du film sur le fond, il est très difficile de ne pas être pris par la qualité du spectacle. Le cinéma américain, une fois de plus, nous en met plein la vue et aussi, ce qui est, en l’occurrence, au moins aussi important, plein les oreilles. Et, à ce propos, il faut bien préciser que la bande son de The Rose étant vraiment exceptionnelle, on se doit de choisir la meilleure salle possible, équipée en stéréo dolby, naturellement, et passant la vo, cela va de soi.
Pendant 135 minutes, il est difficile de ne pasz se laisser entraîner par ce torrent qui dépasse tout sur son passage : Bette Midler est peut-être d’une laideur absolue (à moins qu’elle ne soit absolument belle) mais elle a la voix et, sur scène, elle est tout simplement fabuleuse.
L’essentiel de The Rose se passe sur scène, se compose de concerts publics filmés pour le film, avec un luxe de moyens exceptionnels : on ne risque pas d’être déçus. Bien sûr, on pourra dire que Bette Midler en fait des tonnes. C’est vrai. Mark Rydell ne lui fait pas jouer le jeu de la sobriété, il n’y songe pas un seul instant, et lui-même ne pense qu’à nous en faire voir et entendre le plus possible.
La photo de Vilmos Zsigmond lui-même (ce qui se fait de mieux à Hollywood à l’heure actuelle, mais dans le genre ultra-travaillé) multiplie les effets. Mais ça passe superbement. C’est du travail de grands professionnels disposant de moyens exceptionnels, du nec plus ultra de la technique. Leur travail se situe à un niveau que le cinéma européen n’est sans doute pas en mesure d’atteindre. Bravo...
Dominique Rabourdin in Cinéma 80 n° 259 - 260 (juillet/août 1980)

(...) The Rose dénonce l’exploitation des bêtes de spectacle par les affairistes et par les hystéries collectives des fans. Aucune concession ! Le film déromantise au maximum en montrant la sueur et les larmes sans le filtrage hollywoodien traditionnel. Exemple rare lorsque ce film est produit outre-Atlantique ; et ici, l’efficacité est liée à la qualité même,à la perfection de la réalisation. Mise en scène éblouissante, aussi bien dans les scènes intimes que dans les grands concerts avec des milliers de spectateurs-figurants, musique étourdissante...
Mais la réussite du film tient avant tout au choix de l’interprète, Bette Midler. Superstar, aujourd’hui mondialement consacrée - les amateurs parisiens n’ont pas oublié la soirée mémorable du Palace en 78 - elle tient ici son premier rôle au cinéma. Etonnante de vitalité, de tempérament, sensuelle, outrancière, vulgaire et en même temps frémissante de sensibilité, elle émeut et prend aux tripes. C’est une grande chanteuse de rock, c’est aussi une grande actrice. On lui souhaite, à elle, une heureuse destinée et on espère la revoir dans d’autres œuvres de la même qualité que The Rose.
André Cornand in La Saison cinématographique 80

Mark Rydell
Né le 23 mars 1934 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Rydell

Bo Goldman
Né le 10 septembre 1932 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bo_Goldman

Bill Kerby
http://www.imdb.com/name/nm0449222/

Vilmos Zsigmond
voir fiche du film Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu
http://www.citebd.org/spip.php?film534

Paul A. Rothchild
Né le 18 avril 1935 à New York, décédé le 30 mars 1995 à Hollywood).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_A._Rothchild

Bette Midler
Née Bethany Ann Midler le 1er décembre 1945 à Honolulu.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bette_Midler

Alan Bates
Né le 17 février 1934 à Darley Abbey (Derbyshire), décédé le 27 décembre 2003 à Londres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Bates

Frederic Forrest
Né le 23 décembre 1936 à Waxahachie (Texas).
Il était Hammett dans le film de Wenders...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Frederic_Forrest

Harry Dean Stanton
voir fiche du film Paris, Texas
http://www.citebd.org/spip.php?film1454

Barry Primus
Né le 16 février 1938 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Barry_Primus

David Keith
Né le 8 mai 1954 à Knoxville (Tennessee).
https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Keith

Sandra McCabe
http://www.imdb.com/name/nm0564504/

Doris Roberts
Née le 4 novembre 1925 à Saint-Louis (Missouri).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Doris_Roberts

Will Hare
http://www.imdb.com/name/nm0362835/

Rudy Bond
Né le 1er octobre 1912 à Philadelphie, décédé le 29 mars 1982 à Denver (Colorado).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudy_Bond

Don Calfa
http://www.imdb.com/name/nm0129883/

James Keane
http://www.imdb.com/name/nm0443856/

Michael Greer
http://www.imdb.com/name/nm0337544/

Sandy Ward
http://www.imdb.com/name/nm0911832/

extrait(s) de presse

L'Express - (...) Toute ressemblance avec une chanteuse rock à la voix éraillée, morte d'une overdose d'héroïne à l'âge de 27 ans, n'est donc pas fortuite...
Télérama - (...) Bette Midler est entrée dans le cinéma comme elle entre en scène : une tornade. Sa rencontre avec le personnage de Rose, vaguement inspiré de Janis Joplin, donne un film étourdissant, qui l'a fait passer directement au stade de « monstre sacré »...
àVoir-àLire - (...) Grand drame psychologique et musical avec de nombreux numéros live, cette production sensible, aux airs déchaînés d’un revival de Woodstock, est transcendée par la performance totale de Bette Midler, dans l’outrance voulue par son rôle...
Critikat - (...) "The Rose" n’a rien à proposer que le culte de son désespoir, incorrect et musical. Ce qu’il fait avec brio, grâce notamment à la force et la conviction de son interprète.
Dvd classik - (...) "The Rose" est considéré par une grande majorité comme le meilleur film de son réalisateur ; au vu de la puissance qui s'en dégage, il se pourrait bien que cette réputation ne soit pas usurpée...
Film de culte - (...) c’est un film qui gagne encore plus à être vu aujourd’hui, qui délaisse les figures imposées du biopic mais raconte mieux le cœur du personnage que tout autre film plus conventionnel, qui ne cherche jamais à expliciter en divers flashbacks psychologisants le pourquoi du comment, et qui n’a pas besoin de rendre son personnage lisse et sympathique pour attirer les faveurs du public...
Afcae - (...) 26 ans après sa sortie, le film garde toujours la même énergie et ce rythme si singulier qui nous emporte et nous donne envie de battre la mesure...
Libération - L’errance tapageuse d’une rock star cramée des sixties, jouée par une interprète au destin similaire.