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Serbis

Philippines - 2008 - 1h33
Sélection Officielle Cannes 2008
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Brillante Mendoza

scénario : Armando Lao, Boots Pastor
direction de la photographie : Odyssey Flores
musique ou chansons : Gian Gianan
avec : Gina Pareño (Nanay Flor), Jaclyn Jose (Nayda), Julio Diaz (Lando), Coco Martin (Alan), Kristofer King (Ronald), Dan Alvaro (Jerome), Mercedes Cabral (Merly), Roxanne Jordan (Jewel)
séances : semaine du mercredi 17 décembre 2008
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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synopsis

Au coeur d'Angeles, aux Philippines, la famille Pineda a élu domicile dans un vieux cinéma qu'elle exploite et qui projette des films érotiques des années 70. Alors que tous les personnages vaquent à leurs occupations quotidiennes, on découvre peu à peu leurs penchants, et les difficultés auxquelles ils se heurtent, qu'elles soient d'ordre relationnel, économique ou sexuel. En prise avec leurs démons intérieurs, tous les membres de cette famille ferment les yeux sur le business qui fleurit au sein même du cinéma : celui de la prostitution...

notes de production

Pour le réalisateur Brillante Mendoza : « Serbis peut être décrypté à différents niveaux. J’ai voulu que le film ait une double thématique. La première fait référence à la prostitution des jeunes gens, principalement des mineurs, qui officient à l’intérieur même des cinémas. » La seconde thématique, elle, est liée à la famille. "En réalité, le cinéma Family appartient à une seule famille qui y a élu domicile", explique le cinéaste. "Ce n’est certainement pas une coïncidence si le cinéma s’appelle Family. La caméra filme l’évolution de cette famille, qui se désagrège, reflétant une société en perpétuelle décadence."
Le réalisateur philippin Brillante Mendoza évoque la signification du titre Serbis : "Au sens large, Serbis signifie "Service" : le service d’une famille envers ses membres, d’un cinéma envers ses clients ; ou encore d’un film envers ses spectateurs, d’un citoyen envers la société, d’un pays envers ses citoyens, des hommes et des femmes envers l’humanité, de l’humanité envers l’homme ou la femme, et ainsi de suite..."
Serbis évoque le milieu de la prostitution, soulevant de fait une interrogation morale. Le réalisateur Brillante Mendoza : "(...) la question de la morale se pose, sans parler de la légalité d’un tel commerce. Mais la véritable question est : qu’est-ce que la moralité, ou la légalité, dans une société qui s’appauvrit et où la survie est un combat quotidien ? En fait, tout ça se réduit à des questions économiques."
Serbis est habité par des personnages féminins particulièrement forts, mettant en avant un foyer matriarcal représentatif de la société philippine. Le réalisateur Brillante Mendoza explique à ce sujet : "La plupart de mes films sont habités par des personnages féminins forts. Dans Serbis, la femme dominante, interprétée par Gina Pareño, reflète bien la famille philippine traditionnelle, où la femme règne et maintient la cohésion. C’est le cas de ma propre famille. Au fond, on peut dire que la société philippine est une société matriarcale, où certes les hommes occupent le premier plan dans les affaires politiques et économiques, mais où les femmes sont décisionnaires. Les mandats exercés par nos deux femmes présidentes (Cory Cojuangco Aquino, 1986-1992, et Gloria Macapagal Aroyo, depuis 2001) illustrent leur ténacité, envers et contre tout. Elles ont essuyé bien des tempêtes, avec coups d’Etats militaires et autres soulèvements, tout en continuant à diriger."

extrait(s) de presse

L'Express - … Serbis n'est pas un film forcément plaisant, mais c'est un film de cinéaste…
Chronicart - … Un bordel insalubre digne des trompe-l'oeil d'Escher, où les volées d'escaliers se grimpent dessus, où l'espace s'entortille tel un nœud gordien…
Télérama - … La force de Brillante Mendoza est de savoir miser sur l'image, le son, le rythme - sur le cinéma, en somme.
Le Point - … C'est parfois long, complaisant, mais aussi drôle, exotique, inattendu…
L'Humanité - … Le cinéma est l’art qui filme la mort au travail, disait Godard...
Alice - Il s’en passe de belles au cinéma « Family » !...
Ouest France - … Il faudrait un autre film pour nous donner la suite de tous ses êtres, plutôt à la dérive. Sublime cinéma !
Ecran Noir - Personne ne peut comprendre le titre de cette critique sans avoir vu le film...